• Desmond T. Doss, l′infirmier militaire non-combattant

    Par Jean-Michel Martin

    A enseigné l’histoire à la Faculté adventiste de théologie

    Appelé sous les drapeaux en 1942, Desmond Thomas Doss n’a pas combattu mais il n’a pas pour autant manqué de bravoure. Ce soldat américain, membre de l’église adventiste, a laissé sa foi guider sa conscience.

    Desmond Thomas Doss est né le 7 février 1919 à Lynchburg, en Virginie, aux États-Unis. Incorporé en avril 1942, il a servi jusqu’en 1946 en tant que soignant non-combattant au sein du détachement médical et sanitaire de la 77e Division d’infanterie. Fils du charpentier William T. Doss et de Bertha E. Oliver, il apprit très jeune le respect du créateur et des créatures, s’inspirant de l’attitude non-violente de Jésus, voyant en chaque être humain son prochain. Il n’était pas à proprement parler un objecteur de conscience ou un pacifiste militant, mais un patriote convaincu qui était prêt à porter l’uniforme, à s’engager pour son pays de manière active, mais sans porter les armes, préférant intervenir pour soigner les blessés, y compris ses ennemis, et laissant chacun libre de l’usage qu’il ferait de sa vie après.Il observait scrupuleusement les 10 commandements, dont celui du sabbat et l’invitation à ne pas tuer. Pour lui, aucune circonstance ne pouvait justifier qu’on tue, pas même en cas de conflit armé ou de légitime défense1.

    Rappelons pour mémoire que dès octobre 1864, le pionnier adventiste J.N. Andrews avait permis aux adventistes américains d’avoir la reconnaissance fédérale du statut de non-combattant. Ce qui fut utile à ceux des premiers adventistes qui ne voulurent pas porter les armes pendant la Guerre de Sécession (1861-1865). Il faut aussi signaler que la position adventiste n’était pas unanime, car certains portèrent les armes durant les conflits qui suivirent.

    Les témoignages rendus pas le général commandant la division dont Desmond T. Doss faisait partie, de même que ceux de ses officiers et camarades pris sous le feu de l’ennemi, sont particulièrement éloquents. Ils mettent en évidence ses actes de bravoure qui se déroulèrent entre le 29 avril et le 21 mai 1945, durant la terrible bataille de Hacksaw Ridge, sur l’île japonaise d’Okinawa. En mars 1945, 182 000 soldats américains cherchèrent à s’emparer de l’île escarpée, défendue par plus de 100 000 soldats japonais. Durant la bataille, D. T. Doss alla chercher plusieurs de ses camarades, malgré le feu nourri de leurs adversaires. Il secourut aussi au péril de sa vie plusieurs officiers blessés, en les traînant sur plusieurs mètres en se tenant à portée des balles ennemis. Il soigna sur place une bonne cinquantaine de blessés, auxquels il administra les premiers soins.

    Lui-même fut blessé par plusieurs balles ou éclats d’obus mais continua son oeuvre de secouriste sans se soucier de ses propres blessures. Le 12 octobre 1945, il reçut la Médaille d’Honneur des mains du Président Truman, une distinction rare, d’autant plus remarquable qu’elle fut décernée pour la première fois à un soldat, certes patriote, mais non-combattant, non porteur d’armes. Il fut la preuve qu’on peut combiner non-violence chrétienne et patriotisme citoyen. Il s’éteignit paisiblement le 23 mars 2006, à l’âge de 87 ans.

    Source : Revue Signes des Temps - Mars-avril 2017 - page 10

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  • EDS – Mardi 18 avril – Maris et femmes

    Lisez 1 Pierre 3.1-7. De quelles circonstances particulières Pierre parle-t-il ici ? En quoi ce qui est dit est pertinent pour le mariage dans notre société d’aujourd’hui ?

    Un indice important dans le texte permet au lecteur attentif de comprendre la question que Pierre traite dans 1 Pierre 3.1-7. Au chapitre 3, verset 1, Pierre dit qu’il parle des maris qui « refusent d’obéir à la Parole ». Autrement dit, Pierre parle de ce qui doit arriver lorsqu’une épouse chrétienne est mariée à un homme qui n’est pas chrétien (même si le nombre de ceux qui ne croient pas est faible).

    Une chrétienne devra affronter beaucoup de difficultés si elle est mariée avec un homme qui ne partage pas sa foi. Que doit-il se passer dans ce cas ? Doit-elle se séparer de son mari ? Pierre, comme Paul ailleurs, ne laisse pas entendre que les épouses chrétiennes doivent quitter leur mari non-croyant (voir 1 Co 7.12-16). À la place, dit Pierre, les femmes ayant un mari non-croyant doivent mener une vie exemplaire.
    Les rôles dévolus aux femmes dans l’Empire romain du premier siècle étaient largement déterminés par la société individuelle. Les épouses romaines, par exemple, avaient plus de droits légaux concernant leurs biens et les réparations légales que la plupart des femmes auxquelles Pierre écrit.

    Mais dans certaines sociétés du premier siècle, les femmes étaient exclues de tout engagement politique ou gouvernemental et de décision dans la plupart des religions. Pierre exhorte les chrétiennes à assumer un ensemble de standards qui seraient admirables dans leur situation. Il les exhorte à la pureté et au respect (1 P 3.2). Il dit qu’une femme chrétienne doit s’intéresser davantage à sa beauté intérieure qu’à la parure extérieure des coiffures à la mode, des bijoux, et des vêtements coûteux (1 P 3.3-5).

    Une femme chrétienne se conduit d’une manière qui valorise le christianisme aux yeux de celui qui vit avec elle le plus intimement qui soit : son mari. Les maris ne doivent pas considérer les paroles de Pierre comme un permis de maltraiter leur femme comme bon leur semble. Comme il le souligne, les maris doivent faire preuve de considération envers leur épouse (1 P 3.7). Même si Pierre traite d’un problème spécifique, les femmes chrétiennes mariées à des non-croyants, nous avons néanmoins un aperçu de l’idéal du mariage chrétien : les conjoints chrétiens doivent se soutenir mutuellement, en menant une vie de transparence et d’intégrité alors qu’ils adorent Dieu tout en vaquant à leurs activités quotidiennes.


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