• EDS – Jeudi 20 avril – Christianisme et ordre social

    Tout en sachant que les organisations et les gouvernements humains sont faillibles et parfois impies, et tout en ayant connu eux-mêmes de mauvaises expériences avec les gouvernements et des chefs religieux, Paul et Pierre ont tous deux exhorté les premiers chrétiens à se soumettre aux autorités humaines (1 P 2.13-17 ; Rm 13.1-10). Les chrétiens, disent-ils, doivent payer les impôts et remplir les obligations de leur travail. Autant que possible, les chrétiens doivent être des citoyens modèles.

    Lisez Actes 5.27-32. Quel est le lien entre l’obéissance que Pierre demande de rendre aux autorités (1 P 2.13-17) et ce que Pierre et les autres apôtres ont fait lors de cet incident en particulier ?

    Les premiers succès de l’Église chrétienne ont donné lieu à l’arrestation de Pierre et Jean (Ac 4.1-4). Ils furent interrogés par les chefs, les anciens, et les scribes, puis relâchés avec l’avertissement suivant : ils devaient cesser de prêcher (Ac 4.5-23). Peu après, on les arrêta de nouveau, et on leur demanda pourquoi ils n’avaient pas obéi aux ordres des autorités (Ac 5.28). Pierre répondit : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’à des humains » (Ac 5.29). Quelle vérité cruciale doit-on retirer de ces paroles ?

    Pierre ne faisait pas l’hypocrite en disant une chose tout en en faisant une autre. Quand il s’est agi de choisir entre suivre Dieu ou bien des humains, le choix était clair. Avant cela, les chrétiens doivent soutenir le gouvernement et lui obéir, même s’ils agissent pour amener du changement social. Quand des questions morales sont en jeu, les chrétiens se sont impliqués, et cela devrait toujours être le cas, pour promouvoir légalement les mutations sociales qui reflètent les valeurs et l’enseignement de Jésus. Cela peut se faire de différentes manières et dépend de nombreux facteurs, mais être un citoyen loyal et fidèle ne signifie pas automatiquement qu’un chrétien ne peut pas ou ne doit pas chercher à contribuer à rendre la société meilleure.

    Lisez Lévitique 19.18 et Matthieu 22.39.
    En quoi le commandement d’aimer notre prochain comme nous-mêmes comprend-il la nécessité d’agir pour le changement, quand ce changement pourrait bien améliorer la vie de votre prochain et la rendre plus juste ?


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  • EDS – Mercredi 19 avril – Relations sociales

    Lisez Romains 13.1-7 ; Éphésiens 5.22-33 ; 1 Corinthiens 7.12-16 et Galates 3.27-28. En quoi ce que dit Paul est-il comparable à ce que dit Pierre dans 1 Pierre 2.11 et 1 Pierre 3.7 ?

    Paul traite certaines des questions soulevées dans 1 Pierre 2.11-3.7 à plusieurs reprises. Ce qu’il dit est remarquablement cohérent avec ce qui se trouve dans 1 Pierre. Par exemple, comme Pierre, Paul exhorte ses lecteurs à se soumettre aux « autorités établies » (Rm 13.1). Les chefs sont désignés par Dieu et sont à craindre quand on fait le mal, non quand on fait le bien (Rm 13.3). Ainsi, un chrétien doit rendre « à chacun ce qui lui est dû – l’impôt à qui vous devez l’impôt, la taxe à qui vous devez la taxe, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur » (Rm 13.7).

    Paul souligne également que les femmes qui sont mariées à des non-croyants doivent mener une vie exemplaire, et ainsi leurs maris se joindront peut-être à l’Église (1 Co 7.12-16). Le modèle du mariage chrétien selon Paul est également un modèle de réciprocité. Les maris doivent aimer leur épouse comme Christ a aimé l’Église (Ep 5.25). De plus, il laisse entendre que les esclaves doivent obéir à leurs maîtres terrestres comme ils obéiraient à Christ (Ep 6.5).

