Sanctification « in utero »

La lutte entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan
pour influencer l′esprit des individus
commence déjà dans l′utérus

ft-1Ellen White a été l’une des premières personnes à évoquer les influences prénatales.
La période de grossesse des futures mamans reste une période importante et fragile.

Il sera rempli d’Esprit Saint depuis le ventre de sa mère » (Luc 1.15)1. La conscience que les mères exercent une influence mentale et physique sur leurs enfants à naître devient un aspect essentiel des soins prénataux aujourd’hui2.
Pourtant, il y a à peine plus d’un siècle, Ellen G. White était pratiquement la seule à affirmer l’idée d’influences parentales sur le foetus. Le livre Health or How to Live décrit le point de vue opposé des médecins et scientifiques de son temps : « L’irritabilité, la nervosité, le découragement manifestés par la mère vont marquer le caractère de son enfant… De nombreux médecins nient avec force la vérité de ces influences, mais quiconque a pris la peine d’observer les faits concernant ce sujet se retrouvera dans cette catégorie parce que les faits sont têtus3 ».

En 1954, Ashley Montagu disait : « Il y a, aujourd’hui, suffisamment de preuves venant de sources nombreuses pour dire que l’enfant à naître peut être affecté de manières diverses par des changements physiques chez sa mère… Cela dépend largement d’elle et de ceux qui l’entourent pendant sa grossesse, si son enfant naîtra heureux, sain et agréable ou mal adapté et névrotique4 ».  En 1881, Ellen White a souligné que les premières années de la vie d’un enfant en orientent le cours : « Disciplinez correctement… les enfants pendant les trois premières années de leur vie. Ne leur permettez pas de devenir capricieux… Les trois premières années sont le moment pour incliner les petites branches5 ». Ellen White insiste : « C’est durant les premières années de la vie d’un enfant que son esprit est le plus susceptible d’être influencé soit en bien, soit en mal. Pendant ces années, des progrès décisifs sont accomplis, soit dans la bonne direction, soit dans une mauvaise direction6 ».

En 1999, un panel de la Maison Blanche a présenté « une nouvelle recherche impressionnante, montrant que le langage, la pensée et la santé émotionnelle d’un enfant sont en grande partie formés avant trois ans7 ». Influences spirituelles

À côté de l’influence physiologique prénatale sur les enfants, Ellen White insiste beaucoup sur l’influence spirituelle. D’après elle, les mères influencent le caractère et l’esprit de leurs enfants, même au cours de la période de gestation prénatale : « Leurs enfants rencontreront ces tentations, et il faudra qu’ils se préparent à les surmonter dès avant leur naissance ». Et elle note que la mère, « dont le sang nourrit l’enfant et forme son corps, lui transmet aussi les dispositions mentales et spirituelles qui influenceront le développement de son esprit et de son caractère8 ».

Ellen White percevait l’influence prénatale sur le caractère comme l’un des sujets les plus négligés au sein de l’Église. Mais le ciel ne le voit pas de cette façon. « C’est ainsi que bien des enfants ont reçu à leur naissance des tendances au mal presque insurmontables. Mais si la mère s’attache fermement à de bons principes, si elle pratique la tempérance et cultive l’abnégation, si elle est aimable et bonne, elle peut transmettre à son enfant ces précieux traits de caractère9 »…

Source : Revue adventiste - nov-déc 2016 - page 11

Notes

  1. Sauf indication contraire, les textes bibliques de cet article sont tirés de la NBS (Nouvelle Bible Segond).
  2. Voir par exemple Annie M. Paul, Origins : How the Nine Months Before Birth Shape the Rest of Our Lives, New York, Free Press, 2010.
  3. James et Ellen G. White, « Disease and Its Causes », chap. 2, in Health or How to Live, in Ellen G. White, Selected Messages, Washington DC, Review and Herald, 1958, 1980, vol. 2, p. 431.
  4. Lady’s Home Journal, février 1954, p. 43, cité par Herbert E. Douglass, Messenger of The Lord, Nampa, Pacific Press, 1978, p. 333.
  5. Ellen G. White, Child Guidance, Nashville, Southern Publishing Association, 1954, p. 194.
  6. Idem, p. 193.
  7. Washington Post, 18 avril 1997, cité par Douglass.
  8. Ellen G. White, Le ministère de la guérison, Mountain View, Le Monde français, 1977, p. 313.
  9. Idem, p. 314, 315.

Lire l′intégralité des articles de la revue adventiste en vous abonnant ici > 1028-ra-septembre-1


 

Les commentaires sont fermés