• EDS – Dimanche 6 novembre – D’autres accusations

    Comme si se faire sermonner par Eliphaz ne suffisait pas, Job est à présent face à Bildad, qui dit quelque chose de similaire à ce qu’a dit Eliphaz. Malheureusement, Bildad est encore plus dur et brutal envers Job que ne l’a été Eliphaz. Imaginez-vous, vous approchant de quelqu’un dont les enfants sont morts, et lui dire : « Si tes fils ont péché contre lui [Dieu], il les a livrés à leur crime » (Job 8.4, Colombe).
    Quelle ironie, car le premier chapitre de Job (Job 1.5) dit clairement que Job offrait des sacrifices au nom de ses enfants pour cette raison précise, au cas où ils avaient péché. Quel contraste entre une certaine compréhension de la grâce (comme dans les actes de Job) et les premières paroles de Bildad, qui révèlent du légalisme dur et punitif ! Pire encore, Bildad parle de cette manière dans une tentative de défendre le caractère de Dieu.

    Lisez Job 8.1-22. Quel est l’argument de Bildad, et quelle mesure de vérité prononce-t-il ? Autrement dit, si vous deviez oublier le contexte immédiat pour vous concentrer sur les sentiments exprimés, que trouveriez-vous à redire dans ses paroles ?

    Qui peut trouver à redire à tout ce qu’il dit ici ? « Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien, nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre. » (Job 8.9.) Ces propos sont puissants, véritables et tout à fait bibliques (Jc 4.14). Ou bien, qu’y a-t-il de mauvais dans son avertissement que l’homme impie qui met son espérance dans les choses terrestres fait en réalité confiance à quelque chose qui n’est pas plus solide qu’une « toile d’araignée » (Job 8.14) ? Difficile de faire plus biblique. Le plus gros problème, c’est peut-être que Bildad ne présente qu’un seul aspect du caractère de Dieu. C’est un peu comme se retrouver dans un fossé, d’un côté ou l’autre de la route. On ne devrait se trouver ni d’un côté ni de l’autre. Quelqu’un peut, par exemple, se concentrer uniquement sur la loi, la justice et l’obéissance, tandis
    qu’un autre se concentrera sur la grâce, le pardon et la substitution. Si l’on accorde trop d’importance à l’un ou l’autre aspect, cela risque généralement de donner lieu à une image déformée de Dieu et de la vérité. C’est le même problème ici. En tant qu’humains, nous devrions toujours nous efforcer de trouver l’équilibre entre la loi et la grâce dans notre théologie, et dans nos relations avec les autres.Cependant, si nous devons nous tromper d’un côté ou de l’autre (et c’est inévitable, en tant qu’humains, nous nous trompons), de quel côté vaudrait-il mieux se tromper quand il s’agit des fautes d’autrui, et pourquoi ?


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