    Ensuite, Paul voulait agir dans les limites culturelles légalement imposées. Il comprenait qu’il y avait certains éléments que l’on pouvait changer dans sa culture, et d’autres que l’on ne pouvait pas changer. Cependant, il considérait également que le christianisme finirait par changer la manière dont la société considère les gens. Jésus ne cherchait pas à inaugurer un genre de révolution politique de nature à bouleverser l’ordre social, et c’était la même chose pour Pierre ou Paul. Le changement viendrait, à la place, grâce à l’influence transformatrice de gens pieux sur leur société.

    Lisez Galates 3.27-29.
    Bien qu’il s’agisse d’une déclaration clairement théologique, quelles implications sociales fortes ce texte peut-il avoir concernant la manière dont les chrétiens doivent agir les uns les autres en raison de ce que Jésus a fait pour eux ?


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  • Desmond T. Doss, l′infirmier militaire non-combattant

    Par Jean-Michel Martin

    A enseigné l’histoire à la Faculté adventiste de théologie

    Appelé sous les drapeaux en 1942, Desmond Thomas Doss n’a pas combattu mais il n’a pas pour autant manqué de bravoure. Ce soldat américain, membre de l’église adventiste, a laissé sa foi guider sa conscience.

    Desmond Thomas Doss est né le 7 février 1919 à Lynchburg, en Virginie, aux États-Unis. Incorporé en avril 1942, il a servi jusqu’en 1946 en tant que soignant non-combattant au sein du détachement médical et sanitaire de la 77e Division d’infanterie. Fils du charpentier William T. Doss et de Bertha E. Oliver, il apprit très jeune le respect du créateur et des créatures, s’inspirant de l’attitude non-violente de Jésus, voyant en chaque être humain son prochain. Il n’était pas à proprement parler un objecteur de conscience ou un pacifiste militant, mais un patriote convaincu qui était prêt à porter l’uniforme, à s’engager pour son pays de manière active, mais sans porter les armes, préférant intervenir pour soigner les blessés, y compris ses ennemis, et laissant chacun libre de l’usage qu’il ferait de sa vie après.Il observait scrupuleusement les 10 commandements, dont celui du sabbat et l’invitation à ne pas tuer. Pour lui, aucune circonstance ne pouvait justifier qu’on tue, pas même en cas de conflit armé ou de légitime défense1.

    Rappelons pour mémoire que dès octobre 1864, le pionnier adventiste J.N. Andrews avait permis aux adventistes américains d’avoir la reconnaissance fédérale du statut de non-combattant. Ce qui fut utile à ceux des premiers adventistes qui ne voulurent pas porter les armes pendant la Guerre de Sécession (1861-1865). Il faut aussi signaler que la position adventiste n’était pas unanime, car certains portèrent les armes durant les conflits qui suivirent.

    Les témoignages rendus pas le général commandant la division dont Desmond T. Doss faisait partie, de même que ceux de ses officiers et camarades pris sous le feu de l’ennemi, sont particulièrement éloquents. Ils mettent en évidence ses actes de bravoure qui se déroulèrent entre le 29 avril et le 21 mai 1945, durant la terrible bataille de Hacksaw Ridge, sur l’île japonaise d’Okinawa. En mars 1945, 182 000 soldats américains cherchèrent à s’emparer de l’île escarpée, défendue par plus de 100 000 soldats japonais. Durant la bataille, D. T. Doss alla chercher plusieurs de ses camarades, malgré le feu nourri de leurs adversaires. Il secourut aussi au péril de sa vie plusieurs officiers blessés, en les traînant sur plusieurs mètres en se tenant à portée des balles ennemis. Il soigna sur place une bonne cinquantaine de blessés, auxquels il administra les premiers soins.

    Lui-même fut blessé par plusieurs balles ou éclats d’obus mais continua son oeuvre de secouriste sans se soucier de ses propres blessures. Le 12 octobre 1945, il reçut la Médaille d’Honneur des mains du Président Truman, une distinction rare, d’autant plus remarquable qu’elle fut décernée pour la première fois à un soldat, certes patriote, mais non-combattant, non porteur d’armes. Il fut la preuve qu’on peut combiner non-violence chrétienne et patriotisme citoyen. Il s’éteignit paisiblement le 23 mars 2006, à l’âge de 87 ans.

