EDS – Mercredi 16 novembre – À chaque jour suffit…

Lisez les passages suivants et réfléchissez au destin immédiat des personnes qui y sont décrites. Puis posez-vous la question : Avec quelle justice la vie les traitait-elle ? Job 1.18-20 ; Genèse 4.8 ; Exode 12.29,30 ; 2 Samuel 11.17 ; Jérémie 38.6 ; Matthieu 14.10 ; Hébreux 11.35-38.

La Bible nous renvoie à un fait de vie difficile dans notre monde déchu : le mal et la souffrance sont réels. Seule une lecture superficielle de la Parole de Dieu, avec quelques textes sortis de leur contexte, pourrait donner l’idée que la vie ici-bas est juste, et bonne, et que si seulement nous restons fidèles à Dieu, la souffrance ne nous atteindra pas. Bien sûr, la fidélité peut entraîner de grandes récompenses dès maintenant, mais cela ne signifie pas qu’elle constitue un rempart absolu face à la souffrance et à la douleur. Demandez seulement à Job ce qu’il en pense.

Dans les Béatitudes, Jésus délivre un sermon sur les raisons que nous avons de faire confiance à Dieu, et de ne pas nous soucier de ce que nous allons manger, boire, ou porter. Jésus se sert d’exemples tirés de la nature en guise de paraboles sur pourquoi nous pouvons faire confiance à Dieu et à sa bonté pour combler nos besoins. Il prononce ensuite ces célèbres paroles : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.34).

Remarquez bien : « À chaque jour suffit sa peine ». Jésus ne niait pas la présence dans nos vies, et même la présence quotidienne, de la peine (d’un mot grec qui peut signifier « méchanceté », « décadence », et « malveillance »). Il faisait plutôt l’inverse. Il reconnaissait la prédominance et la présence du mal dans nos vies quotidiennes. Le contraire eut été impossible. Il est le Seigneur, et en tant que tel, il connaissait beaucoup plus sur le mal dans le monde qu’aucun d’entre nous n’en connaîtra jamais (et pourtant, nous en savons tous déjà beaucoup). Qui n’a jamais eu un petit aperçu (ou peut-être un gros) de combien la vie peut être injuste et amère ?
Jésus a reconnu cette réalité du mal. En quoi le fait qu’il savait cela nous donne-t-il réconfort et force au sein de la souffrance ?


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