• Martin Luther – Portrait d′une vie

     

    Par Christian LUTSCH
    Pasteur pour la jeunesse adventiste à Bad
    Aibling, Bavière (Allemagne)

    Martin Luther, né le 10 novembre 1483 à Eisleben, était le fils de Hans et Marguerite Luther (Luder). Son père était mineur et acquit plus tard le statut de bourgeois, permettant à Martin de suivre des études supérieures. Entre 1490 et 1501, il fréquenta trois écoles différentes où il apprit le latin. Par la suite, jusqu’en 1505, il étudia les « sept arts libéraux1 » à l’université d’Erfurt. Son père souhaitait qu’il suive des études de droit, d’où la nécessité de ce premier cycle d’étude. C’est au printemps 1505 que Luther commença à étudier le droit.
    À l’époque, la société était sous l’emprise de l’Église. Tout événement était associé à Dieu, qui lui, en revanche, semblait être inaccessible. Le 2 juillet 1505, Luther fut surpris par un violent orage en plein champ. Saisi par la peur de mourir, il s’imaginait vivre ses derniers instants avant d’être traduit devant le tribunal divin. Sans aucun espoir, il cria : « Aide-moi, sainte Anne, je veux devenir moine ! »


    Seulement deux semaines plus tard, en quête du salut éternel, Luther entra dans une confrérie augustinienne – ce qui creusa un fossé entre son père et lui pendant deux années. Au monastère, il s’exerça à la piété et aux bonnes oeuvres. Mais à force de faire pénitence, il prit davantage conscience de ses erreurs. Il passait constamment de la faute à la pénitence. Luther était tourmenté par une question en particulier : comment inciter Dieu à la miséricorde ? Mais, ni son éducation ni son guide spirituel, Johann von Staupitz, ne surent lui donner une réponse. Le chemin vers la Réforme était marqué par la douloureuse expérience de son échec.

    Dieu dans cette histoire

    Son esprit vif et sa recherche constante d’un Dieu miséricordieux le conduisirent, sur la recommandation de Johann von Staupitz, à l’université de Wittenberg en 1508. C’est là qu’il étudia la théologie, et plus particulièrement les doctrines des Pères de l’Église ainsi que de théologiens contemporains et leur façon de percevoir Dieu. Quatre ans plus tard, Luther, après avoir obtenu son doctorat en théologie, devint titulaire de la chaire en Lectura in Biblia (interprétation de la Bible) – d’abord pour les Psaumes et les lettres de Paul. En tant que « docteur de la loi » et curé, il était en partie responsable de la doctrine ecclésiale.

    Cependant, Luther ne se comptait pas parmi les autorités magistérielles de l’Église. Même en tant qu’enseignant et curé, il demeurait humble en se soumettant aux messages divins dans la Bible : « (…) je me suis contenté de pousser en avant, de prêcher et d’écrire la Parole de Dieu. Je n’ai rien fait d’autre. Mais l’effet a été tel que lorsque je dormais ou buvais de la bière de Wittenberg avec Philippe Amsdorf, la papauté s’est affaiblie davantage que sous les coups qu’un prince ou un empereur aurait pu lui porter. Je n’ai rien fait ; la Parole a fait et réalisé toute chose… J’ai laissé agir la Parole ! En somme, je veux la prêcher, je veux la proclamer, je veux l’écrire 2 (…). » Ainsi, Luther avait consacré sa vie tout entière et ses actions à l’interprétation de la Parole d’un Dieu qu’il continuait à chercher.

    C’est dans l’étude de la Bible que se trouve « la racine de la Réforme, dans la mesure où celle-ci a une part constitutive dans la biographie de Luther3 ».

    Début et percée de la Réforme

    L’affichage des 95 thèses à Wittenberg le 31 octobre 1517 est considéré comme étant l’événement principal de la Réforme, célébré jusqu’à aujourd’hui, le jour de la « Fête de la Réformation ». On dit souvent que Luther, dans ses thèses, avait opposé l’autorité du Pape à l’autorité de la Bible. Cependant, Luther n’y cite qu’un seul verset biblique, et ce dès le début : « Repentez-vous ! » (Matthieu 4.17). Ce fut le point de départ de la dispute. Ni plus ni moins. Luther attaquait les indulgences car en mettant de côté la repentance, celles-ci procuraient une fausse sécurité. Le pécheur repentant devrait répondre de ses… [Voir plus…]

  • EDS – Mardi 21 février – Le but des dons spirituels

    Lisez Romains 12.3-8 et Éphésiens 4.8-12. À quoi servent les dons spirituels que Dieu nous fait ?

    Les dons spirituels étaient clairement donnés pour le service, et non pour notre sanctification. Ce ne sont pas des « trucs » miraculeux pour satisfaire notre curiosité, et ils ne sont pas non plus accordés comme un antidote à la monotonie. Nous pensons souvent que les dons du Saint-Esprit comblent nos besoins spirituels, ou nous donnent les moyens d’avancer dans notre marche avec Dieu. Par conséquent, nous considérons les dons de l’Esprit comme centrés sur le chrétien plutôt que christo-centrés. Nous sommes davantage focalisés sur nous que sur Dieu. Quand nous essayons de retrouver une perspective christo-centrée des dons spirituels, nous prenons conscience que les dons que Dieu fait accomplissent de multiples objectifs divins : ils sont donnés pour l’avancement de l’unité de l’Église et l’édification de l’Église (Ep 4.12-16). Ils sont donnés pour poursuivre le ministère que Dieu a donné à l’Église (Ep 4.11,12). Et en fin de compte, ils sont donnés pour glorifier Dieu (1 P 4.10,11).

    C’est la raison pour laquelle les dons ne sont jamais donnés pour nous faire plaisir. Ils servent à édifier les autres (1 P 4.10 ; 1 Co 14.12,26). Ils sont donnés pour un bénéfice spirituel et l’édification de toute l’Église. C’est une tragédie quand les dons de Dieu, qui sont censés nourrir l’unité dans l’Église, sont mal utilisés, de sorte qu’ils servent à élever certains individus. Quand cela arrive, l’importance de ces personnes devient illégitime. Cela nourrit la désunion et laisse le champ libre à la division. Nous pensons trop souvent aux dons spirituels comme à des talents ou des capacités que nous recevons. Les talents sont certes impliqués dans les dons spirituels, mais nous devons garder à l’esprit qu’en accordant un don spirituel, le Saint-Esprit donne également une tâche ou un ministère spécifique qui va avec (1 P 4.10). Ainsi, on pourrait dire que les dons spirituels sont certaines capacités données de manière surnaturelle par Dieu à travers le Saint-Esprit. Ces dons équipent la personne pour un type de service donné, et ce, afin d’édifier l’Église. Pour atteindre ce but suprême, divers dons sont nécessaires.

    Selon vous, pourquoi l’un des principaux objectifs des dons est-il l’unité de l’Église ? Comment les croyants avec différents dons peuvent-ils viser l’unité dans l’Église ?
    Que doit-il se passer pour que les différents dons dans l’Église deviennent une bénédiction plutôt qu’une source de division ?


    VOTRE GUIDE EDS ICI 
    EDSCombiné1T2017- Mardi 21 février<< VERSION PDF

    Fichier audio MP3 ci-dessous