    Source : Revue Signes des Temps - Mars-avril 2017 - page 10

    Disponible sur demande par mail à : commandes@viesante.com

  • EDS – Mardi 18 avril – Maris et femmes

    Lisez 1 Pierre 3.1-7. De quelles circonstances particulières Pierre parle-t-il ici ? En quoi ce qui est dit est pertinent pour le mariage dans notre société d’aujourd’hui ?

    Un indice important dans le texte permet au lecteur attentif de comprendre la question que Pierre traite dans 1 Pierre 3.1-7. Au chapitre 3, verset 1, Pierre dit qu’il parle des maris qui « refusent d’obéir à la Parole ». Autrement dit, Pierre parle de ce qui doit arriver lorsqu’une épouse chrétienne est mariée à un homme qui n’est pas chrétien (même si le nombre de ceux qui ne croient pas est faible).

    Une chrétienne devra affronter beaucoup de difficultés si elle est mariée avec un homme qui ne partage pas sa foi. Que doit-il se passer dans ce cas ? Doit-elle se séparer de son mari ? Pierre, comme Paul ailleurs, ne laisse pas entendre que les épouses chrétiennes doivent quitter leur mari non-croyant (voir 1 Co 7.12-16). À la place, dit Pierre, les femmes ayant un mari non-croyant doivent mener une vie exemplaire.
    Les rôles dévolus aux femmes dans l’Empire romain du premier siècle étaient largement déterminés par la société individuelle. Les épouses romaines, par exemple, avaient plus de droits légaux concernant leurs biens et les réparations légales que la plupart des femmes auxquelles Pierre écrit.

    Mais dans certaines sociétés du premier siècle, les femmes étaient exclues de tout engagement politique ou gouvernemental et de décision dans la plupart des religions. Pierre exhorte les chrétiennes à assumer un ensemble de standards qui seraient admirables dans leur situation. Il les exhorte à la pureté et au respect (1 P 3.2). Il dit qu’une femme chrétienne doit s’intéresser davantage à sa beauté intérieure qu’à la parure extérieure des coiffures à la mode, des bijoux, et des vêtements coûteux (1 P 3.3-5).

    Une femme chrétienne se conduit d’une manière qui valorise le christianisme aux yeux de celui qui vit avec elle le plus intimement qui soit : son mari. Les maris ne doivent pas considérer les paroles de Pierre comme un permis de maltraiter leur femme comme bon leur semble. Comme il le souligne, les maris doivent faire preuve de considération envers leur épouse (1 P 3.7). Même si Pierre traite d’un problème spécifique, les femmes chrétiennes mariées à des non-croyants, nous avons néanmoins un aperçu de l’idéal du mariage chrétien : les conjoints chrétiens doivent se soutenir mutuellement, en menant une vie de transparence et d’intégrité alors qu’ils adorent Dieu tout en vaquant à leurs activités quotidiennes.


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  • EDS – Lundi 17 avril – Maîtres et esclaves

    Lisez 1 Pierre 2.18-23. Comment comprenons-nous aujourd’hui le contenu difficile de ces versets ? Quel principe peut-on en retirer pour nous ?

    Une lecture attentive de 1 Pierre 2.18-23 révèle que plutôt qu’une approbation de l’esclavage, les textes donnent des conseils spirituels sur la manière d’envisager des circonstances difficiles qui, à l’époque, ne pouvaient pas être changées. Le mot traduit par « domestiques » ou « serviteurs » dans 1 Pierre 2.18, oiketes, est employé spécifiquement pour les esclaves domestiques. Le terme habituel pour désigner un esclave, doulos, est employé dans Éphésiens 6.5, passage qui donne des conseils similaires aux esclaves.

