• EDS – Mardi 25 octobre – La douleur des autres

    Job en a terminé avec sa première complainte, telle qu’elle est rapportée dans le chapitre 3. Dans les deux chapitres qui suivent, l’un de ses amis, Eliphaz, donne un cours à Job (nous reviendrons là-dessus la semaine prochaine). Dans les chapitres 6 et 7, Job continue de parler de sa souffrance.

    « Ah ! Je voudrais qu’on pèse ma tristesse, qu’on place mon malheur sur une balance ! Oui, il est plus lourd que le sable des mers. » (Job 6.2,3.) Comment Job exprime-t-il sa souffrance ici ?

    Cette image nous donne une idée de la manière dont Job percevait sa souffrance. Si tout le sable des mers était dans un côté de la balance et sa tristesse et son malheur dans l’autre, ses souffrances pèseraient plus lourd que tout le sable. Voilà combien la souffrance de Job était réelle pour lui. Et c’était la douleur de Job, celle de personne d’autre. Parfois, nous entendons cette idée de « la somme totale des souffrances humaines ». Et pourtant, ce n’est pas vraiment exact. Nous ne souffrons pas en groupe. Nous ne souffrons pas de la douleur de quelqu’un d’autre, mais de la nôtre.

    Certaines personnes pleines de bonnes intentions peuvent dire à quelqu’un : « Je sais ce que tu ressens ». Ce n’est pas le cas. Elles ne peuvent pas. Tout ce qu’elles ressentent, c’est leur propre douleur qui vient en réaction à la douleur de quelqu’un d’autre. Nous entendons parler de catastrophes, humaines ou autres, avec un nombre de victimes absolument considérable. Le nombre de morts ou de blessés nous sidère. On peut à peine imaginer une souffrance aussi colossale. Mais, comme pour Job, comme c’est le cas pour chaque humain déchu depuis Adam et Ève en Éden, et jusqu’à la fin de ce monde, chaque être humain ne peut connaître que sa propre douleur, et rien de plus. Bien sûr, il n’est pas question de minimiser la souffrance individuelle, et en tant que chrétiens, nous sommes appelés à tenter de soulager la souffrance quand nous le pouvons (voir Jc 1.27 ; Mt 25.34-40). Mais quelle que soit la quantité de souffrances présentes dans le monde, nous pouvons être reconnaissants, car aucun être humain déchu ne souffre davantage qu’il n’est possible pour un individu (à l’exception d’un seul ; voir leçon 12).

    Méditez sur cette idée que la souffrance humaine se limite à chaque individu. En quoi cela vous aide-t-il (le cas échéant) à considérer un peu différemment la difficile question de la souffrance humaine ?


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  • EDS – Lundi 24 octobre – Se reposer dans la tombe

    Lisez Job 3.11-26. Que dit Job ici ? De quelle manière poursuit-il sa lamentation ? Que dit-il sur la mort ?

    On ne peut qu’imaginer le terrible chagrin du pauvre Job. Tous ses biens détruits, sa santé envolée, et maintenant, Job perd tous ses enfants. Tous. C’est assez difficile d’imaginer la douleur de perdre un enfant. Job les a tous perdus. Et il en avait dix ! Pas étonnant qu’il ait souhaité être mort. Et à nouveau, Job n’avait aucune idée du contexte de tout cela, mais est-ce que cela aurait vraiment fait une différence de toute façon ? Remarquez cependant ce que Job dit sur la mort. S’il était mort, que se serait-il passé ? Les félicités du ciel ? La joie de la présence de Dieu ? Jouer de la harpe avec les anges ? On ne trouve rien ici de ce genre de théologie. À la place, que dit Job ? « Maintenant je serais couché, je serais tranquille, je dormirais ; alors je pourrais me reposer. » (Job 3.13.)

    Lisez Ecclésiaste 9.5 et Jean 11.11-14. En quoi ce que dit Job concorde-t-il avec ce que la Bible enseigne sur la vie après la mort ?

    Là, dans l’un des plus anciens livres de la Bible, nous avons ce qui constitue peut-être l’une des premières expressions de ce que nous appelons « l’état des morts ». Tout ce que Job veut, à ce moment-là, c’est se reposer. La vie est tout à coup devenue si difficile et si
    pénible qu’il aspire à la mort, car il sait ce qu’elle est : un repos paisible dans la tombe. Il est tellement triste, tellement meurtri, qu’oubliant toute la joie qu’il a connue avant toutes ces catastrophes, il se met à souhaiter avoir connu la mort dès sa naissance. En tant que chrétiens, nous avons sans aucun doute de merveilleuses promesses pour l’avenir. En même temps, dans les souffrances que nous traversons actuellement, comment apprendre à nous souvenir des bons moments que nous avons vécus dans le passé et à en tirer du réconfort ?


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  • EDS – Dimanche 23 octobre – Périsse le jour

    Imaginez que vous êtes Job. De manière inexplicable, votre vie, tout ce pour quoi vous avez travaillé, tout ce que vous avez accompli, toutes les bénédictions que vous avez reçues de Dieu, tout s’effondre. Cela ne rime à rien. Il ne semble y avoir aucune raison, bonne ou mauvaise, à cela.

    Il y a des années, un bus scolaire a quitté la route, tuant une grande partie des enfants qui se trouvaient à bord. Dans ce contexte, un athée a déclaré que c’est à ce genre de choses que l’on doit s’attendre dans un monde qui n’a aucun sens, aucun but, aucune direction. Une tragédie comme celle-là n’a aucun sens, car le monde lui-même n’a aucun sens.
    Pourtant, comme nous l’avons vu, cette réponse n’est pas valable pour celui qui croit en Dieu. Et pour Job, fidèle disciple du Seigneur, cette réponse ne marche pas non plus. Mais quelle était la réponse, quelle était l’explication ? Job n’en avait pas. Tout ce qu’il avait, c’était son chagrin extrême et toutes les questions qui l’accompagnaient inévitablement.

