• EDS – Mercredi 31 mai – La ferme parole prophétique

    Lisez 2 Pierre 1.19-21. De quelles prophéties Pierre parle-t-il ? Que veut-il dire par : aucune prophétie de la Bible ne relève d’une interprétation particulière ?

    En soulignant que le christianisme n’est pas fondé sur des fables habilement conçues (2 P 1.16), Pierre propose deux éléments de preuves : d’abord, les témoins oculaires (2 P 1.16-18) ; puis, les prophéties des Écritures (2 P 1.19-21), argument qu’il a déjà utilisé (1 P 1.10-12). Pierre déclare également qu’aucun message de prophète, dans l’Écriture, ne relève d’une interprétation particulière (2 P 1.20). En disant cela, Pierre ne nous interdit pas d’étudier la Bible par nous-mêmes. Cela serait très éloigné des pensées de celui qui a dit, dans 1 Pierre 1.13 : « Mobilisez vos facultés mentales » ou « Tenez-vous prêts à agir, gardez votre esprit en éveil » (PDV). Quelqu’un qui recommandait les prophètes d’autrefois pour leur recherche diligente de la signification des prophéties qu’ils avaient reçues (1 P 1.10) ne pourrait pas non plus dire cela. Alors que voulait dire Pierre ? L’Église du Nouveau Testament progressait et étudiait de concert. Les chrétiens faisaient partie d’un corps plus grand (1 Co 12.12-14). Pierre mettait donc en garde contre le genre d’étude où l’on rejette tout apport de l’ensemble de la communauté de croyants. En interagissant avec les autres, nous pouvons grandir ensemble en tant que communauté. L’Esprit agit avec la communauté et les individus qui la composent. Les idées et les connaissances peuvent être partagées, affinées, et approfondies. Mais celui qui reste de son côté, qui refuse la contribution des autres, a de fortes chances d’en arriver à de fausses interprétations, en particulier avec les prophéties. Dans les versets qui suivent, nous trouvons une bonne raison pour laquelle Pierre fait cette observation. Il écrit à des chrétiens qui ont parmi eux de faux prophètes et de faux docteurs (2 P 2.1). Pierre les exhorte à soumettre leur interprétation des Écritures à la direction de l’Église dans son ensemble. Combien de gens ont dérivé dans le fanatisme et l’erreur parce qu’ils refusaient de tenir compte des conseils d’une assemblée de croyants dirigée par l’Esprit ? C’était déjà un danger à l’époque, et ça l’est encore aujourd’hui.

    Pourquoi est-il si important d’être ouvert aux conseils de l’Église dans son ensemble ? En même temps, quelles sont les limites de la soumission aux autres ?


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