• EDS – Dimanche 30 avril – Persécution des premiers chrétiens

    Lisez 1 Pierre 1.6 ; 5.10. De quoi parle Pierre, et comment préconise-t-il à ses lecteurs de réagir face à ce qu’ils doivent affronter ?

    Pendant les premiers siècles, le simple fait d’être chrétien pouvait vous condamner à une mort atroce. Une lettre adressée à l’empereur romain Trajan illustre combien la sécurité des premiers chrétiens était précaire. Cette lettre venait de Pline le Jeune, qui était à l’époque gouverneur de la province de la Bithynie et du Pont (111-113 ap. J.-C.), deux des régions mentionnées dans 1 Pierre 1.1. Pline avait écrit à Trajan pour lui demander la marche à suivre face à des gens que l’on accusait d’être chrétiens. Ceux qui se disaient chrétiens, il expliquait les avoir exécutés. D’autres disaient qu’ils avaient autrefois été chrétiens, mais qu’ils ne l’étaient plus.

    Pour vérifier leurs dires, Pline leur demandait d’offrir de l’encens à des statues de Trajan et à d’autres dieux et de maudire Jésus. Le culte d’un empereur vivant était rarement pratiqué à Rome, bien que dans la partie orientale de l’Empire romain, là où 1 Pierre est envoyé, les empereurs permettaient et parfois encourageaient la construction de temples à leur gloire. Certains de ces temples avaient leurs propres prêtres et leurs autels sur lesquels on faisait les sacrifices. Quand Pline voulait que les chrétiens montrent leur loyauté envers l’Empire, en offrant de l’encens et en adorant une statue de l’empereur, il suivait une pratique établie de longue date en Asie Mineure.

    Au premier siècle, les chrétiens ont dû faire face à de graves périls, pour la simple raison qu’ils étaient chrétiens. Ce fut particulièrement vrai sous le règne de Néron (54-68 ap. J.-C.) et Domitien (81-96 ap. J.-C.). Pourtant, la persécution décrite dans 1 Pierre est d’un genre plus local. Dans la lettre, on ne trouve pas beaucoup d’exemples des persécutions dont Pierre parle, mais il y avait peut-être les fausses accusations (1 P 2.12), les injures et les reproches (1 P 3.9 ; 4.14). Quand les épreuves étaient sévères, elles ne menaient pas, semble-t-il, aux incarcérations générales ou à la mort, en tout cas à cette époque. Malgré tout, vivre comme chrétiens mettait les croyants en porte-à-faux sur des éléments importants de la société du premier siècle, et ils pouvaient souffrir à cause de leurs croyances. Ainsi, Pierre répond à une préoccupation sérieuse en écrivant cette première épître.


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  • EDS – Samedi 29 avril – SOUFFRIR POUR CHRIST

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    1 P 1.6 ; 3.13-22 ; 2 Tm 3.12 ; 1 P 4.12-14 ; Ap 12.1 ; 1 P 4.17-19.

    Verset à mémoriser :
    « C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que le Christ
    lui-même a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. »
    (1 Pierre 2.21)

    L’histoire de la persécution aux premiers siècles de l’ère chrétienne est bien connue. La Bible elle-même, en particulier le livre des Actes, nous donne des aperçus de ce qui attendait l’Église. La persécution, avec le lot de souffrances qu’elle entraîne, est également une réalité présente dans la vie des chrétiens auxquels Pierre écrit.

    Dans le premier chapitre, Pierre fait ce commentaire :

    « Quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, attristés par diverses épreuves, afin que la qualité éprouvée de votre foi – bien plus précieuse que l’or périssable, quoique éprouvé par le feu, se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur à la révélation de Jésus-Christ » (1 P 1.6,7). L’un des tout derniers commentaires de la lettre évoque la même idée : « Quand vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce qui, en Jésus-Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous formera lui-même, vous affermira, vous rendra forts et inébranlables » (1 P 5.10).

    En l’espace de cette courte épître, on compte pas moins de trois longs passages qui traitent de la souffrance qu’endurent les lecteurs de Pierre pour Christ (1 P 2.18-25 ; 3.13-21 ; 4.12-19). La souffrance causée par la persécution est donc un thème majeur de 1 Pierre, et c’est ce que nous allons étudier.


