• EDS – Vendredi 31 mars – Pour aller plus loin

    Lisez Ellen G. White, Jésus-Christ, « L’appel des disciples, » p. 228-234 ; « Une nuit sur le lac », p. 366-372.

    À partir de la reconnaissance de son propre état de péché jusqu’à sa courageuse déclaration : « Toi, tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16.16), en passant par le terrible reniement de son Seigneur, et même par ses triomphes en tant que dirigeant de l’Église, Pierre avait certainement joué un rôle-clé. C’est ainsi qu’il a pu, sous l’inspiration infaillible du Saint-Esprit, écrire ce qu’il a écrit, non seulement en théorie, mais d’expérience. Il connaissait non seulement la grâce salvatrice de Christ, mais aussi sa grâce transformatrice : « Avant sa [celle de Pierre] grande déconvenue, il était intrépide et autoritaire, et parlait à mauvais escient, selon l’impulsion du moment. Il était toujours prêt à corriger les autres et à exprimer son avis avant d’avoir une claire compréhension de lui-même ou de ce qu’il avait à dire.

    Mais Pierre était converti, et ce Pierre converti était très différent du Pierre irréfléchi et fougueux. Tandis qu’il conservait sa ferveur première, la grâce de Christ pondérait son zèle. Au lieu d’être impétueux, sûr de lui, et dans l’exaltation de soi, il était calme, maître de lui-même, et disposé à apprendre. Il était alors en mesure de nourrir les brebis du troupeau du Christ » Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol 5 page 334-335.

    Qui ne se reconnaît pas chez Pierre ? Qui n’a jamais un jour pris courageusement position pour sa foi ? Et qui n’a jamais un jour échoué misérablement ?

    À méditer

    • Même après son reniement indigne de Jésus, Pierre a néanmoins joué par la suite un rôle de premier plan, non seulement dans l’Église primitive, mais dans la foi chrétienne. Qu’est-ce que cela nous indique sur la grâce de Dieu (après tout, il a écrit une partie du Nouveau Testament) ? Quelles leçons peut-on retirer de sa restauration dans la façon dont nous traitons ceux qui, à leur manière, déçoivent le Seigneur ?
    • En classe, évoquez les dangers des compromis pour l’Église. Comment déterminer ce qu’il nous faut prendre et laisser, et quelles choses ne supportent aucun compromis, en aucun cas ? Quels exemples de compromis trouve-t-on dans l’histoire de l’Église qui l’ont menée droit à la catastrophe ? Quelles leçons tirer de ces événements ?
    • Pierre a appris certaines leçons à la dure. En voyant ses erreurs, comment apprendre, mais plus en douceur que Pierre ?

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  • JE VOUS SALUE…

    MARIE, LA SERVANTE DU SEIGNEUR

    Elle devait avoir entre quinze et dix-sept ans. Sa vie ne lui appartenait pas. Comme toutes les jeunes filles de son âge, elle avait espéré épouser un jour quelque beau garçon entrevu lors d’une fête de famille, ou lors de l’une des grandes occasions festives qui rassemblaient tous les gens du village. De sang royal, descendante de David1, elle pouvait espérer un bon parti.

    Mais il en avait été décidé autrement. Marie était promise à Joseph, un veuf d’un certain âge, lui aussi de sang royal2, père de quatre garçons3 et de plusieurs filles4.

    Marie avait aussi des liens de sang avec la lignée sacerdotale, Élisabeth, sa parente, ayant épousé un sacrificateur5. Si le Messie promis et attendu devait naître de cette union, et monter sur le trône, il serait à la fois roi et sacrificateur, ce qui ne s’était encore jamais vu dans l’histoire d’Israël6.

    Que l’ange Gabriel, celui qui avait annoncé au prophète Daniel la venue du Messie au bout de soixante-dix semaines prophétiques7, vienne à la rencontre de Marie est donc dans l’ordre des choses. Le Messie devait être un descendant de David8. Si Marie est troublée par sa salutation, elle n’exprime aucun doute quant au choix de Dieu. Elle s’interroge seulement sur le « comment » de sa conception, car elle n’est que promise, et pas encore mariée9.