    Dans la société hautement hiérarchisée qu’était l’Empire romain, les esclaves étaient considérés comme un bien légal, sous le contrôle absolu de leur maître, qui pouvait les traiter avec bonté ou cruauté. Les esclaves avaient différentes origines : armées vaincues, enfants d’esclaves, ou « vendus » pour payer des dettes. Certains esclaves recevaient de grandes responsabilités. Certains géraient les grandes fortunes de leurs propriétaires. D’autres géraient la propriété et les intérêts commerciaux de leur maître, et d’autres encore étaient chargés de l’éducation de ses enfants.

    La liberté d’un esclave pouvait être achetée, auquel cas l’esclave était décrit comme « racheté ». Paul emploie ce vocabulaire pour décrire ce que Jésus a fait pour nous (Ep 1.7 ; Rm 3.24 ; Col 1.14). Il est important de se souvenir que parmi les premiers chrétiens, un certain nombre étaient des esclaves. Ils étaient pris dans un système qu’ils ne pouvaient pas changer. Ceux qui étaient suffisamment malheureux pour avoir des maîtres durs et injustes se trouvaient dans des situations particulièrement difficiles. Même ceux qui avaient de meilleurs maîtres pouvaient se trouver dans des situations éprouvantes. Les instructions de Pierre à tous les chrétiens qui étaient esclaves sont en harmonie avec d’autres déclarations du Nouveau Testament. Ils devaient se soumettre et endurer leur situation, tout comme le Christ s’était soumis et avait enduré (1 P 2.18-20). Il n’y a aucun mérite à être puni pour avoir fait le mal. Non, le véritable esprit de Christ est révélé lorsqu’ils ont souffert injustement. Comme Jésus, dans pareils moments, les chrétiens ne doivent pas rendre le mal ni faire de menaces, mais se confier à Dieu, qui jugera avec justice (1 P 2.23).

    Quelles sont les applications pratiques des paroles de Pierre ?
    Est-ce que cela veut dire que nous ne devons jamais nous battre pour nos droits ?


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  • EDS – Dimanche 16 avril – L′Église et l′État

    Bien qu’elle ait été écrite il y a longtemps, la Bible aborde néanmoins des questions tout à fait contemporaines, comme les relations entre les chrétiens et leur gouvernement. Dans certains cas, cela paraît plutôt évident. Apocalypse 13 parle d’un temps où obéir aux pouvoirs politiques signifiera désobéir à Dieu. Dans pareils cas, notre choix est clair (voir l’étude de jeudi).

    Lisez 1 Pierre 2.13-17. Que dit la Parole ici sur la manière dont nous devons considérer le gouvernement ?

    La cruauté de l’Empire romain était bien connue de ceux qui vivaient sur son territoire. Il s’était étendu au gré des caprices d’hommes ambitieux et impitoyables qui usaient de la force militaire et mataient toute résistance par la violence. La torture systématique et la mort par crucifixion n’étaient que deux des horreurs infligées aux contrevenants. Le gouvernement romain était gangrené par le népotisme et la corruption. L’élite en place exerçait le pouvoir avec une arrogance et une cruauté absolues. Malgré tout cela, Pierre exhorte ses lecteurs à accepter l’autorité de « toute » institution humaine dans l’empire, du roi au gouverneur (1 P 2.13,14).

    Pierre affirme que les rois et les gouverneurs punissent ceux qui font le mal, et qu’ils louent ceux qui font le bien (1 P 2.14). Ils ont donc un rôle très important à jouer dans la structuration de la société. En fait, malgré tous ses torts, l’Empire romain procurait une certaine stabilité. Il délivrait de la guerre. Il rendait une justice sévère, mais une justice tout de même, fondée sur l’État de droit. Il bâtissait des routes et établissait un système monétaire pour financer ses besoins militaires. Rome a ainsi créé un environnement dans lequel la population pouvait croître, et dans de nombreux cas, prospérer. Vus sous cet angle, les commentaires de Pierre sur les gouvernements ont du sens. Aucun gouvernement n’est parfait, et encore moins celui sous lequel vivaient Pierre et l’Église de cette époque. Ainsi donc, les chrétiens doivent chercher à être de bons citoyens, qui obéissent à la loi du pays autant que possible, même si le gouvernement auquel ils sont soumis est loin d’être parfait.