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  • EDS – Vendredi 28 avril – Pour aller plus loin

    « L’amour patient et plein de bonté ne fera pas d’un écart de conduite une offense impardonnable ni ne donnera une importance capitale aux erreurs d’autrui. Les Écritures enseignent clairement que les offenseurs doivent être traités avec magnanimité et considération. Si on agit correctement, le coeur apparemment obstiné sera peut-être gagné au Christ. L’amour de Jésus couvre une multitude de péchés. Sa grâce ne conduit jamais à exposer les torts d’autrui, sauf s’il est positif et nécessaire de le faire. »
    Ellen G. White, Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 214.

    Pensez, par exemple, à Jésus et à la femme adultère (Jn 8.1-11). Nous considérons souvent cette histoire comme une illustration de la grâce de Jésus, et c’est un aspect des choses, en effet. Mais il y a davantage. En confrontant les chefs religieux qui lui avaient amené cette femme, pourquoi Jésus a-t-il écrit « les fautes secrètes de leurs propres vies » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 456. dans la poussière, où les mots pouvaient être instantanément effacés ?

    Pourquoi ne les a-t-il pas accusés devant tout le monde, à haute voix, en énumérant ce qu’il connaissait de leurs péchés, qui étaient peut-être aussi terribles, voire pires, que celui de cette femme ? À la place, Jésus leur a montré qu’il connaissait leur hypocrisie et leur méchanceté, et cependant qu’il n’allait pas les jeter en pâture à la foule. Peut-être était-ce sa façon de tendre la main à ces hommes, en leur montrant qu’il connaissait leurs desseins, et en leur donnant une occasion d’être sauvés. Quelle puissante leçon pour nous quand nous devons confronter ceux qui ont péché !

    À méditer

    • Méditez sur la question de l’unité, par opposition à l’uniformité. Y a-t-il des domaines pour lesquels il nous faut être en parfaite unité de pensée afin de fonctionner en tant qu’Église ? Si c’est le cas, lesquels, et comment parvenir à cette unité nécessaire ? À contrario, quels sont les domaines où la diversité des opinions n’est pas mauvaise, et qui, en réalité, pourrait même se révéler utile ?
    • Quelle est votre expérience personnelle du fait de souffrir dans la chair afin de cesser de pécher ? Qu’est-ce que cela signifie ? La puissance transformatrice de Dieu dans notre vie signifie-t-elle automatiquement que nous ne souffrons pas dans la chair pour remporter la victoire ? Dans le cas contraire, pourquoi pas ?
    • Considérez les dégâts que l’alcool fait dans la vie des gens. Que peut-on faire, en tant qu’Église, pour aider les autres à prendre conscience du danger que représente cette drogue ? Que faire pour que nos jeunes comprennent que le simple fait d’essayer cette substance qui peut leur faire tant de mal est en soi une erreur ?

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  • EDS – Jeudi 27 avril – L’amour couvre tout

    Même du temps de Pierre, les chrétiens vivaient dans l’attente du proche retour de Jésus et de la fin du monde. Nous le savons car, dans 1 Pierre 4.7, il écrit : « La fin de toutes choses est proche ; soyez donc sensés et sobres en vue de la prière » (Colombe). Autrement dit, préparez-vous pour la fin. En un sens, la « fin », en ce qui concerne chacun d’entre nous, n’est jamais autre chose que le moment qui suit notre mort. Nous fermons les yeux dans la mort et, l’instant d’après, qu’il se soit écoulé des milliers d’années ou juste quelques jours, c’est le retour de Jésus et la fin de ce monde.

    Selon Pierre, puisque « la fin de toutes choses » est proche, comment les chrétiens devraient-ils vivre ? Voir 1 P 4.7-11. En plus de leur sérieux concernant la prière, les chrétiens doivent avoir « les uns pour les autres un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés » (1 P 4.8). Qu’est-ce que cela signifie ? Comment l’amour peut-il couvrir le péché ? On trouve un élément de réponse dans le texte que Pierre cite, Proverbes 10.12, qui dit :

    « La haine éveille des querelles ; l’amour couvre toutes les offenses ».