    La réponse de l’ange a dû la mettre dans un grand embarras. Comment allait-elle annoncer qu’elle était enceinte du Saint-Esprit ? Qui allait la croire ? Comment Joseph allait-il prendre la chose ? On peut imaginer le dialogue :

    — Joseph, je suis enceinte du Messie.

    — Comment cela ? Tu m’as trahi ? Avec qui as-tu couché ?

    — Avec personne, c’est un ange qui me l’a dit.

    — Un ange ? La belle affaire ! Ce ne sont là que sornettes ! Dis-moi la vérité.

    Et puis, il y a la famille et les habitants de Nazareth. Comment allait-elle les convaincre ? N’allaient-ils pas la considérer comme adultère, puisque les fiançailles assuraient déjà légalement le mariage ? Elle risquait la lapidation.

    Mais Marie est confiante. L’ange n’a-t-il pas dit : Rien n’est impossible à Dieu ? Dans un acte de foi, véritable saut dans le vide, elle déclare : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole !. Et Luc d’ajouter : Et l’ange la quitta10. Comme pour dire : Et maintenant, tu assumes. Marie reste seule face à son destin. En fait, elle reste libre pour pouvoir grandir au travers de sa nouvelle expérience. Pour elle, tout reste à découvrir.

    Joseph, de son côté, ne sait pas trop comment se sortir de cette affaire sans faire de tort à la jeune Marie11. Son sommeil est agité tant la chose lui paraît incroyable. Aussi, un ange l’informe dans un songe que Marie ne divague pas. Marie est bel et bien enceinte du Saint-Esprit12. Heureusement que l’on croyait aux anges à l’époque, car aujourd’hui on prendrait tout cela pour des balivernes ! Enfantillages ? Naïveté ? Pensée magique d’une époque révolue ? Pas tant que cela, car viscéralement inscrit dans la foi chrétienne. Jésus est la Parole faite chair en Marie13.

    Innombrables sont ceux qui vouent un culte à Marie parce qu’elle a porté le Christ en son sein. Jésus étant le Fils de Dieu, on en a même fait la mère de Dieu. Il ne faudrait cependant pas oublier que le privilège de porter le Christ en soi ne lui a pas été réservé à elle seule. Il est vrai qu’elle est la seule à avoir porté physiquement le Fils de Dieu. Mais aujourd’hui, des millions de croyants peuvent porter en eux le Christ ressuscité et glorifié. De l’expérience de Marie, la Bible fait peu de cas. Seuls deux évangiles en parlent. Mais de l’expérience du croyant, tout le Nouveau Testament en fait état. Car désormais, c’est spirituellement qu’il faut juger de tout14.

    Marie a porté en elle le Christ incarné. Toute femme croyante, et finalement quiconque accueille Jésus-Christ dans sa vie, peut se prévaloir de porter en soi le Christ ressuscité et glorifié, selon les termes mêmes de l’apôtre Paul : Christ en vous, (c’est) l’espérance de la gloire15.

    Marie et le temple

    Le mystère de l’incarnation est explicité par l’ange de la manière suivante : L’Esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre16. Les termes employés évoquent la manifestation de Dieu sur le tabernacle du désert lorsque le jour où la Demeure fut montée, la nuée couvrit la Demeure, la tente du Témoignage17. De même que la nuée d’ombre et de lumière couvrait la tente et témoignait de la présence de Dieu, l’ombre de la gloire de Dieu est venue couvrir Marie, et attester de la présence en elle du Fils de Dieu18.

    Ce parallèle entre Marie et la demeure de Dieu permet à l’apôtre Paul d’affirmer aux croyants de Corinthe que leur corps, c’est-à-dire leur personne tout entière, est le temple du Saint-Esprit qui est en eux19. Tous les aspects de notre vie de croyants sont destinés à refléter l’image du Christ ; tous nos actes, à témoigner de l’Esprit du Christ. Être chrétien, c’est une vocation à part entière.

    En apprenant la grâce qui lui était faite, Marie a déclaré : Je suis la servante du Seigneur. Paul dit la même chose en d’autres termes : Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes20. Le langage employé se réfère clairement à celui de l’esclavage antique. À la différence que la condition d’esclave est ici acceptée, accueillie comme une haute vocation. Elle veut se vivre de manière à honorer le maître dont les ordonnances sont définitivement tournées vers tous les humains, sans distinction aucune.

