• EDS – Dimanche 2 avril – Aux éxilés

    Si l’on vous donne un morceau de papier commençant par : « Cher Monsieur », vous saurez qu’il s’agit d’une lettre. Et que la lettre vient d’une personne dont vous n’êtes pas très proche. Les lettres d’aujourd’hui ont une manière standard de commencer, et c’était la même chose autrefois. La lettre commence comme n’importe quelle lettre. Elle identifie l’auteur et ceux à qui elle est destinée.

    Lisez 1 Pierre 1.1. Que peut-on apprendre du contexte à partir de ce seul verset ?

    Pierre s’identifie clairement. Son nom est le premier mot de la lettre. Pourtant, il se définit immédiatement comme « apôtre de Jésus-Christ ». Ainsi, comme Paul le fit souvent (Ga 1.1 ; Rm 1.1 ; Ep 1.1), Pierre établit d’emblée ses « références », soulignant ainsi son appel divin. Il était « apôtre », c’est-à-dire « envoyé », et celui qui l’avait envoyé était le Seigneur Jésus-Christ. Pierre identifie une région à laquelle sa lettre est destinée : le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie. Ce sont toutes des régions d’Asie Mineure, équivalant en gros à la zone de la Turquie située à l’est du Bosphore. Pierre écrivait-il plutôt aux croyants d’origine juive ou d’origine païenne ? La réponse fait l’objet de débats. Les termes que Pierre emploie dans 1 Pierre 1.1, « étrangers » ou « exilés », « dispersion [diaspora] » sont des termes que l’on attribue normalement aux juifs qui vivaient en dehors de la Terre Sainte au premier siècle. Les mots « choisis » et « consécration » ou « sanctification » dans 1 Pierre 1.2 conviennent aussi bien aux juifs qu’aux chrétiens. Le fait de décrire ceux qui sont en dehors de la communauté comme les païens ou les gens des nations (1 P 2.12 ; 4.3) souligne également l’identité juive de ceux auxquels Pierre s’adresse.

    Certains commentateurs avancent, de leur côté, que ce que dit Pierre dans 1 Pierre 1.18 et 4.3 serait plus approprié pour des païens convertis au christianisme qu’à des juifs. Après tout, Pierre aurait-il écrit à des juifs à propos de « la vaine manière de vivre héritée de vos pères » (Colombe) ? Ou bien leur aurait-il dit : « C’est suffisant, en effet, d’avoir, dans le passé, accompli la volonté des païens en marchant dans le dérèglement, les convoitises, l’ivrognerie, les orgies, les beuveries et l’idolâtrie criminelle » (1 P 4.3) ?
    Pourtant, le plus important pour nous n’est pas tellement de connaître ses destinataires, mais plutôt la teneur du message.


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