    Quand nous nous aimons les uns les autres, nous pardonnons plus volontiers et plus facilement à ceux qui nous font du mal, qui nous offensent. L’amour de Christ le pousse à nous pardonner. Notre amour doit aussi nous pousser à pardonner aux autres. Là où l’amour abonde, les petites offenses, et parfois les grandes, sont plus facilement oubliées et laissées de côté.

    Pierre exprimait naturellement la même idée que Jésus et Paul, quand il dit que toute la loi se résume à l’obligation d’aimer Dieu de tout notre coeur et d’aimer notre prochain comme nous-mêmes (Mt 22.34-39 ; Rm 13.8-10). Pierre exhorte également les chrétiens à être hospitaliers. Le retour de Jésus est peut-être proche, mais les chrétiens ne doivent pas pour autant se mettre à l’écart de la société. Enfin, quand les chrétiens parlent, ils doivent le faire comme des gens qui prononcent les paroles de Dieu. Autrement dit, les temps sont si sérieux qu’ils exigent que l’on communique les vérités spirituelles.

    L’amour couvre une multitude de péchés.
    Qui a péché contre vous ?
    Comment manifester l’amour nécessaire afin de couvrir ce péché ?
    Pourquoi est-ce à votre avantage de procéder ainsi ?


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  • EDS – Mercredi 26 avril – Les péchés de la chair

    En faisant la liste des mauvaises choses que les gens avaient faites par le passé, et qu’ils ont cessé de pratiquer après être devenus croyants, Pierre fait également la liste de ce que l’on peut appeler « les péchés sexuels ».

    Lisez de nouveau 1 Pierre 4.3. Qu’y a-t-il d’autre dans la liste ?

    Deux mots ont une connotation sexuelle distincte : « débauche » (aselgia, qui signifie « sensualité ») et « désirs » (epithumia, qui signifie « luxure » ou « convoitise »). Pourtant, les chrétiens peuvent donner trop facilement une fausse impression sur la sexualité. La Bible n’est pas contre le sexe. Au contraire, Dieu a créé le sexe, et il a donné la sexualité à l’humanité comme une grande bénédiction. La sexualité était présente en Éden, au commencement. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. Ils étaient tous les deux nus, l’homme et la femme, et ils n’en avaient pas honte. » (Gn 2.24,25.) Cela devait être l’un des ingrédients-clés qui uniraient un mari et sa femme dans un engagement à vie, cadre idéal pour élever des enfants. Cette proximité et cette intimité devaient également être le reflet de ce que Dieu cherche à construire avec son peuple (voir Jr 3 ; Ez 16 ; Os 1-3).

    La sexualité peut être une grande bénédiction au sein du mariage, entre un homme et une femme. Mais quand elle est pervertie, elle peut devenir l’une des forces les plus destructrices au monde. Les conséquences dévastatrices immédiates de ces péchés sont innombrables. Nous connaissons tous des personnes qui ont vu leur vie ruinée à cause de l’abus de ce don merveilleux.

    Quel est le point commun entre les passages suivants : 2 S 11.4 ; 1 Co 5.1 ; Gn 19.5 ; 1 Co 10.8 ?

    Et bien sûr, si l’on veut trouver des histoires douloureuses causées par ces péchés, nul besoin d’aller chercher jusque dans la Bible.
    Mais nous devons aussi être prudents. Certainement, les péchés de cette nature peuvent avoir des effets extrêmement négatifs sur les personnes concernées, et la société a tendance à les voir d’un mauvais oeil. Mais le péché demeure malgré tout le péché, et ces péchés sexuels sont aussi couverts par la mort de Christ. En tant que chrétiens, nous devons prendre garde, en particulier dans ce domaine sensible, à nous assurer d’ôter « premièrement la poutre de [notre] oeil, et alors [nous verrons] la paille qui est dans l’oeil de [notre] frère » (Lc 6.42, Colombe).


