Dialogue et rencontre

Par Jean-Paul Barquon

Depuis 42 ans, l’Église adventiste du septième jour est présente à la Conférence annuelle des secrétaires des communions chrétiennes mondiales. Beverly B. Beach, John Graz et maintenant, depuis juin 2016, Ganoune Diop ont collaboré et furent nommés l’un après l’autre comme secrétaire général de cette Conférence.

Cette fonction et cette présence n’ont rien à voir avec une fusion avec un organe religieux quelconque ou avec une orientation d’un mauvais œcuménique. Elle est la possibilité offerte à l’Église adventiste du septième jour de témoigner de son message, de son identité, de son comportement conséquent et de ses actions. Le témoignage adventiste permet aux membres de cette Conférence des communions chrétiennes de faire confiance aux représentants de la Conférence générale des adventistes du septième jour.

En 1926, l’Église adventiste du septième jour vota dans une déclaration officielle que « la courtoisie chrétienne, l’amitié et la magnanimité » devaient prévaloir dans ses relations avec les autres Églises chrétiennes. Elle affirma : « Nous reconnaissons les organisations qui élèvent Christ devant les hommes comme faisant partie du plan divin pour l’évangélisation du monde, et nous tenons en haute estime les hommes et les femmes chrétiens d’autres confessions qui sont engagés à gagner des âmes au Christ ». Elle réaffirma le même texte en novembre 1988 et l’introduisit dans le Working Policy.

Il est naturel pour le responsable du département des Affaires publiques et de la liberté religieuse au niveau de la Conférence générale des adventistes du septième jour d’entretenir des relations avec tous les humains d’où qu’ils viennent et quelqu’ils soient. Quoi de plus normal pour des ambassadeurs de représenter dignement le Christ et l’Église, le Royaume et l’espérance. La diplomatie exige le respect des humains rencontrés et la culture des diplomates doit s’exprimer sur différents sujets et variés en relation avec le Royaume, la liberté, les droits de l’homme, le sabbat, etc.

La revue Conscience et Liberté se doit d’être offerte en expliquant sa ligne éditoriale et sa raison d’être, son contenu et ses développements juridiques au niveau du droit international, de l’histoire de la liberté religieuse, de l’application et de la gestion des libertés publiques dans les différents États, du danger de la non séparation de la religion et de la politique, etc.

Aussi le représentant de la plus grande dénomination chrétienne, dont l’influence est considérable auprès de plus d’un milliard de catholiques, a-t-il le droit de recevoir la revue Conscience et liberté et d’entendre une explication appropriée de la part des ambassadeurs de la liberté religieuse. Depuis Jean Nusbaum, qui s’était entretenu plusieurs fois avec le pape de son époque (Pie XII), jusqu’à nos jours, il est naturel de rencontrer les hommes d’influence dans le domaine religieux.

Pourquoi ?

Pour Jean Nusbaum il s’agissait de tenter d’écarter la réforme du calendrier qui allait se mettre en place à la Société des Nations (ONU). Dans toutes les situations, il est indispensable de se respecter si nous souhaitons que l’on nous respecte. Ce sont là des notions élémentaires dans le cursus des études de diplomatie, de sa pratique et des relations internationales. À plus forte raison pour les ambassadeurs de Jésus-Christ et ses disciples soucieux de la liberté religieuse s’inscrivant dans la liberté de pensée, de conscience et de conviction de tous les hommes, croyants et non croyants.


Demander la Revue Adventiste par mail ici : commande@viesante.com

Les commentaires sont fermés