EDS – Vendredi 4 novembre – Pour aller plus loin

Comme nous l’avons vu, Eliphaz n’était pas dénué de compassion pour Job. C’est juste que sa compassion a pris la deuxième place derrière ce qu’il considérait comme son devoir de défendre le caractère de Dieu. Après tout, Job souffrait terriblement, et Dieu est juste. Par conséquent, Job avait dû faire quelque chose pour mériter ce qui lui arrivait. C’est cela, la justice de Dieu, en avait conclu Eliphaz. Par conséquent, Job avait tort de se plaindre.

Évidemment que Dieu est juste. Mais cela ne signifie pas automatiquement que nous voyons sa justice se manifester dans chaque situation qui a lieu dans ce monde déchu. Le fait est que ce n’est pas le cas. La justice et le jugement viendront, mais pas nécessairement maintenant (Ap 20.12). Vivre par la foi, c’est en partie faire confiance à Dieu sur la manifestation ultime de la justice, justice qui fait tellement défaut ici-bas.

Ce que nous constatons avec Eliphaz transparaît également dans l’attitude de certains scribes et pharisiens envers Jésus. Ces hommes étaient tellement préoccupés par leur volonté d’être « fidèles » et pieux que, devant les guérisons que le Seigneur opérait le jour du sabbat (voir Matthieu 12), leur colère était supérieure au bonheur qu’ils auraient dû ressentir en voyant un malade guéri et délivré de la souffrance. Les paroles suivantes du Christ s’appliquent certes à une situation particulière ici, mais nous qui aimons Dieu ne devons jamais oublier le principe sous-jacent : « Quel malheur pour vous scribes et pharisiens, hypocrites ! Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qui est le plus important dans la loi : la justice, la compassion et la foi ; c’est cela qu’il fallait pratiquer, sans laisser de côté le reste » (Mt 23.23).

À méditer

  • Comment distinguer le moment où quelqu’un a besoin de compassion et celui où la personne a besoin d’une leçon de morale, ou peut-être même de réprimande ? Pourquoi vaut-il mieux en général se tromper du côté de la compassion quand on a affaire à des gens qui souffrent, même si c’est à cause de leurs propres péchés et mauvaises actions ?
  • Relisez les paroles d’Eliphaz à Job aux chapitres 4 et 5. Dans quelle situation ces paroles pourraient-elles être plus appropriées qu’elles ne l’étaient à ce moment-là ?
  • Imaginez : vous êtes un ami de Job et vous allez le voir alors qu’il est assis sur son tas de cendres. Que lui dites-vous, et pourquoi ? Si vous aviez été à la place de Job, qu’auriez-vous aimé que l’on vous dise ?

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