    Marie est le type d’une réalité spirituelle, une réalité dans laquelle l’être nouveau qui se développe au sein du croyant irradie la personne tout entière et l’introduit dans une vie nouvelle. Il convient maintenant de définir cette vie glorieuse que le Christ offre au croyant.

    En choisissant la voie de l’incarnation, le Verbe, le Fils de Dieu, a voulu vivre au plus près des humains. Bien qu’il puisse s’approcher d’eux par des apparitions, au travers de songes ou de visions ; en s’incarnant en Marie, il déplace la religion du temple ou de l’église à la rue. Le Christ est présent au monde au travers de ceux en qui il demeure. Le Christ, frère des hommes, devient frère au travers des hommes.

    Marie et l′Église

    L’Apocalypse de Jean offre une vision souvent reprise dans les sanctuaires dédiés à Marie. Une femme dont la gloire éclaire l’univers apparaît à Jean. Debout sur la lune et couronnée de douze étoiles, elle porte une robe aussi rayonnante que le soleil21. Elle est enceinte du Messie et se prépare à accoucher.

    L’identité de cette femme est multiple. Il peut s’agir d’Ève, dont la postérité est menacée par le serpent22. Ou bien de Marie qui donne naissance au Messie23. Elle représente aussi l’Église dont la « postérité » garde les commandements de Dieu et le témoignage de Jésus24. Autant de symboles qui donnent à la femme en général un rôle décisif dans le plan du salut. C’est, en effet, au symbole d’une femme que la Bible a recours pour représenter le peuple que Dieu chérit25.

    Il ne faut donc pas s’étonner que l’apôtre Paul fasse de même. L’Église est pour lui la fiancée du Christ26. L’image lui permet de comparer l’expérience de l’Église de Corinthe, ouverte à des discours fallacieux d’intégristes judaïsants, à celle d’Ève séduite par le serpent. Ou encore, à la nécessaire dépendance de la communauté des croyants à l’égard du Christ27.

    S’adressant aux Galates, Paul leur dit : Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’accouchement, jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous28.

    L’apôtre se compare à une femme enceinte donnant le jour dans la douleur à des enfants. Dans la douleur, parce que les Galates qu’il a convertis se sont détournés de son enseignement. Aussi, dans la foulée, il compare les Galates à des femmes enceintes, eux aussi portant le Christ en eux, comme Marie.

    Les images sont toujours pour Paul des instruments de sa pensée et non l’inverse. Elles sont souvent polymorphes, c’est-à-dire qu’elles expriment plusieurs choses à la fois, et ne s’embarrassent pas d’une éventuelle incohérence. Il en fait éclater les limites.

    Les croyants ne sont pas amenés à accoucher du Christ, mais c’est l’embryon qui est appelé à envahir l’être tout entier de la mère porteuse. Il ne s’agit plus de reconnaître l’identité de la mère dans l’enfant, mais les modifications opérées dans la mère à l’image de l’embryon qui se développe en elle.

    Marie et le Christ

    L’ensemble de ces rapprochements, la femme, l’Église, la grossesse, donne à la femme, en général, une place privilégiée dans la compréhension du mystère du salut. Toute femme peut reconnaître en Marie, cas unique dans l’histoire, une référence, un type29 de ce qu’elle expérimente elle-même et de ce qui devrait advenir de tout chrétien.

    Soyons clair, incarner le Christ, c’est porter en soi un ministère d’humilité et d’amour. Celui que Jésus a vécu dans la poussière de Palestine. Non parce que cela serait le destin à la fois du Christ et de la femme : une place d’humilité et de soumission, mais d’une part, parce que c’est celle qu’on leur a donnée à l’un comme à l’autre, et d’autre part, parce que c’est celle que le Christ et les femmes ont assumée au cours de leur cheminement dans l’histoire. Ce ne sont pas les dominants qui se reconnaissent le mieux dans le Christ, mais les humbles.

