• Année nouvelle

    Par Ruben de ABREU
    Président de l′Union franco-belge (UFB) des églises adventistes du septième jour.

    Oui, votre foi est active, votre amour vous fait agir, et votre
    espérance en notre Seigneur Jésus-Christ est solide.
    Paul, 1re aux Thessaloniciens 1.3

    Le pasteur américain Tony Campolo a vanté les qualités de son épouse en précisant qu’elle aurait pu avoir une carrière rentable alors qu’elle est une femme généreuse et brillante. Mais elle a choisi sa priorité : l’éducation de ses enfants. Lorsque les autres femmes lui demandaient sa profession, elle répondait : « Je suis femme au foyer. Je reste à la maison pour m’occuper de mes enfants et de mon mari. » Comme les réactions les plus fréquentes se manifestaient par des « Oh » ou par des « Ah », elle imagine une tout autre réponse. « Je suis en train de socialiser deux homo-sapiens dans les valeurs judéo-chrétiennes pour qu’ils s’approprient les valeurs eschatologiques de l’utopie », disait-elle en souriant, laissant ainsi ses interlocuteurs abasourdis par de tels propos.

    Depuis quelque temps, nos pays subissent différentes formes de violences. Ce qui suscite des angoisses, des doutes et des tensions mais exige aussi beaucoup de preuves de solidarité et d’espérance. Il est très facile d’affirmer dans nos milieux que la prophétie se réalise, que les signes des temps se manifestent… raccourcis bien évidents des initiés familiers des concepts et des formules.

    Néanmoins, ces propos n’apportent ni l’espérance ni le réconfort dont nos contemporains ont tant besoin. Aucune connaissance personnelle du Christ n’est transmise à partir de cette fatalité qui entraine notre résignation. Depuis longtemps, le message est le même et reste toujours d’actualité. Son auteur est celui qui a tout le pouvoir et toutes les ressources pour apporter la solution. Nous avons besoin de le partager de façon authentique et dans un langage compréhensible de tous (voir 1 Corinthiens 3).

    Soyons constructifs.

    « Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. » (1 Corinthiens 14.3)
    Soyons des agents de soutien. Celui qui aime véritablement soutient activement l’autre et demeure disponible. Cela veut dire donner à quelqu’un tout le soutien possible en développent la capacité de prendre soin de l’autre. (1 Corinthiens 13.7, 8a)

    Soyons hospitaliers.

    Considérons la façon dont Jésus a accueilli Judas. Il n’avait pas besoin de l’intégrer dans son cercle intime, mais il l’a fait. « L’amour ne fait aucun tort au prochain ; l’amour est donc le plein accomplissement de la loi. » (Romains 13. 10)

    Soyons imitateurs du Christ.

    Selon le Talmud, « Dieu ne révèle ses voies que pour être imité ». Il ne s’agit pas de suivre Dieu mais de l’imiter. L’idéal biblique se situe dans l’imitation des vertus par lesquelles le divin Père se manifeste aux hommes. Jésus a fait tout son parcours de vie en nous invitant à l’imiter. Paul l’a très bien compris en affirmant « soyez mes imitateurs dans la mesure où je suis imitateur du Christ ».

    Cette année 2017 sera marquée par les commémorations des 500 ans de la Réforme protestante. Nous sommes héritiers de cette Réforme, qui n’est pas encore pleinement achevée.

    D’autres réformes sont à faire dans ma vie, dans ma famille, dans l’Église et dans la société. Profitons de cette année nouvelle pour mettre en évidence la « Sola scriptura ». Lire la Bible, tous les jours et à chaque instant, mais ne jamais la lire en oubliant le Christ. Ne ratons pas l’essentiel sinon rien ne se passera !

    Source : Revue Adventiste - Janvier 2017 -- Page 3

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  • EDS – Lundi 2 janvier – Le Saint-Esprit et l′inspiration

    Inspiration. C’est le terme employé pour décrire l’influence de Dieu à travers l’action du Saint-Esprit dans la transmission de son message par l’intermédiaire d’instruments humains. L’unité fondamentale que l’on trouve dans la Bible a une seule cause : l’action du Saint-Esprit dans le processus de l’inspiration. En tant qu’Esprit de vérité (Jn 14.17 ; 15.26 ; 16.13), le Saint-Esprit nous guide dans toute vérité.

    Lisez 2 Pierre 1.21, Deutéronome 18.18 ; Michée 3.8 et 1 Corinthiens 2.9-13. Que nous apprennent ces textes sur les auteurs bibliques et sur l’implication de Dieu dans l’origine de la Bible ?

    « Portés par l’Esprit saint » (2 P 1.21). C’est une affirmation forte du rôle du Saint-Esprit dans l’inspiration. Dans 1 Corinthiens 2.9-13, l’apôtre Paul attribue la révélation et l’inspiration au Saint-Esprit. À nous, dit-il, Dieu a révélé des choses cachées qu’aucun oeil n’a vues (et qui sont mentionnées au verset 9). C’est par l’Esprit que Dieu les a révélées (1 Co 2.10). Les apôtres ont reçu cet « Esprit qui vient de Dieu, pour
    que nous sachions ce que Dieu nous a donné par grâce » (1 Co 2.12). Puis, au verset 13, Paul évoque l’oeuvre de l’inspiration, où il parle de choses « non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, en associant le spirituel au spirituel ». Paul n’avait aucun doute quant à la source et à l’autorité de ce qu’il proclamait.