    Pourquoi est-ce important pour les chrétiens d’être d’aussi bons citoyens que possible, même dans des situations politiques loin d’être idéales ? Que peut-on faire pour améliorer la société, même modestement ?


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  • EDS – Samedi 15 avril – RELATIONS SOCIALES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    1 P 2.13-23 ; 1 P 3.1-7 ; 1 Co 7.12-16 ; Ga 3.27-28 ; Ac 5.27-32 ; Lv 19.18

    Verset à mémoriser :
    « Avant tout, ayez les uns pour les autres un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés. »
    (1 Pierre 4.8.)

    La lettre de Pierre aborde aussi sans détour quelques-unes des questions sociales difficiles de son époque. Par exemple, comment les chrétiens doivent-ils vivre sous un gouvernement oppressif et corrompu comme celui que connaissaient la majorité d’entre eux à ce moment-là : l’Empire romain païen ? Qu’a dit Pierre à ses lecteurs, et que signifient ses paroles pour nous aujourd’hui ?

    Comment les esclaves chrétiens doivent-ils réagir lorsque leur maître les traite durement et injustement ? Aujourd’hui, les relations employeur-employé sont différentes de la relation qui existait, au premier siècle, entre un maître et son esclave, mais ce que dit Pierre résonne chez ceux qui doivent supporter des patrons injustes. Comme il est fascinant que Pierre nous renvoie à Jésus et à la manière dont il a réagi aux mauvais traitements pour nous donner un exemple de la manière dont les chrétiens doivent se conduire dans le même genre de situation (1 P 2.21-24). Comment mari et femme doivent-ils agir l’un envers l’autre, en particulier lorsqu’ils sont en désaccord sur une question aussi fondamentale que la foi ? Enfin, comment les chrétiens doivent-ils considérer l’ordre social quand, en réalité, l’ordre social et/ou politique est peut-être résolument corrompu et contraire à la foi chrétienne ?


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  • En mémoire de moi

    – Extrait du Livre Jésus-Christ (Ellen G. White)

    Ce chapitre est basé sur Matthieu 26 : 20-29 ; Marc 14 : 17-25; Luc 22 : 14-23; Jean 13 : 18-30.

    “Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.” 1 Corinthiens 11 : 23-26

    Jésus se tenait au point de transition qui séparait deux économies ayant leur grande fête respective. L’Agneau sans tache allait s’offrir lui-même en oblation pour le péché ; il fallait donc mettre fin à l’ensemble des symboles et des cérémonies qui avaient annoncé sa mort pendant quatre mille ans. Pendant qu’il mangeait la Pâque avec ses disciples, Jésus institua le service qui devait remplacer cette fête et commémorer son grand sacrifice. La fête nationale des Juifs devait passer pour toujours. Le service établi par le Christ devait être observé par ses disciples dans tous les pays et dans tous les siècles.

    La Pâque avait été établie pour commémorer la délivrance d’Israël de l’esclavage de l’Egypte. D’après les instructions du Seigneur, chaque année le récit de cette délivrance devait être répété en réponse à la question des enfants sur le sens de cette ordonnance. Ainsi le souvenir de cet affranchissement merveilleux serait conservé dans tous les esprits. L’ordonnance de la cène du Seigneur fut donnée pour commémorer la grande délivrance opérée par la mort du Christ ; elle serait célébrée jusqu’à ce qu’il revienne avec puissance et avec gloire. C’est par ce moyen que nos esprits doivent conserver le souvenir de son œuvre importante.

    En Egypte, à la veille de leur libération, les enfants d’Israël mangèrent la Pâque debout, les reins ceints, le bâton à la main, prêts à partir. La manière dont ils célébraient cette ordonnance s’accordait avec leur condition ; en effet, ils allaient être chassés hors d’Egypte ; ils allaient entreprendre un voyage long et périlleux à travers le désert. Au temps du Christ la situation était différente. On n’était pas sur le point d’être chassé dans un pays étranger ; on habitait dans son pays. On jouissait du repos accordé et c’est couché que l’on participait au souper pascal. Des coussins étaient placés autour de la table ; étendus sur ces coussins les hôtes s’appuyaient sur le bras gauche et se servaient de la main droite pour manger. Ainsi placé un hôte pouvait poser sa tête sur le sein de celui qui se trouvait à sa gauche. Les pieds, qui dépassaient les coussins, pouvaient être lavés par quelqu’un qui passait autour du cercle.