    Ainsi, paradoxe de l’Évangile, le ministère de la femme s’exprime parfaitement dans un ministère de solidarité auprès de tous ceux et de toutes celles qui connaissent le mépris, qui remplissent des fonctions secondaires, qui sont laissés pour compte, parce qu’elle en est le plus proche. Elle porte la vocation de l’Église, parce que dans la société, elle est en symbiose avec les petits et les faibles.

    Non seulement le ministère de la femme est la plus haute des vocations qui ait pu être adressée à un être humain, mais il est le plus crédible et le plus nécessaire, car il est le plus proche de ceux auxquels il s’adresse. Pour être témoin du Christ auprès des femmes, des enfants, des faibles, des petits, des souffrants, il faut avoir avec eux quelque chose en commun. Marie l’a compris en acceptant de remplir sa mission dans l’humilité. « Je suis la servante du Seigneur », avait-elle dit.

    L’apôtre Paul ne s’est pas contenté d’appeler les disciples du Christ à témoigner au travers de leur vie de ce que l’incarnation implique. Il l’a vécu lui-même, se faisant faible avec les faibles30.

    Dans ce monde de violence, de dureté, d’efficacité, de rentabilité, de comptabilité, les femmes, soumises au Christ, peuvent encore rappeler que la plus haute noblesse, c’est de porter le Christ en soi, et de le faire grandir dans les autres.

     Et Marie dit : Je magnifie le Seigneur, je suis transportée d’allégresse en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a porté les regards sur l’abaissement de son esclave. Désormais, en effet, chaque génération me dira heureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses.31

    Je vous salue, Marie(s) ! [Voir plus…]

  • EDS – Jeudi 30 mars – Pierre, dirigeant d’Église

    Pendant le ministère de Jésus, Pierre a souvent assumé un rôle de leader parmi les douze disciples. Il était généralement leur porte-parole. Quand Matthieu fait la liste des disciples, il écrit : « Le premier, Simon, celui qu’on appelle Pierre » (Mt 10.2). Pierre avait aussi un rôle de premier plan dans l’Église primitive. C’est Pierre qui a pris l’initiative de remplacer Judas Iscariot, qui a trahi Jésus (Ac 1.15-25). Le jour de la Pentecôte, c’est Pierre qui a expliqué à la foule qu’elle était témoin du don de l’Esprit, déversé par Dieu sur son peuple (Ac 2.14-36). C’est Pierre qui, arrêté pour avoir parlé de la résurrection des morts, a parlé au Grand Prêtre et à l’assemblée des chefs juifs (Ac 4.1-12). C’est Pierre qui a été guidé vers Corneille, le premier païen à avoir été accepté comme disciple de Jésus (Ac 10.1-48). C’est Pierre que Paul est allé voir pendant quinze jours quand il est venu à Jérusalem après sa conversion (Ga 1.18). En fait, quand il décrit le cercle des disciples de Jésus à Jérusalem à cette époque, Paul identifie trois « piliers » de l’Église : Pierre, Jacques le frère de Jésus, et Jean le disciple bien-aimé (Ga 2.9).

    Lisez Galates 1.18,19 ; 2.9,11-14. Que nous indiquent ces textes sur Pierre, même alors qu’il avait une place si importante dans l’Église primitive ?

    Pierre avait beau être dirigeant d’église, avoir clairement été appelé par le Seigneur (Jésus a dit à Pierre : « Prends soin de mes moutons » [Jn 21.17]), avoir reçu la vision sur le fait de ne « dire d’aucun homme qu’il est souillé ou impur » (Ac 10.28), il n’avait pas pour autant terminé sa croissance.Aux premiers jours de l’Église, presque tous les chrétiens étaient des juifs, dont beaucoup étaient « zélés pour la loi » (Ac 21.20, Colombe). Dans leur interprétation de la loi, le fait de manger avec des Gentils posait problème, car ces derniers étaient considérés comme impurs.

    Quand des juifs chrétiens vinrent voir Jacques à Jérusalem, Pierre cessa de manger avec les Gentils d’Antioche. Pour Paul, ce genre de comportement était une attaque contre l’évangile lui-même. Il voyait les actes de Pierre comme de l’hypocrisie pure et simple, et il n’a pas eu peur de le mettre au défi sur cette question. En fait, Paul a profité de l’occasion pour formuler l’enseignement-clé de la foi chrétienne : la
    justification par la foi seule (voir Ga 2.14-16). Bien qu’appelé par Dieu, Pierre avait encore quelques angles morts à prendre en compte. Comment réagissons-nous quand d’autres cherchent à nous révéler nos « angles morts » ?


