• En marche vers le bon sens

    Par Jean-Paul Barquon

    Rédacteur en chef de la Revue adventiste, secrétaire général de l′Union des Fédérations adventistes

    Contrairement aux auteurs bibliques, Jésus-Christ n’a jamais rien écrit. Pourtant, il savait bien lire et écrire. À Jérusalem, lors d’un épisode difficile avec les scribes et les pharisiens, au sujet d’une femme prise en flagrant délit d’adultère, « il se baissa et écrivit avec son doigt sur la terre » (Jean 8.6 NBS). La TOB traduit « il se mit à tracer des traits sur le sol ». On ne connaîtra jamais les mots, la formule ou le dessin réalisé par Jésus. On sait juste que son attitude est en réaction face à celle des accusateurs scandalisés par une femme pécheresse. Le Christ n’est pas indigné par la faute de cette femme mais par l’intention des accusateurs. Le récit précis de Jean nous apprend que l’élite religieuse souhaitait mettre Jésus à l’épreuve et plus précisément lui « tendre un piège pour avoir de quoi l’accuser » (version TOB de Jean 8.6).

    La tactique de ses opposants a toujours été de placer le dialogue sur un plan juridique ou théorique pour l’embarrasser avec les textes de l’Écriture, la législation de Moïse. Mais dans le dialogue, Jésus revient toujours sur la responsabilité de ses interlocuteurs. Regardez en vous-mêmes, examinez votre conduite, consultez votre conscience parce que le cœur est tellement plus pertinent que la tête. Interpellé pour savoir si Jean-Baptiste venait vraiment de Dieu, questionné sur le tribut à payer à César… Jésus s’est toujours détaché de ces pièges insidieux.

    Aujourd’hui encore, il est si facile de prêter foi à tout ce que nous lisons, voyons ou entendons sur les pages web de notre ordinateur sans se douter que le piège consiste à relayer ces « fake news » vers notre entourage1. Amplifier les fausses informations et les rumeurs pour tenter de détourner les croyants de la confession de leur Église, fait aussi partie de l’objectif de certains.

    Après quinze ans au service d’une dénomination évangélique américaine, Dan Barker se dit délivré de Dieu comme le rapportent son livre et son association2. Après avoir été excessif dans son enseignement sur la vie après la mort, en faisant appel à son imagination au-delà de la pensée biblique sur le retour du Christ, sur les miracles du Christ, l’ex-pasteur, conférencier et télévangéliste américain affirme ne plus croire à la résurrection du Christ, ni à son historicité, ni à son avènement. Il existe aussi des blogs, des vidéos et des courriels en circulation dont le contenu ne reflète pas l’enseignement de l’Église ni celui des récits bibliques. En parlant aux anciens de l’Église à Milet, l’apôtre Paul était loin d’imaginer l’ampleur des méthodes modernes utilisées pour détourner les brebis du troupeau. (Actes 20.29, 30).

    C’est la raison pour laquelle, il est nécessaire de distinguer non seulement entre « ce qui est officiel et ce qui ne l’est pas3 » mais aussi sur le plan culturel entre ce qui est régional et mondial, entre ce qui émane d’une théologie confirmée par le BRI (Biblical Research Institute) et ce qui reflète d’un courant fantaisiste, déviant ou dissident4. Cette incitation à examiner et à retenir ce qui est bien (1 Thessaloniciens 5.21) relève du bon sens et de la prudence généralement inhérents aux croyants. Comme l’affirme l’auteur du proverbe 16.22 (version NBS) « Le bon sens est une source de vie pour ceux qui le possèdent ; la correction des imbéciles, c’est l’imbécillité. »

    Notes :

    1. IRIS (L’Institut de Relations Internationales et Stratégiques) a fait paraître en 2013 un document de l’observatoire géostratégique de l’information « Faux, rumeurs et désinformation dans le cyberespace » sous la direction de François-Bernard Huyghe.
    2. Dan Barker « Délivré de Dieu, itinéraire d’un évangéliste devenu militant de l’athéisme », Éditions H & O, octobre 2011.
    3. Déclaration de l’UFB du 1er mars 2016, cf. Revue adventiste de mars 2016, p. 22, 23.
    4. Sans nommer ces différents courants, il suffit d’examiner les enseignements diffusés par vidéo sur : le sabbat lunaire, le rejet de la trinité, la comparaison du sanctuaire avec un organe féminin, le rapprochement des adventistes avec Rome, le regain du perfectionnisme, sans compter les les théories du complot, dans lesquelles s’ajustent des interprétations prophétiques, etc.

    Source : Revue Adventiste – mai 2017 – Page 3


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  • EDS – Jeudi 11 mai – Comme un lion rugissant

    Nous l’avons déjà vu, Pierre écrit dans un contexte de persécution. Pour ses lecteurs, le thème du grand conflit n’était donc pas une simple question théologique abstraite. Ils le vivaient d’une manière que beaucoup d’entre nous ne connaissent pas, en tout cas pas pour le moment.

    Lisez 1 Pierre 5.8-10 et Apocalypse 12.7-9. Que nous enseignent ces textes sur l’origine du mal et l’action de Satan dans notre monde ?

    Le livre de l’Apocalypse révèle que les chrétiens jouent un rôle dans une guerre cosmique qui fait rage entre les forces du bien et les forces du mal. Dans Apocalypse, les forces du bien sont guidées par Jésus, qui est la Parole de Dieu, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs (Ap 19.13,16). Les forces du mal ont pour chef le diable, appelé aussi Satan, décrit comme un dragon (Ap 12.7-9 ; 20.7,8). Bien que les médias et même certains chrétiens nient la réalité de Satan, le fait est que le diable est un être puissant, et que toutes ses intentions à notre égard sont mauvaises. Mais la bonne nouvelle, c’est que le diable finira par être détruit (Ap 20.9,10). Pierre ne minimise pas le danger que le diable représente. Le diable est comme un lion rugissant qui cherche à dévorer tous ceux qu’il peut (1 P 5.8). Pierre souligne également que ses lecteurs peuvent voir la puissance du diable dans leurs propres souffrances. Mais cette souffrance prendra fin dans la gloire éternelle (1 P 5.10).

    Relisez 1 Pierre 5.10. Que nous dit Pierre ici ?

    Bien que nous ne connaissions pas la nature exacte de leurs épreuves, nous voyons en revanche l’espérance exprimée par Pierre. Certes, le diable est réel. La bataille est réelle, et nos souffrances sont réelles. Mais le « Dieu de toute grâce » a vaincu le diable. Alors, quelles que soient nos souffrances, si nous demeurons fidèles, même jusqu’à la mort (voir He 11.13-16), la victoire est assurée, grâce à Jésus.

    Comment apprendre à tenir bon par la foi, en persévérant jusqu’à la fin, peu importe ce qui nous arrive ?


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