EDS – Vendredi 23 décembre – Pour aller plus loin

La réforme protestante a rétabli la grande vérité qu’est le salut par la foi seule. Cette vérité a d’abord été sous-entendue par la Parole en Éden (voir Gn 3.15), puis a pris sa pleine expression dans la vie d’Abraham (voir Gn 15.6 ; Rm 4.3) avant de se révéler successivement dans la Bible jusqu’à Paul. Pourtant, la vérité du salut par la foi seule comprenait toujours l’oeuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant, non comme un moyen de salut, mais comme l’expression de ce salut. La vie et le caractère de Job constituent une puissante expression de cette oeuvre. Les théologiens appellent parfois cette oeuvre la « sanctification », qui signifie essentiellement « sainteté ». Fait significatif également : dans la Bible, on nous dit de poursuivre « la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (He 12.14, TOB). Le sens fondamental de la sanctification, c’est être « mis à part pour un usage sacré », idée que l’on voit par exemple quand le Seigneur dit à son peuple de l’alliance : « Vous serez saints, car moi, le Seigneur, votre Dieu, je suis saint » (Lv 19.2). Bien que ce terme et cette notion apparaissent sous différentes formes, aussi bien dans l’Ancien que le Nouveau Testament, ils traitent de ce que Dieu fait en nous. On peut la voir comme une croissance morale, en bien et vers le bien. C’est un « processus progressif de changement moral par la puissance du Saint-Esprit en coopération avec la volonté humaine. » Ellen G. White, Handbook of SDA Theology, p. 296.

Bien que cette oeuvre soit quelque chose que seul Dieu peut accomplir en nous, nous ne sommes pas obligés d’y prendre part, pas plus que nous ne sommes obligés de prendre part à la justification. Nous nous donnons au Seigneur, et ce même Seigneur qui nous justifie par la foi nous sanctifie également, nous façonnant, comme il l’a fait avec Job, à l’image de Dieu, en tout cas pour autant qu’il soit possible ici-bas. Paul écrit ainsi : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’accouchement, jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous » (Ga 4.19), et Ellen G. White écrit : « Christ est notre modèle, l’exemple saint et parfait qui nous a été donné de suivre. Nous ne pourrons jamais l’égaler, mais nous pouvons l’imiter et lui ressembler selon nos dispositions » Ellen G. White, That I may know him, p. 265.

À méditer

  • Les choix que nous faisons influencent-ils la mesure dont le Seigneur peut agir en nous ? Nous savons que seul Dieu peut changer le coeur, mais nous devons coopérer. À quoi ressemble cette coopération ? Comment se manifeste-t-elle ?
  • Colossiens 2.6 dit : « Ainsi, comme vous avez reçu le Christ-Jésus, le Seigneur, marchez en lui » (Colombe). En quoi ces paroles nous aident-elles à comprendre ce que signifie vivre dans la foi et l’obéissance ?
  • Comment en tant qu’Église, et pas seulement en tant qu’individus, glorifier le Seigneur devant les hommes et devant les anges ?

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