• Un royaume universel

    Propos recueillis par Claire Bernole
    L′Ancien Testament raconte, parmi ses nombreux récits, comment Dieu devient le guide du peuple d′Israël. Libérés de l′esclavage en Égypte, les Hébreux vont organiser leur société, se structurer et se hiérarchiser.
    Que nous apprend leur histoire du rapport plus que millénaire que l′homme entretient avec le pouvoir ?

    Que dévoile-t-elle au lecteur contemporain de l′idéal dont Dieu rêve pour l′être humain ?
    Quelques éléments de réponse avec Esly Vargas-Hordosch, pasteur.
    Dans l′Ancien Testament, le peuple hébreu n′a dans un premier temps de son histoire ni roi ni président. Est-ce à dire qu′une société peut fonctionner sans structure politique ?

    On se représente souvent le peuple d’Israël à partir de l’Exode, juste après sa sortie d’Égypte. Il a alors à sa tête Moïse, qui est un élu. C’est-à-dire que Dieu l’a appelé et lui a confié une mission auprès des tribus d’Israël et une autorité 1. Son adjoint, Aaron, est aussi dépositaire de cette autorité 2. Ce sont des personnes désignées par Dieu. Sur cette base, l’organisation du peuple va continuer à se structurer. Mais tandis que les hommes ont besoin de discuter pour se mettre d’accord sur des valeurs et des règles, ici c’est Dieu qui propose. Les choix qui sont faits dépassent donc la réflexion ou le consensus humain sur ce qu’il faut faire ou pas du point de vue social, économique, écologique, juridique…

    Dans le prolongement de ce qui a déjà été mis en place, un sage, le prêtre Jéthro, va proposer à Moïse une structure politique qui consiste à créer une sorte d’administration en instaurant des niveaux hiérarchiques intermédiaires. Jéthro voit son beau fils Moïse travailler jour et nuit 3. Le partage du travail est important pour préserver Moïse et pour le bien être du peuple. Son argument est qu’ainsi, Moïse pourra se consacrer à sa véritable tâche : représenter le peuple devant Dieu et recevoir de lui les lois, et l’orientation pour diriger le peuple. Que ce soit de façon spontanée ou voulue par le divin, il y a toujours eu une structure. On ne peut pas s’en passer. La sagesse biblique souligne la nécessité de partager le pouvoir et les décisions 4.

    Toutefois, il faut souligner que s’agissant des personnes élues par Dieu ou choisies dans le prolongement de sa volonté, le réflexe n’est pas de s’interroger sur leurs idées ou leur formation mais sur leurs qualités : « des hommes de valeur, craignant Dieu, des hommes loyaux qui détestent le gain malhonnête »5. C’est plus qu’une simple question de structure. Quels dirigeants recherchons-nous ? Il n’y a pas que le programme qui compte !

    Dans les moments de crise, la tentation de se tourner vers un pouvoir fort qui rassure n′est-elle pas la même à toutes les époques ?

    Le peuple d’Israël avait déjà un roi en la personne de Dieu, qui l’avait libéré du joug égyptien en faisant des miracles. On peut donc considérer que c’était déjà un pouvoir fort (voir encadré page 8). Si les Israélites veulent avoir un roi (un homme), ce n’est pas parce que le pouvoir leur semble affaibli mais parce que leur grand prophète et juge, Samuel, est devenu vieux. Ils pensent à la suite : « Nous n’aurons pas d’autre leader d’une telle envergure ». En outre, les enfants de Samuel sont corrompus, on ne peut pas leur faire confiance. Le peuple se demande donc ce qu’il va devenir…6 Par ailleurs, les Hébreux se méfient de… [Lire la suite dans la revue « Signes des Temps » de mai-juin 2017]

    Notes :

    1. Exode 3.7-12.
    2. Exode 4.14-16.
    3. Exode 18.13-18.
    4. Proverbes 11.14.
    5. Exode 18.21.
    6. 2 Samuel 8.1-5.


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  • EDS – Jeudi 18 mai – Jésus, le divin Messie

    Pierre savait que Jésus était non seulement le Messie, mais également le Seigneur. Autrement dit, au moment de la rédaction de ses épîtres, Pierre savait que le Messie était Dieu lui-même. Bien que le titre « Seigneur » peut avoir un sens profane, il peut également faire clairement référence à la divinité. Dans 1 Pierre 1.3 et 2 Pierre 1.8,14,16, Pierre fait référence à Jésus, le Messie, le Christ, comme le Seigneur, Dieu lui-même.

    Comme d’autres écrivains du Nouveau Testament, Pierre décrit le lien entre Jésus et Dieu avec les mots Père et Fils. Par exemple, « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 P 1.3 ; comparez avec 2 P 1.17). Jésus est décrit comme le Fils bien-aimé (2 P 1.17), et une partie de l’autorité de Jésus Seigneur, ainsi que son statut céleste, viennent de cette relation particulière qu’il a avec Dieu le Père.

    Lisez 2 Pierre 1.1 ; Jean 1.1 et Jean 20.28. Que nous disent ces textes sur la divinité de Jésus ?

    2 Pierre 1.1 dit : « notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ ». Dans l’original en grec, le même article défini (« le ») est employé à la fois pour Dieu et Sauveur. Grammaticalement, cela signifie que « Dieu » et « Sauveur » sont employés tous deux pour Jésus. 2 Pierre 1.1 constitue ainsi l’une des preuves très claires de la pleine et entière divinité de Jésus présente dans le Nouveau Testament. Les premiers chrétiens avaient du mal à comprendre Jésus, mais ils ont peu à peu réuni les indices du Nouveau Testament. Dans les écrits de Pierre, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont distincts (par exemple, Père/Fils : 1 P 1.3 ; 2 P 1.17 ; Saint-Esprit : 1 P 1.12 ; 2 P 1.21), comme dans le reste du Nouveau Testament. Mais, en même temps, Jésus est décrit comme pleinement divin, comme le Saint-Esprit. Avec le temps, et après bien des discussions, l’Église a développé la doctrine de la Trinité pour expliquer le mieux possible le mystère de la Divinité. La doctrine de la Trinité est incluse dans les vingt-huit croyances fondamentales des adventistes du septième jour. Ainsi, nous avons dans Pierre une description claire de Jésus non seulement comme Messie, mais comme Dieu lui-même.

    Considérez la vie et la mort de Jésus, et rendez-vous compte qu’« il était Dieu ».Qu’est-ce que cela nous apprend sur le genre de Dieu que nous servons et sur les raisons qui nous poussent à l’aimer et à lui faire confiance ?


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