• Réformer – Protester – Dialoguer

    La Faculté adventiste de théologie (FAT) de Collonges, avec la collaboration du Campus et de son Église locale, participera à cette célébration par l’organisation d’un événement spécial, les 17 et 18 mars 2017. Elle saisira cette occasion pour proposer de nouveaux prolongements aux idées réformées, et pour faire dialoguer des personnalités venant d’horizons divers sur les effets de la Réforme dans leurs confessions respectives.

    Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther placardait sur les portes de l’église du château de Wittemberg ses 95 thèses condamnant les indulgences dont l’Église usait et abusait. Cette action est considérée comme le point de départ de la Réforme protestante. Cinq cents ans plus tard, un grand nombre de chrétiens célèbrent le Jubilé de la Réforme en 2017. Cette année est jalonnée d’événements régionaux et nationaux. Plusieurs universités adventistes dans le monde organiseront des colloques, symposium, et séminaires. (Du 9 au 12 mai 2016 s’est tenu un colloque à l’Université adventiste de Friedensau avec 18 intervenants. Au campus adventiste de Collonges, ce sera en mars prochain et l’Université Andrews organisera un symposium d’excellente qualité du 12 au 15 octobre 2017).

    La Fédération protestante de France diffusera son programme avec différentes manifestations en France à Strasbourg et à Paris (voir ci-contre). Cette manifestation à Collonges, dont l’accès est gratuit, est proposée à toute personne ouverte au dialogue entre chrétiens dans le respect et la valorisation de chacun.

    Retrouver les détails de l’événement et des possibilités d’accueil réservations de chambre ou de repas : voir site web : www.campusadventiste.edu/vieetudiante/week-end-reforme-69.html

    Source : Revue Adventiste de février 2017 - page 18

    1517 – 2017 | LES 500 ANS DE LA RÉFORME PROTESTANTE

    LE GRAND ESPOIR – ELLEN G. WHITE
    Plus qu’un simple ouvrage, il est l’empreinte du passé, du présent et de l’avenir.

    • Luther se sépare de Rome
    • Luther devant la diète de Worms
    • Le réformateur suisse
    • Les progrès de la réforme en Allemagne
    • La protestation des princes
    • La Réforme en France…
    • etc…

     

     

  • EDS – Mardi 28 février – Le Saint-Esprit unit l′Église à travers la Parole de Dieu

    Lisez Ac 17.11 et Jn 5.39,46,47 ; Jn 8.31,32. Quelle est la marque distinctive d’un véritable disciple de Christ ? Pourquoi la Bible est-elle si indispensable pour nous montrer Christ et nous aider à le suivre fidèlement ?

    C’est d’abord par la Parole écrite de Dieu que le Saint-Esprit nous unit à Christ. La Bible est une source fiable pour connaître Jésus et la volonté de Dieu. C’est pourquoi lire la Bible et la mémoriser est si important. La Bible fait autorité pour discerner la vérité de l’erreur spirituelle. Paul a fait l’éloge des Béréens qui étaient « courtois » (Ac 17.11, TOB) car ils étudiaient et sondaient les Écritures avec empressement afin de découvrir si ce qu’ils avaient entendu était exact.
    Toute réforme et tout réveil spirituel, qu’il soit individuel ou collectif, avec l’Église, doit être fondé sur les Écritures. La Bible est la fondation sur laquelle notre foi est bâtie. Et l’amour de Jésus et pour sa Parole écrite est le lien qui nous unit.

    Lisez Jn 17.17-21. Jésus parle ici de l’unité comme une marque distinctive du discipulat chrétien.
    D’après Jn 17.17, quelle est la base de cette unité ?

    La Parole de Dieu est vérité (Jn 17.17 ; Ps 119.160). L’unité de l’Église, c’est l’oeuvre de l’Esprit avec et par la Parole de Dieu. Le Saint-Esprit ne nous amènera jamais à douter, à critiquer, à aller au-delà ou en deçà des enseignements bibliques. Au contraire, il nous fait apprécier l’autorité divine des Écritures. Le Saint-Esprit ne nous éloigne jamais de la Parole écrite, pas plus que de la Parole vivante. Au contraire, il nous garde dans une soumission constante, consciente et volontaire aux deux. La Bible est la source principale de toute unité théologique dans le monde. Si nous devions amoindrir ou affaiblir notre foi absolue en la Bible comme étant la Parole de vérité de Dieu pour nous, l’unité de l’Église serait détruite.