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    EDSGuide2T2017 8 Luni 27 mars<< VERSION PDF
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  • Avez-vous adopté une devise pour votre mariage ?

    Une devise, selon Gayle et Mike Tucker, est un principe de vie et d’action qui permet de prévenir les conflits au sein du couple.
    Voici trois catégories de devises proposées par les auteurs :  » Les devises peuvent aider un couple à donner tout son sens à leur mariage.  »

    1. CHOISIR –  » Faire des choix constructifs au quotidien. « 

    2. COMPRENDRE –  » Se comprendre mutuellement jour après jour. « 

    3. COMMUNIQUER –  » Communiquer de façon encourageante par des paroles et des actes. « 


    35 devises pour un mariage heureux
    Gayle et Mike Tucker

    Un ouvrage pour vous aider
    à choisir ou créer vos propres devises et,
    donc, mieux résister à l’épreuve du temps !

  • EDS – Mercredi 29 mars – Renier son Seigneur

    Lisez Luc 22.31-34 ; 54-62. Quelles leçons peut-on tirer des échecs de Pierre ?

    Les intentions de Pierre étaient bonnes. Et, en fait, il a manifesté davantage de courage que les autres disciples. Il a suivi Jésus afin de découvrir ce qui lui arriverait. Mais ce faisant, il a décidé de cacher sa véritable identité. Ce compromis, ce détour du droit chemin, l’a amené à renier son Sauveur trois fois, exactement comme Jésus l’avait prédit. L’histoire de Pierre nous en apprend beaucoup sur les effets potentiellement dévastateurs des compromis. Comme nous le savons, les exemples ne manquent pas dans l’histoire chrétienne de ce qui arrive lorsque les chrétiens font des compromis avec des vérités cruciales. La vie elle-même implique souvent des compromis, et nous devons parfois être disposés à donner et à prendre, mais nous devons rester fermes sur les vérités cruciales. En tant que peuple, nous devons apprendre quelles sont les choses qui ne supportent aucun compromis, jamais, et ce quelles que soient les circonstances (voir par exemple Ap 14.12). D’après Ellen G. White, le compromis et l’échec de Pierre ont commencé à Gethsémané, quand, au lieu de prier, il dormait, et qu’il n’était donc pas prêt spirituellement pour ce qui allait arriver. S’il avait été fidèle dans la prière, écrit-elle, « il n’eût pas renié son Maître » Ellen G. White, Jésus-Christ, page 713.

    Certes, Pierre a échoué lamentablement. Mais aussi grand qu’ait été son échec, la grâce de Dieu a été encore plus grande. « Mais là où le péché a foisonné, la grâce a surabondé. » (Rm 5.20.) C’est le pardon accordé par Jésus qui a fait de Pierre l’un des principaux chefs de l’Église chrétienne primitive. Quelle puissante leçon pour nous tous sur la réalité de la grâce de Dieu. Quelle leçon pour chacun d’entre nous : malgré nos échecs, nous devons persévérer par la foi !

    Certes, Pierre savait ce que signifiait être pardonné. Il savait personnellement ce qu’était l’évangile, car il avait connu non seulement la réalité de son état de péché, mais aussi la grandeur et la profondeur de l’amour et de la grâce de Dieu envers les pécheurs.

    Comment apprendre à pardonner à ceux qui nous ont beaucoup déçus, comme Pierre a déçu Jésus ici ?


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    EDSGuide2T2017 7 Luni 27 mars<< VERSION PDF
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  • Dialogue et rencontre

    Par Jean-Paul Barquon

    Depuis 42 ans, l’Église adventiste du septième jour est présente à la Conférence annuelle des secrétaires des communions chrétiennes mondiales. Beverly B. Beach, John Graz et maintenant, depuis juin 2016, Ganoune Diop ont collaboré et furent nommés l’un après l’autre comme secrétaire général de cette Conférence.