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    EDSGuide2T2017 35 Mercredi 26 avril<< VERSION PDF
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  • EDS – Mardi 25 avril – Né de nouveau

    En Christ, nous avons une nouvelle vie, un nouveau départ. Nous sommes nés de nouveau. Si cela signifie quelque chose, en particulier pour ceux qui ont accepté Christ après leur enfance, cela doit vouloir dire que leur nouvelle vie est différente de l’ancienne. Nous avons tous entendu des histoires incroyables de gens qui, ayant vécu dans le monde, ont connu une transformation radicale grâce à Jésus et à sa grâce. En effet, après avoir parlé de la mort à soi-même et de la nouvelle vie que nous avons en Jésus (ayant été baptisés dans sa mort et sa résurrection), Pierre parle ensuite du changement par lequel on passe.

    Lisez 1 Pierre 4.3-6. Quels changements se produisent dans la vie de la personne, et comment les autres réagissent-ils à ces changements ?

    Les trois termes que Pierre emploie en lien avec l’abus d’alcool sont « ivrognerie, orgies, beuveries et idolâtries ». Comme on le dirait aujourd’hui, la fête est finie. En fait, selon Pierre, ce changement par lequel un chrétien passe doit être tellement grand que ceux qui le connaissaient auparavant sont « surpris » qu’il ne participe plus à ce genre de dissipations (1 P 4.4). Ainsi, on voit ici une occasion de témoigner devant les incroyants sans même avoir à dire un mot. Une vie chrétienne pieuse peut valoir toutes les prédications du monde. Dans ces textes, que dit Pierre sur le jugement ?

    Ici, comme ailleurs dans la Bible (Jn 5.29 ; 2 Co 5.10 ; He 9.27), Pierre dit clairement qu’un jour, il y aura un jugement pour les oeuvres accomplies « dans la chair » (1 P 4.2). Quand Pierre parle de l’évangile prêché même aux morts (1 P 4.6), il dit que même par le passé, des gens aujourd’hui disparus ont eu, de leur vivant, l’occasion de connaître la grâce salvatrice de Dieu. Ainsi, Dieu peut également les juger avec justice.

    En tant que chrétien, quelle différence y a-t-il dans votre mode de vie actuel par rapport à la manière dont vous viviez avant de connaître Jésus ?
    Quelle différence Jésus a-t-il faite dans votre vie ?


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    EDSGuide2T2017 34 Mardi 25 avril<< VERSION PDF
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  • EDS – Lundi 24 avril – Souffrir dans la chair

    Oui, Jésus est bien mort pour nos péchés, et notre espoir de salut ne se trouve qu’en lui, en sa justice, qui nous couvre et qui nous fait apparaître justes aux yeux de Dieu. Grâce à Jésus, nous sommes « auprès de Dieu comme si vous n’aviez jamais péché » Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 56. Mais la grâce de Dieu ne se termine pas par une simple déclaration que nos péchés sont pardonnés. Dieu donne aussi le pouvoir de vaincre nos péchés.

    Lisez 1 Pierre 3.18-21 ; 1 Pierre 4.1-2 ainsi que Romains 6.1-11. Quel est le lien entre la souffrance et la victoire sur le péché ?

    Il y a un petit mot en grec que l’on trouve dans 1 Pierre 3.18 et qui souligne la nature totale du sacrifice de Jésus. C’est le mot hapax, qui signifie « une fois pour toutes ». Pierre emploie hapax pour souligner la nature globale des souffrances de Jésus et de sa mort pour nous. L’expression « ainsi donc » dans 1 Pierre 4.1 relie 1 Pierre 4.1,2 à ce qui vient d’être dit dans 1 Pierre 3.18-22. Dans ces précédents versets, Pierre montre que Christ a souffert pour nos péchés afin de nous amener à Dieu (1 P 3.18), et que le baptême nous sauve à présent (1 P 3.21).

    Le baptême est peut-être ainsi le meilleur cadre dans lequel comprendre les paroles de Pierre, « car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché » (1 P 4.1). Par le baptême, le chrétien participe à la souffrance, à la mort, et à la résurrection de Jésus. Le chrétien fait le choix de « vivre, non plus selon des désirs humains, mais selon la volonté de Dieu pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair » (1 P 4.2). Cela ne peut s’accomplir qu’en soumettant le moi au Seigneur chaque jour, et en crucifiant « la chair avec ses passions et ses désirs » (Ga 5.24).