    Combien de temps passez-vous dans la Parole ? Plus important encore, comment apprendre à vous soumettre à ses enseignements ?


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  • Sola Scriptura : les réformateurs et Ellen G. White

    Par Alberto R. TIMM
    Directeur adjoint du White Estate,
    Silver Spring, Maryland, États-Unis

     

    Le christianisme postapostolique a perdu beaucoup de son identité biblique d’origine sous l’influence paganisante de la culture gréco-romaine. Dans la méthode allégorique d’Alexandrie, de nombreux interprètes chrétiens ont trouvé suffisamment d’espace pour accommoder l’Écriture au syncrétisme de la culture populaire. L’acceptation de cette méthodologie herméneutique a commencé à éroder plusieurs doctrines bibliques du christianisme dominant. En elle-même, la méthode allégorique aurait pu conduire l’Église chrétienne à une telle interprétation pluraliste de l’Écriture que son identité religieuse aurait fini par disparaître complètement. Mais l’Église de Rome a saisi l’occasion de ce subjectivisme religieux herméneutique et de l’influence socio-politique de l’Empire romain pour s’établir comme la seule véritable interprète de l’Écriture.

    Petit à petit, de nombreuses « traditions apostoliques » extrabibliques ont refaçonné l’interprétation de l’Écriture et les enseignements de l’Église. Augustin a même confessé : « Pour ma part, je ne croirais pas en l’Évangile si je n’étais pas mû par l’autorité de l’Église Catholique1 ». Thomas D’Aquin argumentait que : « L’objet formel de la foi est la Vérité Première, telle qu’elle se manifeste dans la Sainte Écriture et l’enseignement de l’Église, qui viennent de la Vérité Première2».

    Plus tard, le Concile de Trente, dans sa quatrième session (1546), affirmait que toutes vérités salvatrices et toutes règles de conduite sont contenues « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites… préservés dans l’Église Catholique ». À la « sainte mère Église » appartient l’autorité de juger le « véritable sens et la véritable interprétation » des Saintes Écritures3. En conséquence, les intérêts ecclésiastiques ont supplanté la vraie fidélité à la Parole de Dieu et ont érigé une forte tradition herméneutique non biblique. Déjà, au Moyen Age, les pré-réformateurs comme John Wycliffe, Jean Hus, Jérôme de Prague et les Vaudois ont tenté de restaurer l’autorité de l’Écriture au-dessus des traditions religieuses et des décisions ecclésiastiques. Bien que très limitées dans leur perspective, ces tentatives ont préparé le chemin à la grande Réforme herméneutique et ecclésiastique du XVIe siècle.

    Cet article examine brièvement comment les réformateurs du XVIe siècle ont utilisé le principe Sola Scriptura pour répondre à la prétention catholique romaine d’être l’unique et véritable interprète de l’Écriture, et comment Ellen G. White a, à la fois, mis en avant et appliqué ce principe dans ses explications de l’Écriture4. Ces données peuvent fournir un cadre utile pour comprendre le rôle crucial d’Ellen White à la fin des temps pour élever le principe Sola Scriptura.

    La réponse protestante : le principe Sola Scriptura La Réforme du XVIe siècle a été d’abord et avant tout une réforme herméneutique, qui a entraîné une réforme ecclésiastique. L’un des principes directeurs du mouvement a été le principe Sola Scriptura, qui impliquait : 1) la reconnaissance théorique des Écritures comme étant l’unique source de foi et de pratique en matière de religion ; et 2) l’application pratique de ce principe dans l’interprétation concrète de l’Écriture. À propos de la perspective théorique, Luther a clairement déclaré : « C’est pourquoi, l’Écriture est sa propre lumière. Il est bon que l’Écriture s’interprète elle-même5 ». Devant la diète de Worms (1521), Luther a affirmé qu’il « n’acceptait ni l’autorité des papes, ni celle des conciles, parce qu’ils se sont contredits les uns les autres ». À moins d’être « convaincu par l’Écriture et par la raison », il ne se rétracterait jamais6.