    Cette fonction et cette présence n’ont rien à voir avec une fusion avec un organe religieux quelconque ou avec une orientation d’un mauvais œcuménique. Elle est la possibilité offerte à l’Église adventiste du septième jour de témoigner de son message, de son identité, de son comportement conséquent et de ses actions. Le témoignage adventiste permet aux membres de cette Conférence des communions chrétiennes de faire confiance aux représentants de la Conférence générale des adventistes du septième jour.

    En 1926, l’Église adventiste du septième jour vota dans une déclaration officielle que « la courtoisie chrétienne, l’amitié et la magnanimité » devaient prévaloir dans ses relations avec les autres Églises chrétiennes. Elle affirma : « Nous reconnaissons les organisations qui élèvent Christ devant les hommes comme faisant partie du plan divin pour l’évangélisation du monde, et nous tenons en haute estime les hommes et les femmes chrétiens d’autres confessions qui sont engagés à gagner des âmes au Christ ». Elle réaffirma le même texte en novembre 1988 et l’introduisit dans le Working Policy.

    Il est naturel pour le responsable du département des Affaires publiques et de la liberté religieuse au niveau de la Conférence générale des adventistes du septième jour d’entretenir des relations avec tous les humains d’où qu’ils viennent et quelqu’ils soient. Quoi de plus normal pour des ambassadeurs de représenter dignement le Christ et l’Église, le Royaume et l’espérance. La diplomatie exige le respect des humains rencontrés et la culture des diplomates doit s’exprimer sur différents sujets et variés en relation avec le Royaume, la liberté, les droits de l’homme, le sabbat, etc.

    La revue Conscience et Liberté se doit d’être offerte en expliquant sa ligne éditoriale et sa raison d’être, son contenu et ses développements juridiques au niveau du droit international, de l’histoire de la liberté religieuse, de l’application et de la gestion des libertés publiques dans les différents États, du danger de la non séparation de la religion et de la politique, etc.

    Aussi le représentant de la plus grande dénomination chrétienne, dont l’influence est considérable auprès de plus d’un milliard de catholiques, a-t-il le droit de recevoir la revue Conscience et liberté et d’entendre une explication appropriée de la part des ambassadeurs de la liberté religieuse. Depuis Jean Nusbaum, qui s’était entretenu plusieurs fois avec le pape de son époque (Pie XII), jusqu’à nos jours, il est naturel de rencontrer les hommes d’influence dans le domaine religieux.

    Pourquoi ?

    Pour Jean Nusbaum il s’agissait de tenter d’écarter la réforme du calendrier qui allait se mettre en place à la Société des Nations (ONU). Dans toutes les situations, il est indispensable de se respecter si nous souhaitons que l’on nous respecte. Ce sont là des notions élémentaires dans le cursus des études de diplomatie, de sa pratique et des relations internationales. À plus forte raison pour les ambassadeurs de Jésus-Christ et ses disciples soucieux de la liberté religieuse s’inscrivant dans la liberté de pensée, de conscience et de conviction de tous les hommes, croyants et non croyants.


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  • EDS – Mardi 28 février – Marcher sur l’eau

    Pendant le temps qu’ils ont passé avec Jésus, les disciples ont vu bien des choses remarquables, même si peu d’entre elles rivalisent avec les événements décrits dans Matthieu 14.13-33 ; Marc 6.30-52 et Jean 6.1-21. Jésus s’est servi de cinq petits pains et deux poissons pour nourrir plus de cinq mille personnes. À nouveau, quelles ont pu être leurs pensées après avoir vu une chose pareille ?

    Lisez Matthieu 14.22-33. Quel est la leçon la plus cruciale à tirer de cette histoire pour notre marche personnelle avec le Seigneur ?

    Avec le miracle des cinq mille, ces hommes venaient d’être témoins de la puissance de Jésus d’une manière remarquable. Il avait véritablement le contrôle sur la nature. C’est ce qui a dû en partie pousser Pierre à faire cette demande plutôt audacieuse, voire présomptueuse : « Si c’est toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14.28). Quelle merveilleuse expression de foi !