    Le Christ se tient à la table sur laquelle a été servi le souper pascal. Les pains sans levain en usage à cette occasion sont devant lui. Le vin non fermenté de la Pâque est sur la table. Le Christ se sert de ces emblèmes pour représenter son sacrifice immaculé. Rien de ce qui a subi la fermentation, symbole de péché et de mort, ne peut représenter “l’Agneau sans défaut et sans tache”. 1 Pierre 1 : 19

    “Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai avec vous du nouveau dans le royaume de mon Père.”

    Judas, le traître, était présent au sacrement. Il reçut de Jésus les emblèmes de son corps rompu et de son sang versé. Il entendit les paroles : “Faites ceci en mémoire de moi.” Et tandis qu’il était assis en la présence de l’Agneau de Dieu, le traître méditait sur ses sombres desseins, caressant des pensées de vengeance obstinée.

    Pendant le lavement des pieds, le Christ avait montré, d’une manière convaincante, qu’il connaissait le caractère de Judas. “Vous n’êtes pas tous purs” [Jean 13 : 11], avait-il dit. Ces paroles avaient fait comprendre au faux disciple que le Christ avait découvert son dessein secret. Maintenant le Christ s’expliqua plus ouvertement. Comme ils étaient assis à table, il dit, en regardant les disciples : “Ce n’est pas de vous tous que je le dis ; je connais ceux que j’ai choisis. Mais il faut que l’Ecriture s’accomplisse : Celui qui mange avec moi le pain, a levé son talon contre moi.”

    Les disciples ne soupçonnaient pas encore Judas, mais ils constataient le trouble de leur Maître. Un nuage de tristesse les enveloppa, présage de quelque sombre calamité, dont ils ne comprenaient pas la nature. Pendant qu’ils mangeaient en silence, Jésus dit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera.” Ces paroles les remplirent d’étonnement et de consternation. Ils ne pouvaient admettre que l’un d’eux pût agir avec perfidie à l’égard de leur divin Maître. Pour quelle raison l’aurait-il trahi ? Et auprès de qui ? Chez lequel d’entre eux un tel dessein aurait-il pu prendre naissance ? Certainement pas chez l’un des douze, qui, mieux que tous les autres, avaient eu l’occasion d’entendre ses enseignements, avaient été l’objet de son amour extraordinaire, et à qui il avait fait l’honneur de les admettre dans sa communion intime ! [Extrait : Jésus-Christ par Ellen G. White]


    L′histoire de la mission de Jésus-Christ fondée sur les textes bibliques.

  • EDS – Vendredi 14 avril – Pour aller plus loin

    « L’Église a une grande valeur aux yeux de Dieu, et il l’apprécie non pour son apparence extérieure, mais pour la piété sincère qui la différencie du monde. Il l’estime dans la mesure où les membres qui la composent grandissent dans la connaissance de Jésus-Christ et progressent dans la vie spirituelle. Le Seigneur aspire à recevoir de sa vigne des fruits de sainteté et de désintéressement, d’amour et de bonté. L’art le plus merveilleux ne saurait être comparé à la beauté du caractère des représentants du Christ. C’est l’atmosphère de grâce qui environne l’âme du croyant, le Saint-Esprit agissant sur ses pensées et sur son cœur, qui fait de lui une bonne odeur de vie donnant la vie et permet à Dieu de bénir son oeuvre. » Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 257,258.