    Jean Calvin, quant à lui, a argumenté de manière plus explicite que « ceux que le Saint-Esprit a enseignés intérieurement s’appuient, en vérité, sur l’Écriture », et que « l’Écriture s’authentifie elle-même ; et, en conséquence, il n’est pas juste de la soumettre à la preuve et au raisonnement7 ». De même, l’article 6 des Trente-neuf articles de l’Église d’Angleterre (1571) dit : « La Sainte Écriture contient toutes les choses nécessaires au salut : de sorte que, quoi que ce soit qui ne s’y lise ou qui ne puisse être prouvé par elle ne peut être requis d’aucun homme pour qu’il y croie comme à un article de foi, ou pour qu’il pense que c’est souhaité ou nécessaire à son salut8 ».

    […]

    Différentes tentatives ont été réalisées pour définir les relations entre les Écritures inspirées et les autres déclarations ou écrits chrétiens non inspirés. Par exemple, la Formule de Concorde, une forte déclaration luthérienne (1577), a proposé « trois niveaux d’autorité12 » :

    1. les Écritures prophétiques et apostoliques de l’Ancien et du Nouveau Testaments, qui constituent « la seule véritable norme par laquelle les enseignants et les enseignements doivent être jugés » ;
    2. « La véritable doctrine chrétienne », formulée d’après la Parole de Dieu dans les trois crédos oecuméniques – le Symbole des Apôtres, le Crédo de Nicée et le Crédo d’Athanase -, ainsi que la confession de foi et les articles doctrinaux luthériens ;
    3. « D’autres livres bons, utiles et purs, expliquant les Saintes Écritures, réfutant les erreurs et expliquant les articles de la doctrine13 ».

    [Voir plus…]

  • EDS – Lundi 27 février – Le Saint-Esprit nous unit par le baptême

    Lisez 1 Co 12.13. En quoi le baptême nous unit-il à Christ et à l’Esprit ?

    C’est le Saint-Esprit qui nous unit en un seul corps de croyants. L’entrée publique dans le royaume spirituel de Christ se fait par le baptême. Nous sommes baptisés en un corps d’Église spécifique. Ainsi, le baptême a une dimension collective et d’importantes implications collectives. En tant que disciples de Christ, nous ne pouvons pas vivre par nous-mêmes. Nous avons tous besoin de soutien, d’encouragement, et d’aide de la part des autres. Et nous ne pouvons certainement pas accomplir la mission divine seuls.
    C’est pourquoi Dieu a créé l’Église. Suivre Christ signifie le suivre dans la communion avec les autres croyants. Ainsi, le baptême et l’Église ont une composante visible.

    Lisez Ro 6.3-7. Que symbolise le baptême biblique ?

    Le fait d’être enseveli avec Jésus-Christ par le baptême et d’être ressuscité en une nouvelle vie de communion avec Jésus notre Seigneur et Sauveur symbolise la crucifixion de l’ancienne vie ainsi que la confession publique de l’acceptation de Christ comme Sauveur personnel. « Le baptême, c’est la renonciation solennelle au monde. Le moi est mort à la vie de péché. Les eaux recouvrent le baptisé, et dans la présence de l’univers céleste, le serment mutuel est fait. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, l’homme est étendu dans sa tombe d’eau, enseveli avec Christ dans le baptême, et ressuscité en sortant de l’eau pour vivre la nouvelle vie de loyauté envers Dieu. » Ellen G. White, Comments, The SDA Bible Commentary , vol. 6, p. 1074.

    Le baptême est une étape solennelle par laquelle doivent passer tous ceux qui veulent être reconnus comme étant soumis à l’autorité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Autrement dit, le baptême marque la véritable repentance, la crucifixion de la vieille nature, et il marque la nouvelle naissance, ou conversion. Il inclut également des obligations contractuelles mutuelles. Le croyant promet d’être fidèle à Dieu et à ses commandements, et Dieu garantit que nous pouvons dépendre de son aide chaque fois que nous en avons besoin.

    Êtes-vous baptisé ?
    Dans le cas contraire, qu’est-ce qui vous empêche de suivre Christ dans le baptême ?

