• « Vous êtes le sel de la terre »

    Par Élise Lazarus
    Les préoccupations du Christ à l′égard de ses contemporains étaient aussi bien spirituelles que matérielles, physiques et pratiques. Un appel à tous ceux qui le souhaitent, et en particulier aux chrétiens, à s′engager concrètement au service de ceux qui les entourent.

    Pendant trois années, Jésus a parcouru les chemins de la Palestine pour transmettre son message d’amour et de pardon. Dans le même temps, un autre aspect de son activité était indissociable de son message. C’est son action de restauration auprès de toutes les sortes de laissés pour compte de la société de son époque : malades et handicapés réduits à la mendicité, étrangers méprisés pour leur « paganisme », gens aux mœurs dissolues ou au travail réprouvé par la société.

    Jésus guérit, réconforte, défend, rétablit les individus dans leur statut d’être humain. Il n’est jamais indifférent à la misère de ceux qui l’entourent. Au point parfois d’être jugé durement par ses contemporains pour ses mauvaises fréquentations1. Pendant ces années, l’oeuvre de Jésus a été spirituelle mais aussi profondément sociale. Les disciples du Christ, puis à leur tour les premiers chrétiens, ont été convaincus de la nécessité de cette double dimension.

    C’est ce qui amènera Jacques à écrire :

    « Supposez qu’un frère ou une sœur manquent de vêtements et n’aient pas tous les jours assez à manger. Et voilà que l’un de vous leur dit : Au revoir, mes amis, portez-vous bien, restez au chaud et bon appétit, sans leur donner de quoi pourvoir aux besoins de leur corps, à quoi cela sert-il ? »2.

    Il n’était pas envisageable que la foi, la vie chrétienne, s’exprime sans une conscience de l’importance du bien être matériel, mais aussi moral et spirituel de ceux qui les entouraient.

    Aujourd’hui encore, le même appel résonne pour les chrétiens du XXIe siècle. Dans quelle mesure le croyant peut-il vivre une action sociale ? Comment peut-il faire une différence dans une société qui se veut laïque? Jésus, en son temps, a donné une image qui reste extrêmement actuelle. Il a comparé les chrétiens à du sel : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? »3.

    Le sel est un élément passionnant de la cuisine. Il y est même indispensable pour la réussite d’un plat. Pourtant, le rôle même du sel est de disparaître, de fondre dans les éléments avec lesquels il est en contact pour leur permettre d’exprimer le maximum de saveur. Cette parabole doit avant tout se lire à un niveau spirituel, mais elle peut aussi être interprétée sous l’angle de l’action sociale. Les chrétiens sont alors appelés par le Christ à se fondre, à se mélanger à la société, à se mettre au service de ses membres et à proposer un apport spécifique autour d’eux. Si le sel… [Lire la suite dans la revue]

    Notes

    1. Voir dans la Bible Matthieu 9.11 : « Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples :
      Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? »
    2. Cf. Jacques 2.15-16.
    3. Cf. Matthieu 5.13.
    Source : Signe des temps - Mai Juin 2017

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  • EDS – Mardi 16 mai – La résurrection de Jésus

    Lisez 1 Pierre 1.3,4,21 ; 3.21 ; Jean 11.25 ; Philippiens 3.10,11 ; Apocalypse 20.6.
    De quelle grande espérance parlent ces textes, et quel sens revêt-elle pour nous ?

    Comme nous l’avons déjà vu, 1 Pierre est adressé à ceux qui souffrent à cause de leur foi en Jésus. Il est donc particulièrement approprié que Pierre, dès le début de sa lettre, attire l’attention de ses lecteurs sur l’espérance qui est la leur. Comme il le dit, l’espérance du chrétien est une espérance vivante, car c’est une espérance qui repose précisément sur la résurrection de Jésus (1 P 1.3). Grâce à la résurrection de Jésus, les chrétiens peuvent espérer un héritage impérissable, sans souillure, inaltérable réservé dans les cieux (1 P 1.4). Autrement dit, même si la situation se détériore vraiment, pensons à ce qui nous attend quand tout sera terminé.

    En effet, le fait que Jésus soit ressuscité d’entre les morts nous garantit que nous serons également ressuscités (1 Co 15.20,21). Comme dit Paul,

    « et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » (1 Co 15.17, Colombe).

    Mais du fait que Jésus a été ressuscité d’entre les morts, il a montré qu’il a le pouvoir de vaincre la mort elle-même. L’espérance chrétienne trouve ainsi son origine dans l’événement historique qu’est la résurrection de Christ. Sa résurrection est le fondement de notre propre résurrection, qui aura lieu à la fin des temps.

    Où serions-nous sans cette espérance et cette promesse ? Tout ce que Christ a fait pour nous trouve son point culminant dans la promesse de la résurrection. Sans cela, quelle espérance avons-nous ? D’autant plus que nous savons, contrairement à la croyance répandue parmi les chrétiens, que les morts dorment, inconscients, dans la tombe.

    « La mort du chrétien n’est qu’un sommeil, un repos dans le silence et l’obscurité. Si vous croyez, votre vie est cachée avec le Christ en Dieu, et quand le Christ, votre vie, apparaîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. […] Lors de son retour, tous les morts qui lui sont précieux entendront sa voix et seront revêtus d’une vie glorieuse, immortelle. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 787.

    Pensez à la finalité apparente de la mort. La mort est tellement dure, tellement implacable, et tellement réelle.
    Pourquoi, dans ce cas, la promesse de la résurrection est-elle si importante pour notre foi et pour tout ce que nous croyons et espérons ?


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