• Artisans de vérité

    La grâce et la vérité sont continuellement connectées aux actions que Jésus
    accomplissait. Sa venue sur terre est une véritable grâce. L’apôtre Jean nous
    dit que : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique… »1
    La grâce est une faveur de Dieu que nous ne pouvons mériter. Le don de Dieu
    procède de son amour pour la vérité.

    Par Jean-Claude Nocandy
    Directeur de publication

    Faire la vérité(2)

    Le chapitre 3 de l’Évangile de Jean se conclut par ce verset énigmatique : « … mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses oeuvres ont été accomplies en Dieu ». Relatif à une rencontre fortuite, de nuit, entre Jésus et un enseignant biblique, nommé Nicodème, ce verset semble être un appel lancé à toute l’humanité. Un appel à la responsabilité qui consisterait « à faire la vérité » et c’est en la faisant que nous viendrions à la lumière.

    Ce verset soulève certaines questions telles que : La vérité serait-elle à faire ? N’est-elle donc pas toute faite ? Suis-je conscient de cette responsabilité ? Ne me manque-t-il pas, parfois, de courage pour « faire la vérité », la créer avec d’autres ?

    Ainsi l’écrivait Adolphe Gesché : « Faire la vérité. On trouve la formule curieuse. Mais on ne la trouve pas curieuse, quand on dit que l’artiste doit faire de la beauté, que l’homme doit faire le bien. On a trop peur d’être créateur en matière de vérité ? »
    A l’instar de Nicodème, dans un contexte de crise, de tâtonnement, de manipulation, de recherche du vrai, du flou relatif, du droit à l’erreur, ne sommes-nous pas tous appelés à devenir des « faiseurs de vérité » ? Comment être un « artisan de vérité » aujourd’hui ? Comment comprendre « faire la vérité » face à Celui qui s’est présenté comme la Vérité ? Dans cette optique, je vous propose un cheminement qui, j’espère, ouvrira quelques pistes de réflexions.

    Artisans de vérité

    Devenir des artisans de vérité, c’est en quelque sorte revenir aux fondamentaux et c’est là que Richard SENNET professeur de sociologie à la New York University et à la London School of Economics sera d’une aide importante. Il écrit : « Au fondement de l’artisanat, on trouve trois aptitudes élémentaires : la faculté de localiser, de questionner et d’ouvrir. […] La capacité de localiser désigne la faculté de saisir où se passe quelque chose d’important, […] La capacité de questionner n’est ni plus ni moins qu’une manière d’examiner les lieux […] cela donne l’expérience de la curiosité, une expérience qui suspend la résolution du problème et la décision en vue de sonder […] et enfin, la capacité
    d’ouvrir un problème se nourrit de sauts intuitifs, spécifiquement du pouvoir de rapprocher des domaines dissemblables et de préserver une connaissance tacite dans le saut de l’un à l’autre. Le simple effet d’aller et venir entre différents domaines d’activité incite à envisager d’un oeil neuf les problèmes. Qui dit « ouverture » dit « s’ouvrir à », au sens d’être ouvert à d’autres façons de faire les choses, au passage d’une sphère d’habitude à l’autre. Cette attitude est si élémentaire que son importance est souvent méconnue.»3 [Voir plus…]

  • EDS – Jeudi 16 mars – Le blasphème contre le Saint-Esprit

    Lisez Marc 3.28,29 ; Luc 12.10 et Matthieu 12.31,32. Si tous les péchés et tous les blasphèmes peuvent être pardonnés, qu’est-ce qui ne peut pas être pardonné ?

    Le blasphème contre le Saint-Esprit est peut-être le péché qui a causé le plus d’incertitude et d’angoisse parmi les chrétiens, et qui est aussi le plus mal compris. Certains croient que Jésus pensait à des péchés précis qui sont particulièrement graves. Cependant, nous faisons bien de nous rappeler que tous les péchés sont abominables aux yeux de Dieu, même si certains péchés peuvent avoir des conséquences plus radicales que d’autres. Mais que voulait dire Jésus quand il a évoqué le péché impardonnable ? En réalité, aucun de ces textes ne dit que ce péché ne peut pas être pardonné, simplement qu’il ne sera pas pardonné. Souvenons-nous : l’oeuvre du Saint-Esprit, c’est d’amener des pécheurs à prendre conscience de leur péché et d’éveiller en eux le désir d’accepter Jésus, qui seul peut pardonner les péchés. Le blasphème contre le Saint-Esprit, par conséquent, doit être compris comme le rejet délibéré et persistant de l’oeuvre rédemptrice de Jésus. Il se produit lorsqu’une personne résiste délibérément et obstinément au témoignage que l’Esprit rend à Christ, à son salut, et à sa grâce.

    Jésus ne parle pas de quelqu’un qui prononcerait quelques paroles calomnieuses. Le blasphème contre le Saint-Esprit est commis uniquement dans le cas d’une attitude d’incrédulité persistante et d’hostilité franche envers Jésus. Blasphémer contre le Saint-Esprit n’est pas un épisode unique. C’est un mode de vie constant. « Au lieu de recevoir les preuves qui leur sont offertes, au lieu de reconnaître dans les oeuvres du Christ le don du ciel, ils se sont accrochés à leurs méchants desseins, et ont dit que c’est par le diable qu’il accomplissait cette oeuvre merveilleuse. C’était le péché contre le Saint-Esprit. » Ellen G. White, Loma Linda Messages, p. 156.

    Quand le coeur humain est installé dans une opposition obstinée envers Dieu, et refuse ainsi consciemment de rendre à Jésus ce qui lui revient, le coeur s’endurcit et ne parvient pas à reconnaître la vérité du témoignage que le Saint-Esprit rend au sacrifice rédempteur de Jésus-Christ. Ce péché est au-delà de la possibilité de pardon, non parce que Dieu est incapable ou peu disposé à pardonner, mais parce que la personne est incapable de reconnaître son péché. Par conséquent, elle n’accepte pas le pardon en Jésus. Cette attitude, bien entendu, a des conséquences éternelles.

    Comment être sûrs, malgré ce que nous prétendons être, de ne pas vivre en réalité en opposition à Dieu et dans la résistance au Saint-Esprit ? (voir par exemple 1 Jean 5.3 et Romains 8.14.)


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    EDSCombiné1T2017- 146 Jeudi 16 mars<< VERSION PDF

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