    Si vous avez été baptisé par immersion, en quoi votre alliance a-t-elle eu un impact sur votre marche spirituelle avec Jésus ?


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  • EDS – Dimanche 26 février – Le Saint-Esprit nous unit à Christ

    Le Saint-Esprit nous unit de multiples manières. Nous n’existerions pas en tant qu’Église si le Saint-Esprit ne nous unissait pas d’abord à Christ. Christ est le chef de l’Église (voir Ep 1.22,23 ; 5.23). À travers le Saint-Esprit, nous sommes en effet unis à Christ lui-même. Être uni à Christ constitue la base de toutes les bénédictions liées au salut, car tout ce que nous avons dans le Seigneur vient de lui. Notre adoption comme fils et filles de Dieu, notre justification aussi bien que notre sanctification, notre vie victorieuse du péché et notre glorification finale, nous recevons tout cela grâce à notre union avec Christ. Ainsi, c’est lui la fondation de toute notre expérience chrétienne.

    Lisez Ep 2.18 ; 20-22 et 1 P 2.6,7. Que nous indiquent ces textes sur le rôle de Christ et du Saint-Esprit dans la création de l’Église ?

    Par l’intermédiaire de l’Esprit, nous avons accès à Dieu le Père. Jésus est le Rocher, la fondation de notre salut, et celui sur qui toutes les autres parties de l’édifice sont bâties. L’oeuvre de l’Esprit à un niveau individuel donne alors naissance à une communauté de foi particulière : l’Église. Quand nous avons connu l’expérience du salut par la foi en Jésus Christ seul, et que nous avons été touchés par l’amour de Dieu, il y a une « communion du Saint-Esprit » (2 Co 13.13, Colombe) dans l’Église. Les croyants sont édifiés en une nouvelle maison spirituelle de Dieu, « dans l’Esprit » (Ep 2.22). En tant que disciples de Christ, nous devons être fervents dans la conservation de « l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4.3). De toutes les manières possibles, sans compromettre ce qui ne doit pas l’être, nous avons besoin de rechercher l’unité dans la communion avec les croyants.

    Lisez Colossiens 3.12-14.
    Comment manifester ces qualités et contribuer à l’unité dans l’Église ?
    Pourquoi ces attributs sont-ils si essentiels pour l’unité de l’Église ?


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    EDSCombiné1T2017-114 Dimanche 26 février<< VERSION PDF

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  • EDS – Samedi 25 février – LE SAINT-ESPRIT ET L’ÉGLISE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Ep 1.22,23 ; 1 Co 12.13 ; Rm 6.3-7 ; Ac 17.11 ; Ep 4.5,6 ; Ac 2.4-11.

    Verset à mémoriser :
    « En vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, tout comme vous avez été appelés dans une seule espérance, celle de votre appel ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. » (Ep 4.3-5.)

    Parfois, nous pensons que le Saint-Esprit est à l’oeuvre uniquement au niveau individuel dans la vie des croyants. Mais cette oeuvre, chez les individus, constitue la base d’une communauté de foi. Le Saint-Esprit est responsable en fin de compte de l’existence de l’Église de Christ.
    Nous sommes souvent tentés de penser que l’Église existe et grandit grâce à nos différentes activités missionnaires et d’évangélisation. C’est vrai que Dieu veut accomplir ses plans glorieux pour l’Église, et il veut le faire avec notre concours. Mais la véritable raison d’être de l’Église ne se situe pas au niveau de ce que nous faisons, ni dans les conséquences de l’efficacité de notre organisation et de notre administration, bien que ces aspects soient importants. L’Église existe grâce à ce que Dieu a déjà fait et continue à faire pour nous à travers le Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit qui crée une communauté et une communion spirituelle qui ont la Parole de Dieu comme seule autorité de foi et de pratique. La Bible, inspirée par l’Esprit, est le fondement de l’unité théologique de l’Église. Sans l’oeuvre de l’Esprit, l’Église n’existerait pas et ne pourrait pas continuer à accomplir sa mission d’unité.


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    EDSCombiné1T2017-113 Samedi 20 février<< VERSION PDF

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  • EDS – Vendredi 24 février – Pour aller plus loin

    Lisez Ellen G. White, Le grand espoir, p. 375-379, 435-441.

