EDS – Mercredi 28 décembre – Plus que des épines et des chardons

Comme nous le savons tous, et certains d’entre nous un peu plus que les autres, la vie est dure. Dès l’Éden, après la Chute, nous avons une esquisse de combien elle allait être dure, quand le Seigneur a fait savoir à nos premiers parents ce que seraient quelques-unes des conséquences de leur transgression (voir Gn 3.16-24). Mais ce n’était que des indicateurs. Après tout, si les seules difficultés de la vie consistaient en des épines et des chardons, l’existence humaine serait radicalement différente de ce qu’elle est aujourd’hui.

Nous regardons autour de nous, et que voyons-nous, à part souffrance, maladie, pauvreté, guerre, crime, dépression, pollution, et injustice ? Hérodote, historien grec, a évoqué une culture où les gens pleuraient, oui pleuraient, lors de la naissance d’un enfant, car ils connaissaient le chagrin et la souffrance inévitables que l’enfant connaîtrait quand il arriverait à l’âge adulte. Cela semble morbide, mais qui peut contester la logique ?

Le livre de Job a cependant un message à nous laisser sur la condition humaine. Comme nous l’avons vu, Job peut être considéré comme un symbole de l’humanité, car nous souffrons tous, et souvent de manières qui semblent totalement injustes, et disproportionnées par rapport aux péchés que nous avons tous forcément commis. Ce n’était pas juste pour Job, et ce n’est pas juste pour nous.

Et pourtant, dans tout cela, ce que le livre de Job a à nous dire, c’est que Dieu est là, Dieu sait, et Dieu promet que tout cela ne sera pas pour rien. Les auteurs profanes aussi bien que les auteurs athées ont du mal à donner du sens à une vie absurde qui s’achève par la mort éternelle. Ils se débattent dans leur quête de réponses, et ne trouvent en fait absolument rien du tout, car cette vie, en soi, n’offre rien.
Il y a une philosophie athée appelée « nihilisme », du mot latin nihil, qui signifie « rien ». Le nihilisme enseigne que notre monde et nos vies dans le monde ne signifient rien. Le livre de Job, lui, nous désigne une réalité transcendante au-delà du nihil dont nous menacent nos vies mortelles. Il nous désigne Dieu et un champ d’existence dont nous pouvons tirer de l’espoir. Il nous dit que tout ce qui nous arrive n’arrive pas dans le vide, mais qu’il y a un Dieu qui sait tout de ce qui arrive, un Dieu qui promet de tout arranger un jour.

Même si le livre de Job laisse certaines grandes questions sans réponse, il ne nous laisse pas avec rien d’autre que la poussière et les cendres de nos vies dans les mains (voir Gn 3.19 ; Job 2.8). Au lieu de cela, il nous laisse l’espoir des espoirs, l’espérance de quelque
chose qui dépasse ce que nos sens immédiats perçoivent. Quels textes bibliques disent explicitement que nous avons une grande espérance
qui transcende tout ce que ce monde offre ? Voir par exemple He 11.10 ; Ap 21.2.


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