    Dans Romains 6.1-11, Paul dit qu’au moment du baptême, les chrétiens sont unis à Jésus dans sa mort et sa résurrection. Au moment du baptême, nous mourrons au péché. Il nous faut alors faire de cette mort au péché une réalité dans notre vie. Les paroles de Paul nous donnent le secret de la vie chrétienne : « Ainsi, vous-mêmes, estimez-vous morts pour le péché et vivants pour Dieu, en Jésus-Christ » (Rm 6.11).

    Quand pour la dernière fois vous êtes-vous retrouvé à « souffrir dans la chair » afin de combattre le péché ?
    Que vous indique votre réponse sur votre vie chrétienne ?


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    EDSGuide2T2017 20 Lundi 24 avril<< VERSION PDF
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  • EDS – Dimanche 23 avril – En parfait accord

    Lisez 1 Pierre 3.8-12. Quel message Pierre fait-il passer ici sur la manière dont les chrétiens doivent vivre ? Que répète-t-il qu’il a déjà écrit dans 1 Pierre 2.20,21 ?

    Pierre commence par leur dire à tous d’être « en parfait accord » (homophrones). Il ne parle pas d’uniformité au sens où tous doivent penser, agir et croire exactement de la même manière. La meilleure illustration de cette idée se trouve dans 1 Corinthiens 12.1-26. Dans ces versets, Paul souligne que le corps est formé de différentes parties. Il y a les mains et les yeux, mais chacun fait partie du corps. De la même manière, l’église est faite d’individus ayant différents dons spirituels. Ils opèrent ensemble pour former une communauté unie.

    Bien entendu, une telle unité n’est pas toujours facile. L’histoire de l’église chrétienne l’a trop souvent montré. Ainsi, Pierre met en garde les croyants lorsqu’ils ne sont pas d’accord entre eux. Puis il dit à ses lecteurs comment ils peuvent manifester cet idéal chrétien d’unité.
    Par exemple, les chrétiens doivent agir avec compassion (1 P 3.8), c’est-à-dire que lorsqu’un chrétien souffre, les autres souffrent avec lui. Quand un chrétien se réjouit, les autres chrétiens se réjouissent avec lui (voir 1 Co 12.26). La compassion nous permet de voir les choses du point de vue d’autrui, c’est une étape importante vers l’unité. Pierre dit ensuite que nous devons être remplis d’amour fraternel (1 P 3.8, Colombe). Jésus lui-même a dit que c’est de cette manière que l’on reconnaîtra ses véritables disciples, au fait qu’ils ont de l’amour les uns pour les autres (Jn 13.35).

    Pierre déclare en outre que les chrétiens sont sensibles aux autres (1 P 3.8). Ils ont compassion des difficultés et des faiblesses des autres.
    « Crucifiez le moi. Considérez les autres comme plus excellents que vous-mêmes, et ainsi vous réaliserez l’union avec le Christ. Devant l’univers céleste, l’Église et le monde, vous donnerez la preuve indubitable que vous êtes fils et filles de Dieu. Le Seigneur sera glorifié par l’exemple que vous donnerez. » Ellen G. White, Témoignages pour l’église, vol 3 page 458.

    Faisons-nous souvent ce que Pierre dit ici, en particulier concernant le fait de ne pas rendre « mal pour mal » (1 P 3.9) ?
    Par quel genre de mort à soi-même doit-on passer pour suivre ces paroles ? Comment ? Voir Ga 2.20.


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    EDSGuide2T2017 32 Dimanche 23 avril<< VERSION PDF
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  • EDS – Samedi 22 avril – VIVRE POUR DIEU

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    1 P 3.8-12 ; Ga 2.20 ; 1 P 4.1,2 ; Rm 6.1-11 ; 1 P 4.3-11 ; 2 S 11.4.

    Verset à mémoriser :
    « Car le Seigneur a les yeux sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leur prière ;
    mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. »
    (1 Pierre 3.12.)

