• Clartés sur le « gender »

    Sylvain AHARONIAN – professeur d′éthique et d′histoire à l′Institut biblique de Nogent-sur-Marne

    Vous serez comme des dieux (ou : comme Dieu) (Genèse 3.5b) : le perfide serpent n’a pas fini d’inciter à la révolte ! Or aujourd’hui, l’un des cris de la sédition humaine résonne du vocable gender. En même temps, l’idéologie ainsi évoquée fait couler beaucoup d’encre dans notre pays, et elle suscite de nombreux débats. En l’occurrence, les évangéliques, s’ils ne se distinguent guère par l’originalité de leurs conclusions, expriment eux-mêmes ici ou là leur vision des choses, ce dont on ne saurait que se féliciter1. Quant à nous, c’est à cette manière de voir que nous voulons simplement faire écho, après quelques éclaircissements.

    Les origines du gender

    L’existentialisme athée.
    Des penseurs français ont certainement joué un rôle préparatoire dans l’essor de l’idéologie du gender. Par exemple, le philosophe Jean-Paul Sartre (1905-1980) a posé comme un absolu la liberté humaine, au nom de laquelle l’individu devrait se révolter. Dans ce modèle, la subjectivité est tenue pour sacrée. À chacun de se forger librement ses normes, pour devenir son propre projet, sans alléguer un quelconque déterminisme…

    De son côté, Simone de Beauvoir (1908-1986), que d’aucuns ont surnommée la grande Sartreuse, s’est notoirement élevée contre l’idée que le corps sexué pourrait assigner une identité : « On ne naît pas femme, on le devient2. »

    Le féminisme radical
    Niant selon ce raisonnement tout fondement dans la nature pour les différences sexuelles, un courant féministe s’engagera quant à lui dans la voie de la dénaturalisation du sexe. On parlera alors de construction sociale des sexes : pour ce féminisme, les différences sexuelles ne seront que le produit de la culture.
    L’ambition sera alors de défaire ce que la culture a fait. C’est ainsi que Caroline de Haas, cofondatrice de l’association Osez le féminisme, écrira : « La déconstruction des rôles sociaux que l’on attribue à chacun des sexes est déterminante pour construire une société d’égalité réelle3. »

    La psychophysiologie clinique
    Par ailleurs, dès 1955, avant l’essor du féminisme radical, le psychologue John W. Money (1921-2006), d’origine néo-zélandaise, a vulgarisé le terme gender pour évoquer l’identité sexuelle qu’un individu se forge d’après ce qu’il perçoit de son sexe et de son orientation sexuelle. John W. Money a adopté cette façon de parler après s’être penché sur le cas d’enfants souffrant d’une ambiguïté des organes génitaux : il a en effet observé que ces sujets avaient le sentiment d’être garçon ou fille selon ce que l’on avait décidé pour eux à la naissance, et il en a conclu que, pour le développement du sentiment d’appartenance sexuelle, le biologique est moins important que l’empreinte psychologique.
    Ensuite, le psychiatre américain Robert J. Stoller (1924-1991) a généralisé cette distinction en l’utilisant pour des individus sans anomalie morphologique mais souffrant d’une discordance entre leur physique et leur psychisme.

    Le lexique officiel
    Peu à peu, le mot gender s’est imposé, d’abord aux États-Unis puis dans les organismes internationaux, pour souligner que c’est le milieu social, et non pas la biologie, qui assignerait une identité sexuelle à un individu, sans que cela corresponde toujours à son désir… [Voir plus…]

  • EDS – Mercredi 18 janvier – L′oeuvre divine du Saint-Esprit

    Le Saint-Esprit accomplit certaines oeuvres que la Bible attribue uniquement à Dieu. Il est actif dans l’oeuvre divine de la création, et il est tout aussi actif dans la re-création des pécheurs.

    Lisez Tite 3.4-6. Comment Paul décrit-il l’implication du Saint-Esprit dans le processus de re-création ?

    Le Saint-Esprit est mentionné comme étant à côté de « Dieu, notre Sauveur » (Tt 3.4) en parlant du bain de la nouvelle naissance (le baptême) et de notre renouvellement spirituel (Tt 3.5). Il est l’agent de notre nouvelle naissance. Il renouvelle nos coeurs. Il éveille notre désir de suivre Christ. Il est l’Esprit de vie (Rm 8.2). Il est celui qui sanctifie les pécheurs et qui transforme leur caractère. Il nous aide à obéir à Jésus-Christ, qui nous a sauvés. Seul un Être divin est capable de choses aussi merveilleuses.

    Comparez Ésaïe 6.8-10 avec Actes 28.25-27. À qui les écrivains bibliques attribuent-ils  la parole divine ?

    Il y a plusieurs passages bibliques dans lesquels, d’un côté, il est dit que Dieu parle, et de l’autre, les écrivains bibliques disent que c’est le Saint-Esprit qui parle. C’est le Saint-Esprit qui nous a donné les Écritures, d’une manière surnaturelle (2 P 1.21), élément qui est décrit ailleurs comme l’inspiration de Dieu (2 Tm 3.16). Le don des Écritures est une autre oeuvre de l’Esprit.

    Qu’enseigne Romains 8.11 sur la divinité du Saint-Esprit ?

    La Bible déclare que le Saint-Esprit a ressuscité Jésus des morts, et que nous serons de même ressuscités. Seul Dieu a le pouvoir de ressusciter des morts. L’Esprit est donc Dieu.

    Quels changements opérer afin d’être plus réceptif à la direction du Saint-Esprit ? Autrement dit, quelles pratiques vous empêchent peut-être de discerner clairement sa direction dans votre vie ?


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