EDS – Vendredi 18 novembre – Pour aller plus loin

Nous avons commencé l’étude de cette semaine avec Albert Camus, qui a beaucoup écrit sur sa difficulté à trouver des réponses, non seulement à la question de la souffrance, mais à la question du sens de la vie en général, que la souffrance ne faisait que rendre plus problématique. Comme la majorité des athées, il n’a pas beaucoup avancé. Sa citation la plus célèbre le montre bien : « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux, c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie » Le mythe de Sisyphe, Paris : Gallimard, 1942.

Une chose est sûre, cette question de la souffrance humaine n’est pas une question facile. Le livre de Job nous dévoile un tableau d’ensemble insoupçonné, plus grand que ce que nous aurions pu voir autrement. Mais même après avoir lu tout le livre, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Cependant, il y a une différence cruciale entre ceux qui, sans Dieu, cherchent désespérément des réponses à la question de la souffrance, et ceux qui font la même chose, mais avec Dieu. C’est vrai que la question de la souffrance et de la douleur se complique encore quand vous croyez en l’existence de Dieu, à cause des problèmes inévitables que son existence entraîne en
présence du mal et de la souffrance. D’un autre côté, nous avons ce que des athées comme Camus n’ont pas, c’est-à-dire l’espoir d’une réponse et d’une solution (nous savons que, plus tard dans sa vie, Camus voulut se faire baptiser, mais il fut tué dans un accident de voiture). Nous avons l’espérance que « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Ap 21.4). Prenons le cas de quelqu’un qui ne croit pas en cette promesse ni à celles, nombreuses, qui se trouvent dans la Bible.

En tous les cas, la vie ne serait-elle pas plus belle dès à présent, en ayant cette espérance ? Plutôt que vivre avec la perspective d’une existence faite d’épreuves et de difficultés, se terminant par une mort éternelle, sans que rien de tout cela ne rime à quoi que ce soit ?

À méditer

  • Les gens avancent souvent l’argument suivant concernant la question du mal : Hé bien, c’est vrai, le mal est présent dans le monde, mais il y a aussi du bien, et le bien l’emporte sur le mal. La première question serait donc : Comment sait-on que le bien l’emporte sur le mal ? Sur quelles bases fait-on cette comparaison ? La deuxième question serait : Admettons que ce soit vrai, quel est l’intérêt de cette idée pour Job (ou d’autres) en pleine souffrance ? Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a donné un exemple puissant pour briser toute cette notion d’un quelconque équilibre entre le bien et le mal dans ce monde actuel. « On dit que le plaisir dans ce monde, écrit-il, surpasse la douleur, ou enfin, qu’il y a même un équilibre entre les deux. Si le lecteur souhaite vérifier tout de suite la véracité de cette déclaration, qu’il compare les sentiments respectifs de deux animaux, l’un étant en train de manger l’autre. » Comment répondriez-vous à cette idée selon laquelle, d’une manière ou d’une autre, le bien s’équilibre avec le mal ?

VOTRE GUIDE EDS ICI 
edsguide4t2016-58<< VERSION PDF
edsguide4t2016-58>> VERSION MP3

Les commentaires sont fermés

%d blogueurs aiment cette page :