    Les écrivains de la Bible connaissaient la réalité de la nature humaine pécheresse. Et pour cause : le monde en est souillé. Ils connaissaient aussi leur propre état de péché (voir 1 Tm 1.15). Et ils en connaissaient aussi la gravité. Après tout, voyez ce qu’il a fallu pour résoudre le problème du péché : la croix de Jésus-Christ. Voilà combien le péché est réel, profond et omniprésent. Mais les écrivains de la Bible étaient également tout à fait conscients de la puissance dont Christ dispose pour changer nos vies et faire de nous de nouvelles personnes en lui.

    Cette semaine, Pierre poursuit sur cette même voie : quel genre de vie les chrétiens mènent-ils en Christ après s’être donnés à lui et avoir été baptisés ? En fait, le changement est si radical que les autres ne peuvent que le remarquer. Pierre ne dit pas que ce changement sera toujours facile. Il parle en effet de la nécessité de souffrir dans la chair (1 P 4.1) afin d’avoir la victoire promise. Pierre reprend un thème omniprésent dans la Bible : la réalité de l’amour dans la vie de celui qui croit en Jésus. « L’amour couvre une multitude de péchés », écrit-il (1 P 4.8). Quand nous aimons, quand nous pardonnons, nous reflétons ce que Jésus a fait, et continue de faire, pour nous.


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    EDSGuide2T2017 31 Samedi 22 avril<< VERSION PDF
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  • EDS – Vendredi 21 avril – Pour aller plus loin

    Lisez Ellen G. White, « Le conflit imminent », p. 427-434 ; « Les Écritures, notre sauvegarde », p. 435-441, et « Le temps de détresse », p. 451-465 dans  » Le grand espoir « .

    Ellen G. White recommandait aux adventistes du septième jour d’être de bons citoyens et d’obéir à la loi du pays. Elle disait même aux gens de ne pas désobéir aux lois locales du dimanche de manière flagrante et publique. Autrement dit, ils devaient bien sanctifier le sabbat du septième jour, comme Dieu l’avait ordonné, mais il n’était pas nécessaire de transgresser délibérément des lois qui interdisaient de travailler le dimanche. Cependant, dans un cas particulier, elle déclara sans ambiguïté que les adventistes ne devaient pas obéir à la loi : si un esclave avait fui son maître, la loi exigeait que l’esclave soit ramené à son maître. Elle critiqua violemment cette loi en disant aux adventistes de ne pas obéir, malgré les conséquences :

    « Quand les lois humaines entrent en conflit avec les lois de Dieu, il faut obéir à celles-ci, quelles qu’en soient les conséquences. La loi de notre pays qui requiert de rendre l’esclave à son maître ne doit pas être obéie ; nous devons supporter les conséquences de la violation de cette loi. L’esclave n’est la propriété de personne. Dieu seul est le maître des hommes »
    Ellen G. White, Témoignages pour l’église, vol. 1, p. 80.


    À méditer

    • En classe, discutez de votre réponse à la question de la fin de l’étude de lundi, sur le sujet suivant : les chrétiens ne doivent-ils jamais se battre pour leurs droits ? Dans vos échanges, prenez également en compte cette question : quels sont nos droits, au juste ?
    • Donnez des exemples où l’impact des chrétiens sur la société a constitué une grande force pour changer la société pour le meilleur. Quelles leçons peut-on tirer de ces histoires ?
    • Donnez des exemples où des chrétiens, au lieu de changer les maux de la société, se sont pliés à ces maux, et même les ont justifiés. Quelles leçons peut-on également tirer de ces histoires ?
    • 1 Pierre 2.17 dit : « Respectez l’empereur » (BFC). L’empereur en ce temps-là était probablement Néron, l’un des hommes les plus corrompus et les plus vils de ce qui constituait déjà une dynastie d’hommes corrompus et vils. Quel est le message pour nous aujourd’hui ? En quoi ce que Pierre a écrit au début de ce passage : « Respectez tous les êtres humains » (BFC) peut-il nous aider à mieux comprendre ses paroles ?
    • Lisez 1 Pierre 2.21-25 en classe. En quoi le message de l’évangile est-il contenu dans ces versets ? Quelle espérance nous offrent-ils ? À quoi nous appellent-ils ? Avec quelle fidélité suivons-nous ce qui nous est dit ici ?

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