    Certains posent la question : « Pourquoi ne voit-on pas le même genre de miracles, comme les guérisons miraculeuses, aujourd’hui, comme au temps de la Bible ? » D’abord, nous entendons bien parler d’histoires miraculeuses. Deuxièmement, quand on lit la Bible, on peut avoir l’impression que les miracles arrivaient sans cesse. Mais nous n’avons cette impression que parce que les auteurs ont été poussés par le Saint-Esprit à raconter les événements cruciaux dans l’établissement de l’Église primitive ; or, ces événements comprenaient souvent des miracles. On peut imaginer que dans la majorité des cas, et la plupart du temps, les choses étaient à l’époque comme elles sont aujourd’hui : des gens qui étudient la Parole de Dieu et qui répondent ensuite au Saint-Esprit.

    Et enfin, Ellen G. White a écrit : « La méthode du Christ consistait à prêcher la Parole et soulager les souffrances par des guérisons miraculeuses. Il m’a été montré que nous ne pouvons travailler de la même manière aujourd’hui, parce que Satan déploiera son pouvoir en opérant des miracles. Aujourd’hui, les serviteurs de Dieu ne peuvent travailler au moyen de miracles parce que de fausses guérisons seront opérées, qui seront attribuées à Dieu. C’est pour cette raison que le Seigneur nous a enseigné comment accomplir une oeuvre de guérison physique associée à la prédication de la Parole. Des instituts sanitaires doivent être établis, auxquels doivent être attachés des ouvriers capables d’accomplir une oeuvre missionnaire médicale de bon aloi. Ainsi, les personnes qui se feront soigner dans ces établissements seront placées sous une influence préservatrice. » Ellen G. White, Messages choisis, vol. 2 p. 62.

    À méditer

    • Quelle est la différence entre le fruit de l’Esprit et les dons de l’Esprit ?
    • En quoi la compréhension que les dons sont accordés par un Dieu aimant et sage nous aide-t-elle à apprécier les différents dons dans notre Église ?
    • Pourquoi les guérisons miraculeuses et les miracles ne sont-ils pas en soi des guides sûrs pour déterminer où se trouve la vérité ? Que faut-il d’autre, en plus de ces dons ?
    • « Par la grâce qui m’a été accordée, je dis à chacun d’entre vous de ne pas entretenir de prétentions excessives, mais de tendre à vivre avec pondération, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a donnée en partage. » (Rm 12.3.) Quel avertissement crucial nous est donné ici ? Jusqu’où peut-on entretenir des « prétentions » sans qu’elles soient « excessives » ?

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    EDSCombiné1T2017- 106 Vendredi 24 février<< VERSION PDF

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  • EDS – Jeudi 23 février – Le Saint-Esprit et le don de discernement

    Lisez 1 Corinthiens 12.10 ; 14.29 et 1 Jean 4.1-3. Pourquoi le don de discernement est-il important ?

    Il y a bien d’authentiques dons spirituels présents dans l’Église, mais la Bible nous avertit de ne pas croire tout esprit, mais plutôt d’éprouver les esprits selon trois critères : leur conformité à la Bible, leur cohérence, et l’exaltation de Jésus comme Seigneur (1 Co 12.10). Car tout ce qui prétend venir de Dieu n’est pas vraiment de Dieu. Nous sommes avertis qu’il y a des puissances démoniaques qui cherchent à induire l’Église en erreur, avec des contrefaçons démoniaques des dons authentiques de l’Esprit, comme les fausses doctrines, les fausses prophéties, des visions mensongères, du parler en langues contrefait, des puissances de guérison occultes, des signes et des prodiges trompeurs, etc. Certaines personnes qui acceptent la validité des dons pour aujourd’hui ont cependant trop insisté sur certains dons et ont accordé une importance injustifiée à la présence de signes et prodiges particuliers. Chose intéressante : Paul parle du don de discernement juste après avoir mentionné le don « d’opérer des miracles » et le don de « parler en prophète », et avant de mentionner le don des langues (1 Co 12.10).