    À méditer

    • Comment est-ce d’être appelé des ténèbres à son étonnante lumière ? Qu’est-ce que cela signifie ? Si vous deviez expliquer cette idée à quelqu’un qui ne croit pas en Jésus, que diriez-vous ? Qu’est-ce que les ténèbres ? Qu’est-ce que la lumière ? Et quelle est la différence entre les deux dans le cadre de ce dont parle Pierre ?
    • « Regardez, je vous ai appris des prescriptions et des règles, comme le Seigneur, mon Dieu, me l’a ordonné, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous entrez pour en prendre possession. Vous les observerez et les mettrez en pratique ; ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples qui entendront parler de toutes ces prescriptions ; ils diront : Cette grande nation est vraiment un peuple sage et intelligent ! Quelle est donc la grande nation qui aurait des dieux aussi proches d’elle que le Seigneur, notre Dieu, l’est de nous chaque fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des prescriptions et des règles justes, comme toute cette loi que je place devant vous aujourd’hui ? » (Dt 4.5-8.)
      En quoi ces paroles s’appliquent-elles à nous, adventistes du Septième jour, et à quoi Dieu nous a-t-il appelés à cause de tout ce que nous avons reçu ?
    • Lisez 1 Pierre 2.3. Que veut-il dire par : « Si vous avez goûté la bonté du Seigneur » ? De quelle manière avez-vous « goûté » sa bonté ?
    • Pensez à votre église locale. Qu’y a-t-il d’attirant chez cette église, qu’y a-t-il d’attirant chez ses membres, c’est-à-dire vous, aux yeux de ceux qui ne connaissent rien des adventistes ni de nos croyances ?

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  • EDS – Jeudi 13 avril – Proclamer les louanges

    Les parallèles avec l’Église de l’Ancien Testament ne concernent pas seulement le salut et le fait que nous avons été appelés et choisis par Dieu. La question est : appelés et choisis pour quoi faire ? Pierre ne tarde pas à donner la réponse. Pierre souligne que cette relation spéciale a un but. Les chrétiens doivent « annoncer les hauts faits de celui qui vous a appelés des ténèbres à son étonnante lumière » (1 P 2.9). C’est cela que devait faire Israël. Dieu les a appelés à être ses témoins pour le monde. L’objectif de Dieu était de bénir le monde entier à travers Israël, son peuple de l’alliance.

    Lisez les textes suivants. Qu’ont-ils en commun ? Dt 4.6 ; Dt 26.18,19 ; Esaïe 60.1-3 ; Za 8.23.

    Israël, en tant que peuple de l’alliance, avait une mission : celle d’atteindre le monde avec l’évangile, avec le salut offert par le Seigneur. Les chrétiens ont la même mission divine. Ils sont appelés à partager avec les autres leur expérience et leur connaissance de Dieu et de ce qu’il a fait pour le monde à travers Christ.

    Lisez 1 Pierre 2.10. Pourquoi ce texte est-il si central pour la mission et l’objectif des chrétiens ?

    Le monde est plongé dans le péché, dans la mort, dans la ruine imminente. Mais Jésus a donné sa vie pour sauver tout le monde de cette destruction. Comme avec Israël autrefois, les termes d’honneur sont aussi des termes de responsabilité. Les chrétiens ont un statut extraordinairement élevé : ils sont le peuple de Dieu. Mais cela entraîne une responsabilité, celle d’inviter d’autres personnes à partager ce statut élevé. Comme le déclare 1 Pierre 2.10, les chrétiens forment à présent leur propre peuple. Ils n’étaient pas un peuple au départ, mais ils ont désormais reçu la miséricorde nécessaire pour devenir « une nation sainte » (voir Os 1,2Os 1,2
    French: Louis Segond (1910) - SEG

    2 La première fois que l`Éternel adressa la parole à Osée, l`Éternel dit à Osée: Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution; car le pays se prostitue, il abandonne l`Éternel!  

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    ).

    Dans la Bible, saint a généralement le sens de « mis à part » pour l’adoration. Par conséquent, en tant que nation sainte, les chrétiens doivent être séparés du monde, distinction qui se voit dans le genre de vie qu’ils mènent. Ils doivent également être comme un feu dans la fraîcheur de la nuit, qui attire les autres jusqu’à sa chaleur. Les chrétiens ont la responsabilité de partager avec les autres le glorieux salut dont ils sont participants.


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