    Jésus a alors reconnu la foi de Pierre, et lui a dit de s’approcher. Pierre l’a fait, encore une expression de sa foi. Marcher sur l’eau par temps calme, c’était déjà quelque chose, mais c’est par une mer agitée que Pierre s’est avancé. Ce qu’on retient généralement de cette histoire, c’est qu’il ne faut pas quitter Jésus des yeux. Mais il y a plus. Pierre avait certainement confiance en Jésus, sinon il n’aurait pas demandé une chose pareille, vu ce qu’elle impliquait pour lui. Pourtant, après avoir agi, il a commencé à avoir peur, et il s’est mis à couler. Pourquoi ? Jésus n’aurait-il pas pu maintenir Pierre à la surface, malgré la peur qu’avait ce dernier ?

    Pourtant, Jésus a laissé Pierre atteindre le stade où il ne pouvait plus rien faire d’autre que crier dans son impuissance : « Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14.30). Jésus a alors tendu la main et a fait ce que Pierre lui avait demandé. Jésus lui « tendit la main, le saisit » (Mt 14.31), alors qu’il aurait simplement pu le maintenir à la surface sans contact physique. Ce fait a certainement aidé Pierre à comprendre qu’il lui restait encore beaucoup à apprendre pour dépendre de Jésus. Nous pouvons commencer avec une grande foi, confiants en la puissance de notre Seigneur, mais quand la situation devient périlleuse, souvenons-nous des paroles de Jésus : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mt 14.31).


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  • EDS – Lundi 27 mars – Confesser le Christ

    L’un des grands moments de l’histoire de Jésus a lieu lors d’un dialogue avec Pierre. Jésus vient d’avoir affaire à quelques scribes et pharisiens qui l’ont mis au défi de leur donner un signe, quelque chose qui prouverait son identité (voir Mt 16.1-4). Plus tard, de nouveau seul avec les disciples, Jésus parle des deux miracles qu’il a faits, quand il a nourri des milliers de gens avec seulement quelques pains et quelques poissons. Tout cela, il l’a fait en mettant en garde les disciples contre le « levain des pharisiens et des sadducéens » (Mt 16.11).

    Lisez Matthieu 16.13-17. Que se passe-t-il ici ? Que signifient les paroles que Pierre adresse à Jésus ?

    Ici, Pierre s’exprime avec beaucoup d’aplomb sur sa foi en Jésus. Et il est clair, d’après Mt 16.20, que cette confession de Christ comme Messie était également partagée par les autres. Ce fut un tournant dans le ministère de Jésus, même si les disciples, y compris Pierre, avaient encore beaucoup à apprendre. « Les disciples s’attendaient toujours à ce que le Christ régnât en qualité de prince temporel.
    Ils pensaient que bien qu’il eût si longtemps caché son dessein, il ne resterait pas toujours dans la pauvreté et l’obscurité ; le temps approchait où il établirait son royaume. Que la haine des prêtres et des rabbins fût invincible, que le Christ dût être rejeté par sa propre nation, condamné comme séducteur et crucifié comme un malfaiteur, une telle pensée n’entrait pas dans l’esprit des disciples. » Ellen G. White, Jésus-Christ, page 410.

    Dès que les disciples reconnaissent Jésus comme le Messie, Jésus commence à enseigner qu’il doit souffrir et mourir (voir Mt 16.21-23), idée inacceptable pour Pierre. Pierre va jusqu’à « réprimander » Jésus. Alors Jésus se tourne vers Pierre et lui dit : « Arrière de moi, Satan » (Mt 16.23, Colombe). C’est l’une des paroles les plus dures qu’il ait dites à quelqu’un durant son ministère. Et cependant, il l’a fait pour le bien de
    Pierre. Les paroles de Pierre n’étaient que le reflet de ses propres désirs, sa propre attitude égoïste, de ce qu’il voulait, lui. Jésus a dû l’arrêter tout de suite (et bien que Jésus s’adressait en fait à Satan, Pierre a compris le message). Pierre avait besoin d’apprendre que servir le Seigneur impliquerait de souffrir. Ses écrits ultérieurs montrent qu’il avait compris la leçon (voir 1 P 4.12).

    Vos aspirations personnelles sont-elles souvent en conflit avec la volonté de Dieu pour vous ? Comment savoir que faire dans ce genre de situations ?