    Afin de préserver l’Église dans la vérité et l’unité, et d’empêcher les membres de suivre de faux prophètes et d’être trompés par de faux signes et de faux miracles, Dieu donne à l’Église le don du discernement. La maturité et la connaissance biblique, ainsi que la fidélité à la Parole de Dieu par la foi et la pratique sont nécessaires pour faire des évaluations correctes. La base de tout discernement, cependant, doit se trouver dans la Parole de Dieu. Ce n’est qu’en éprouvant tout par la Parole que nous pouvons savoir avec certitude si ce que nous entendons ou voyons vient vraiment de Dieu ou bien d’ailleurs. « Celui qui fait des miracles le critère de sa foi s’apercevra que Satan, par des tromperies séduisantes, opérera des prodiges qui auront l’apparence de vrais miracles. […] Qu’on ne laisse pas s’écouler les jours avec leurs précieuses occasions de rechercher le Seigneur de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme. Si nous n’acceptons pas la vérité avec amour, nous risquons de nous trouver parmi ceux qui, dans les derniers jours, verront les miracles opérés par Satan et y croiront. Bien des choses étranges auront l’apparence de miracles merveilleux mais qui devraient être considérés comme des tromperies fabriquées par le père du mensonge. […] Des miracles seront opérés par des hommes influencés par de mauvais esprits. » Ellen G. White, Messages choisis, vol. 2 p. 60-61.


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    EDSCombiné1T2017- 105 Jeudi 23 février<< VERSION PDF

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  • EDS – Mercredi 22 février – Les dons, d′hier à aujourd′hui

    Lisez 1 Corinthiens 14.1 et comparez les différentes listes dans 1 Corinthiens 12.7-11 ; 27-31 ; Romains 12.3-8 et Éphésiens 4.1,12. Ces dons étaient-ils accordés seulement aux croyants du Nouveau Testament ? Pourquoi les dons sont-ils disponibles aujourd’hui ?

    Certains chrétiens pensent que les dons spirituels mentionnés dans le Nouveau  Testament étaient réservés à l’époque de Jésus et des apôtres. Ils affirment qu’avec la mort des premiers apôtres, les dons spirituels particuliers ont également cessé d’être présents dans l’Église. Pour étayer leur opinion, ils citent 1 Corinthiens 13.10, où l’apôtre Paul déclare que « quand viendra l’accomplissement, ce qui est partiel sera aboli ». Certes, il y aura un temps où les dons cesseront. Mais ils ne cesseront que lorsque l’accomplissement viendra, c’est-à-dire quand nous ne verrons plus à travers un miroir, mais face à face, quand Jésus reviendra. La Bible nous dit que les dons spirituels sont donnés pour édifier l’Église (1 Co 12.28). Paul conseille vivement aux croyants « d’aspirer aux dons spirituels » (1 Co 14.1, Colombe). Ils sont nécessaires au bien-être du corps. En l’absence de toute preuve scripturaire qui corroborerait une abolition par Dieu, nous devons partir du principe que Dieu a l’intention qu’ils demeurent jusqu’à l’achèvement de la mission de l’Église, et jusqu’au retour de Jésus.′

    L’oeuvre de Dieu sera achevée à la fin des temps avec une puissance et une force bien supérieures à celles qui se sont manifestées au commencement. Aussi longtemps que l’Église est appelée à préparer le monde au retour de Jésus, Dieu ne laissera pas les membres d’Église démunis pour accomplir leur mission. Mais ces dons ne remplaceront jamais la Bible, et ne prendront jamais sa place. Ils sont plutôt un accomplissement de la promesse biblique : qualifier les croyants de sorte qu’ils peuvent bâtir le corps de Christ et préparer le monde au proche retour de Jésus.

    Lisez Éphésiens 4.11-13, en particulier le verset 13, qui dit : « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme adulte, à la mesure de la stature parfaite du Christ ».
    Qu’est-ce que cela nous indique sur le besoin actuel des dons dans l’Église ?

