EDS – Mardi 27 décembre – Avec des amis pareils…

Tout au long du livre de Job, les trois (puis quatre) hommes qui sont venus parler à Job l’ont fait avec de bonnes motivations. Ils avaient entendu parler de ce qui lui était arrivé, et ils sont venus « pour partager sa peine et le consoler » (Job 2.11, PDV). Cependant, après que Job a commencé à parler en déplorant les tragédies qui le frappaient, ils ont apparemment senti qu’il était plus important pour eux de remettre Job à sa place et de rectifier sa théologie plutôt que d’encourager leur ami abattu et lui remonter le moral. Ils avaient tout faux, encore et toujours. Mais imaginons qu’ils avaient tout compris.

Imaginons que toutes ces choses étaient arrivées à Job parce qu’il les avait méritées. Ils auraient pu avoir raison théologiquement parlant, et puis après ? Job avait-il besoin d’une théologie juste ? Ou bien avait-il besoin de quelque chose de totalement différent ?

Lisez Jean 8.1-11. De quoi Jésus fait-il preuve et qui manquait cruellement à ces hommes ?

Dans cette histoire, il y a une grande différence entre la femme prise en flagrant délit d’adultère et ses accusateurs d’un côté, et Job et ses accusateurs de l’autre. La femme était coupable. Elle était peut-être moins coupable de péché que ceux qui l’accusaient, mais sa culpabilité ne faisait aucun doute, quelles qu’étaient les circonstances atténuantes. A contrario, Job n’était pas coupable, en tout cas pas de ce dont
ses accusateurs l’accusaient. Mais même s’il avait été coupable comme cette femme, ce dont Job avait besoin de la part de ces hommes, c’était de grâce et de pardon, tout comme cette femme, et tout comme n’importe quelle personne qui souffre. « En pardonnant à cette femme et en l’encourageant à mener une vie meilleure, le caractère de Jésus resplendit dans la beauté d’une parfaite justice. Sans pallier le péché,
sans amoindrir le sentiment de culpabilité, il s’efforce non pas de condamner, mais de sauver. Le monde n’avait pour cette femme que du mépris ; mais Jésus prononce des paroles de consolation et d’espérance. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 457-458.

Ce que le livre de Job devrait nous enseigner, c’est que nous avons besoin de donner aux autres ce que nous aimerions qu’on nous donne si nous étions à leur place. Il y a certainement un temps pour les reproches, mais avant d’assumer ce rôle, nous devons nous rappeler avec humilité que nous sommes nous-mêmes des pécheurs.

Comment apprendre à avoir davantage de compassion pour ceux qui souffrent, même quand ils sont la cause de leur souffrance ?


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