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    EDSGuide2T2017 5 Luni 27 mars<< VERSION PDF
  • EDS – Dimanche 26 mars – Éloigne-toi de moi

    La première fois que nous rencontrons Pierre, il est pêcheur sur la mer de Galilée (Mt 4.18 ; Marc 1.16 et Lu 5.1-11). Il vient de travailler toute la nuit sans attraper un seul poisson. Mais alors, lui et ses compagnons obéissent à Jésus, qui leur ordonne  de retourner pêcher. Comme ils ont dû être stupéfaits d’attraper tant de poissons que leurs bateaux s’enfonçaient ! Qu’ont-ils pu penser après ce miracle ?

    Lisez Luc 5.1-9. Que nous révèlent les paroles de Pierre à Jésus dans Luc 5.8 sur son caractère ? Autrement dit, quels indices nous donnent-elles sur son état spirituel ?

    Pierre a dû être impressionné par ce qu’il savait de Jésus. Même avant ce miracle, quand Jésus a dit au groupe de jeter les filets, Pierre, bien qu’incrédule car bredouille, a déclaré : « Sur ta parole, je vais jeter les filets ». Il semble que Pierre savait déjà certaines choses sur Jésus, et c’est ce qui l’a poussé à obéir. En effet, les indices laissent entendre que Pierre avait déjà été avec Jésus pendant quelque temps avant cela. Luc 5.3 est peut-être une clé. Ce verset décrit ce qui a lieu avant le miracle des poissons. « Il monta dans l’un de ces bateaux, qui était à Simon, et il lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit, et du bateau il instruisait les foules. » Peut-être la parole de Jésus avait-elle fait une première impression très forte sur Pierre.

    Cependant, après le miracle, Pierre a perçu davantage encore en Jésus quelque chose de saint, contraire à sa propre nature pécheresse. La prise de conscience de Pierre et sa volonté d’admettre publiquement qu’il était pécheur montrent combien il était réceptif au Seigneur. Pas étonnant qu’il ait été appelé ! Malgré ses fautes, qui étaient nombreuses, Pierre était un homme spirituel, qui était prêt à suivre le Seigneur, à tout prix.

    Lisez Luc 5.11.
    Quel est le principe crucial de ce texte ? Que nous indique ce texte sur le genre d’engagement que Jésus demande ?
    En outre, que nous révèle-t-il sur le fait que ces pêcheurs étaient prêts à tout abandonner alors que leurs filets étaient pleins ?


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  • EDS – Samedi 25 mars – QUI ÉTAIT PIERRE ?

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Lu 5.1-11 ; Mt 16.13-17 ; Mt 14.22-33 ; Lu 22.31-34 ; Lu 54-62 ; Gal 2.9 ; 2.11-14

    Verset à mémoriser :
    « Mais en voyant que le vent était fort, il eut peur, et, comme il commençait à couler, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !
    Aussitôt Jésus tendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14.30,31)

    Pierre est l’auteur des deux livres qui portent son nom (1 et 2 Pierre). Il faisait partie des premiers disciples de Jésus. Il a suivi Jésus pendant le ministère du Seigneur sur terre. Et il fut l’un des premiers disciples à voir le tombeau vide. Pierre avait ainsi vécu quantité d’expériences dont il pouvait, poussé par le Saint-Esprit, s’inspirer pour écrire ces puissantes lettres. « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux. » (2 P 1.16, Colombe.)

    Pierre apparaît souvent dans les Évangiles, aussi bien dans ses triomphes que dans ses échecs. Il était le porte-parole habituel des disciples dans leurs échanges avec Jésus. Après la résurrection et l’ascension, Pierre est devenu un dirigeant important de l’Église primitive. Le livre des Actes parle de lui, tout comme le livre de Galates. Plus important encore, Pierre savait ce que c’est que de faire des erreurs, d’être pardonné, et d’avancer par la foi et dans l’humilité. Ayant vécu la grâce de Dieu personnellement, il demeure une voix puissante pour tous ceux d’entre nous qui ont également besoin de connaître cette même grâce.


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    EDSGuide2T2017 3 Samedi 25 mars<< VERSION PDF