    De nombreuses parties de la Bible ont été révélées de manière surnaturelle par Dieu, mais pas toutes. Parfois, Dieu s’est servi des minutieuses recherches personnelles des écrivains bibliques ou de leur utilisation d’autres documents existants (Jos 10.13 ; Lc 1.1-3) pour révéler et communiquer son message. Ainsi, toutes les parties de la Bible sont révélées et inspirées (2 Tm 3.16). C’est la raison pour laquelle Paul déclare que tout ce qui a été écrit l’a été pour notre instruction, afin que par « l’encouragement des Écritures, nous ayons l’espérance » (Rm 15.4). Le Dieu qui parle et qui a créé le langage humain permet au peuple élu de communiquer dans des mots humains les pensées inspirées d’une manière fiable et digne de confiance.

    « Dieu, ayant jugé bon de communiquer sa vérité au monde par l’intermédiaire des hommes, a revêtu de son Esprit ceux qu’il a choisis à cet effet. Il les a dirigés dans le choix des sujets et dans la façon de les exposer. Confié à des vases de terre, ce trésor n’en est pas moins céleste. » Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 29


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  • EDS – Introduction du trimestre – janvier – février – mars 2017

    Par Frank M. Hasel

    LE SAINT-ESPRIT ET LA SPIRITUALITÉ

    Nous sommes nombreux à avoir entendu les paroles : « F.t je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Et, si nous sommes baptises, nous les avons certainement entendues juste avant qu’un pasteur ne nous immerge dans l’eau (voir Mt 28.19).

    Baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Oui, l’Esprit est mentionné à la suite du Père et du Fils.

    Ce n’est pas étonnant. La croyance fondamentale n° 5 de l’Église adventiste du Septième jour, « Le Saint-Esprit », dit ceci : « Dieu, l’Esprit éternel, a pris avec le Père et le Fils une part active à la création, à l’incarnation et à la rédemption. 11 est une personne tout autant que le Père et le Fils. Il a inspiré les écrivains de la Bible. Il a rempli de puissance la vie du Christ. Il attire et persuade les êtres humains ; ceux qui répondent favorablement, il les régénère et les transforme à l’image de Dieu. Envoyé par le Père et le Fils pour être toujours avec ses enfants, il dispense ses dons spirituels à l’Église, lui donne la puissance nécessaire pour rendre témoignage au Christ, et en harmonie avec les Écritures la conduit dans toute la vérité ».

    Quand nous lisons la Bible, en particulier l’Ancien Testament, nous voyons l’activité et l’action directe de Dieu le Père. Scs actions sont partout. Dans le Nouveau Testament, en particulier les Évangiles, l’action et l’activité de Jésus, le Fils sont décrites en détail. Jésus, sa vie, sa mort, et son ministère au ciel dominent le Nouveau Testament. Par opposition à l’activité du Père et du Fils, l’action du Saint-Esprit n’est pas décrite aussi franchement dans l’un ou l’autre des Testaments.

    Il y a une raison à cela : le Saint-Esprit ne cherche pas à être le centre de l’attention. Il joue plus un rôle de l’ombre. Le Père et le Fils sont révélés de manière plus directe dans la Parole. Et c’est parce que le Saint-Esprit est là pour mettre en avant, non lui- même, mais Jésus, et ce que Jésus a fait pour nous.

    Dans notre étude de Faction du Saint-Esprit, nous verrons combien il est central dans notre expérience chrétienne. Le Saint-Esprit, qui, puisqu’il est Dieu, connaît Dieu mieux que personne. Il peut ainsi nous révéler Dieu de manière fiable et sérieuse. Le Saint-Esprit a d’abord inspiré les écrivains de la Bible, et le Saint-Esprit nous guide aujourd’hui dans notre étude des choses qu’il a pousse ces hommes à communiquer : Saint-Esprit donne l’assurance de notre salut par Jésus-Christ {Km 8.IG), et il donne des preuves de l’action de Dieu en nous (/ Jn 3.24). le Saint-Esprit nous purifie également du péché et nous sanctifie. « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Co 6.11, Colombe.) L’Esprit produit en nous une croissance en sainteté qui se poursuit toute la vie, faisant croître le fruit de l’Esprit en nous : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5.22,23).

    « [Le Saint-Esprit] devait être donné comme un moyen de régénération sans lequel le sacrifice du Christ resterait inefficace. Ix* pouvoir du mal était allé grandissant, pendant des siècles, et les hommes se soumettaient à cette captivité diabolique avec une docilité étonnante. La résistance au péché et la victoire ne seraient rendues possibles qu’au moyen de la troisième Personne de la Divinité, qui viendrait non pas avec un pouvoir amoindri, mais avec la plénitude de la puissance divine. C’est l’Esprit qui nous permet de bénéficier de l’œuvre accomplie par le Rédempteur du monde. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 675. c’est nous qui soulignons.

    En raison du rôle crucial que le Saint-Esprit joue dans la vie des croyants, l’étude de ce trimestre nous aidera à mieux comprendre ce grand don que nous avons reçu dans le Saint-Esprit.

    Frank M. Hasel est doyen du Département de théologie au Séminaire de Bogenhofen, en Autriche, où il est également directeur du Centre de Recherche Ellen G. White.

    En 2009, son épouse est décédée des suites d’un cancer. Depuis lors, il apprend à se confier en la bonté de Dieu de manière renouvelée, chaque jour, et il expérimente le réconfort, la paix et la puissance transformatrice du Saint-Esprit dans sa vie.


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