EDS – Mercredi 14 décembre – Les souffrances du Fils de l’Homme

Lisez Ésaïe 53.1-6. Que nous indique ce passage sur les souffrances du Seigneur sur la croix ?

Ésaïe 53.4 déclare que Jésus a porté nos douleurs et nos souffrances. Cela inclut donc forcément les douleurs et les souffrances de Job. Et pas seulement celles de Job, mais celles du monde entier. C’est pour le péché de tous les humains que Jésus est mort sur la croix. Il n’y a qu’à la croix que le livre de Job peut donc être mis dans sa juste perspective. Car c’est là que le même Dieu qui s’était révélé à Job (le Dieu qui enseigne à l’aigle comment voler, le Dieu qui assemble les quarks) a souffert plus que tout être humain, y compris Job, n’a jamais souffert ou ne pourra jamais souffrir. Les chagrins et les deuils que nous vivons individuellement, il les a pris tous ensemble.

Personne ne peut donc faire de sermon à Dieu sur la souffrance, pas quand, dans son humanité, il a pris sur lui l’ensemble de toutes les souffrances que le péché a entraînées autour du globe. Nous ne connaissons que nos propres deuils, nos propres chagrins. À la croix, Jésus les a tous vécus.

Le Dieu qui a demandé à Job : « Connais-tu les lois du ciel ? Est-ce toi qui règles son pouvoir sur la terre ? » (Job 38.33) se fait plus incroyable encore quand on prend conscience que bien qu’il ait créé les lois du ciel, il a aussi pris sur lui la nature terrestre, et dans cette nature, il est mort afin de « réduire à rien, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (He 2.14).

Vu par le prisme de la Croix, le livre de Job a bien plus de sens que sans la Croix, car la Croix répond à de nombreuses questions que le livre laissait sans réponse. Et la plus grande question de toutes était : n’est-ce pas injuste que Dieu soit dans le ciel pendant que Job est forcé de souffrir sur terre, tout cela afin de réfuter les accusations de Satan ? La Croix montre que peu importe combien Job ou tout être humain souffre dans ce monde ; notre Seigneur a souffert volontairement bien plus qu’aucun d’entre nous ne le pourra jamais, et tout cela afin de nous donner une espérance et la promesse du salut.

Job voyait Dieu comme son Créateur. Après la croix, nous le voyons comme Créateur et Rédempteur ou, plus spécifiquement, comme le Créateur qui est devenu notre Rédempteur (Ph 2.6-8). Et pour ce faire, il a dû souffrir à cause du péché d’une manière qu’aucun être humain, y compris Job, ne pourra jamais souffrir. Ainsi, comme Job, mais plus encore, nous ne pouvons que nous écrier devant une telle vision : « Aussi, j’ai horreur de moi et je me désavoue sur la poussière et sur la cendre » (Job 42.6, TOB).


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