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    EDSCombiné1T2017- Mercredi 22 février<< VERSION PDF

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  • Martin Luther – Portrait d′une vie

     

    Par Christian LUTSCH
    Pasteur pour la jeunesse adventiste à Bad
    Aibling, Bavière (Allemagne)

    Martin Luther, né le 10 novembre 1483 à Eisleben, était le fils de Hans et Marguerite Luther (Luder). Son père était mineur et acquit plus tard le statut de bourgeois, permettant à Martin de suivre des études supérieures. Entre 1490 et 1501, il fréquenta trois écoles différentes où il apprit le latin. Par la suite, jusqu’en 1505, il étudia les « sept arts libéraux1 » à l’université d’Erfurt. Son père souhaitait qu’il suive des études de droit, d’où la nécessité de ce premier cycle d’étude. C’est au printemps 1505 que Luther commença à étudier le droit.
    À l’époque, la société était sous l’emprise de l’Église. Tout événement était associé à Dieu, qui lui, en revanche, semblait être inaccessible. Le 2 juillet 1505, Luther fut surpris par un violent orage en plein champ. Saisi par la peur de mourir, il s’imaginait vivre ses derniers instants avant d’être traduit devant le tribunal divin. Sans aucun espoir, il cria : « Aide-moi, sainte Anne, je veux devenir moine ! »


    Seulement deux semaines plus tard, en quête du salut éternel, Luther entra dans une confrérie augustinienne – ce qui creusa un fossé entre son père et lui pendant deux années. Au monastère, il s’exerça à la piété et aux bonnes oeuvres. Mais à force de faire pénitence, il prit davantage conscience de ses erreurs. Il passait constamment de la faute à la pénitence. Luther était tourmenté par une question en particulier : comment inciter Dieu à la miséricorde ? Mais, ni son éducation ni son guide spirituel, Johann von Staupitz, ne surent lui donner une réponse. Le chemin vers la Réforme était marqué par la douloureuse expérience de son échec.

    Dieu dans cette histoire

    Son esprit vif et sa recherche constante d’un Dieu miséricordieux le conduisirent, sur la recommandation de Johann von Staupitz, à l’université de Wittenberg en 1508. C’est là qu’il étudia la théologie, et plus particulièrement les doctrines des Pères de l’Église ainsi que de théologiens contemporains et leur façon de percevoir Dieu. Quatre ans plus tard, Luther, après avoir obtenu son doctorat en théologie, devint titulaire de la chaire en Lectura in Biblia (interprétation de la Bible) – d’abord pour les Psaumes et les lettres de Paul. En tant que « docteur de la loi » et curé, il était en partie responsable de la doctrine ecclésiale.

    Cependant, Luther ne se comptait pas parmi les autorités magistérielles de l’Église. Même en tant qu’enseignant et curé, il demeurait humble en se soumettant aux messages divins dans la Bible : « (…) je me suis contenté de pousser en avant, de prêcher et d’écrire la Parole de Dieu. Je n’ai rien fait d’autre. Mais l’effet a été tel que lorsque je dormais ou buvais de la bière de Wittenberg avec Philippe Amsdorf, la papauté s’est affaiblie davantage que sous les coups qu’un prince ou un empereur aurait pu lui porter. Je n’ai rien fait ; la Parole a fait et réalisé toute chose… J’ai laissé agir la Parole ! En somme, je veux la prêcher, je veux la proclamer, je veux l’écrire 2 (…). » Ainsi, Luther avait consacré sa vie tout entière et ses actions à l’interprétation de la Parole d’un Dieu qu’il continuait à chercher.

    C’est dans l’étude de la Bible que se trouve « la racine de la Réforme, dans la mesure où celle-ci a une part constitutive dans la biographie de Luther3 ».

    Début et percée de la Réforme

    L’affichage des 95 thèses à Wittenberg le 31 octobre 1517 est considéré comme étant l’événement principal de la Réforme, célébré jusqu’à aujourd’hui, le jour de la « Fête de la Réformation ». On dit souvent que Luther, dans ses thèses, avait opposé l’autorité du Pape à l’autorité de la Bible. Cependant, Luther n’y cite qu’un seul verset biblique, et ce dès le début : « Repentez-vous ! » (Matthieu 4.17). Ce fut le point de départ de la dispute. Ni plus ni moins. Luther attaquait les indulgences car en mettant de côté la repentance, celles-ci procuraient une fausse sécurité. Le pécheur repentant devrait répondre de ses… [Voir plus…]