    Lisez Job 3.1-10. Comment Job a-t-il d’abord exprimé son chagrin ? En quoi n’importe lequel d’entre nous peut-il se retrouver dans ce qu’il dit ?

    La vie, bien entendu, est un don de Dieu. Nous n’existons que parce que Dieu nous a créés (Ac 17.28 ; Ap 4.11). Notre existence même est un miracle, un miracle qui constitue une énigme à la science moderne. En effet, les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux sur la définition même de « la vie », et encore moins sur la manière dont elle est apparue ou, plus important encore, sur les raisons pour lesquelles elle est apparue. Qui, pourtant, dans des moments de désespoir, ne s’est pas demandé si la vie en valait vraiment la peine ? Nous ne parlons pas des malheureux cas de suicide. Mais plutôt, que dire des moments où, comme Job, nous souhaitons n’avoir jamais vu le jour ?

    Dans l’Antiquité, un Grec déclara un jour que la meilleure chose qui pouvait arriver à quelqu’un, à part mourir, serait de ne jamais naître. Autrement dit, la vie peut être tellement misérable qu’il aurait mieux valu ne jamais exister, et ainsi ne pas connaître toute cette angoisse qui accompagne la vie dans ce monde déchu.

    Vous êtes-vous déjà senti comme Job ici ? C’est-à-dire, avez-vous déjà souhaité ne jamais avoir vu le jour ? Que s’est-il passé à la fin ? Bien entendu, vous vous êtes senti mieux. Comme il est important de ne pas oublier, dans nos pires moments, que nous avons quand même l’espérance, la perspective, que les choses aillent mieux !


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  • EDS – Samedi 22 octobre – UN JOUR MAUDIT

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Job 3.1-10 ; Jn 11.11-14 ; Job 6.1-3 ; 7.1-11 ; Jc 4.14 ; Job 7.17-21 ; Ps 8.4-6.

    Verset à mémoriser :
    « Tu es digne, notre Seigneur, notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car c’est toi qui as tout créé, c’est par ta volonté que tout était et que tout a été créé. » (Apocalypse 4.11.)

    En lisant l’histoire de Job, nous avons deux avantages distincts : d’abord, nous savons comment il se termine, et deuxièmement, nous connaissons le contexte, à savoir le conflit cosmique qui intervient en coulisses. Job ne savait rien de tout cela. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il vivait sa vie plutôt bien quand tout à coup des tragédies se sont abattues sur lui, l’une après l’autre, coup sur coup. Après quoi, cet homme, « le plus important de tous les habitants de l’Orient » (Job 1.3), a été réduit au deuil, au chagrin, sur un tas de cendres. Dans la suite de notre étude du livre de Job, essayons de nous mettre à sa place, cela nous aidera à mieux comprendre la confusion, la colère, le chagrin qu’il a traversés. En un sens, cela ne devrait pas être très difficile, si ? Non pas que nous ayons vécu la même chose que Job, mais parmi nous, qui sommes nés dans une nature humaine dans un monde déchu, lequel n’a jamais connu cette confusion qu’entraînent la tragédie et la souffrance, en particulier quand nous cherchons à servir le Seigneur fidèlement et à faire ce qui est juste à ses yeux ?


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  • EDS – Vendredi 21 octobre – Pour aller plus loin

    L’auteur chrétien C. S. Lewis a écrit un livre qui parle de la mort de sa femme et des difficultés qu’il a eues à l’accepter. Il écrit : « Non pas que je coure (je ne crois pas) le danger de cesser de croire en Dieu. Le véritable danger c’est d’en arriver à croire des choses terribles sur lui. La conclusion que je redoute, ce n’est pas tellement : Donc, Dieu n’existe pas en fait, mais plutôt : Donc, Dieu est comme ça. Cesse donc de te leurrer » A grief observed, p. 6, 7.

    Job lui-même était également aux prises avec cette question. Comme nous l’avons vu, il n’a jamais douté de l’existence de Dieu. Ce qui le tourmentait, c’était la question du caractère de Dieu. Job avait servi le Seigneur fidèlement. Job avait été « un homme bien ». Par conséquent, il savait qu’il ne méritait pas tout ce qui lui arrivait.

    Ainsi, il posait la question que tant de gens qui croient en Dieu posent en pleine tragédie : qui est vraiment Dieu ? Et n’est-ce pas tout l’enjeu du grand conflit ? La question n’est pas de savoir si Dieu existe, mais de savoir quel est son caractère. Dans la résolution du grand conflit, les enjeux sont multiples, mais en tout cas, la mort de Jésus à la croix, où le Fils de Dieu s’était « livré lui-même pour nous en offrande et en sacrifice, comme un parfum de bonne odeur » (Ep 5.2), plus que toute autre chose, a révélé au cosmos le véritable caractère de notre Créateur. La Croix nous montre que Dieu est un Dieu en qui nous pouvons tous faire confiance.

    À méditer

    • Méditez sur la question de la souffrance pour ceux qui ne croient pas en Dieu. Comme nous l’avons vu, quand la tragédie frappe, ils ne sont pas aux prises avec les mêmes questions que les croyants. D’un autre côté, quel espoir ont-ils d’avoir des réponses un jour, de trouver des solutions ? Imaginez devoir traverser tout ce que nous traversons dans ce monde en croyant que tout se termine dans la tombe, sans rien après. Pas étonnant que tant d’incroyants désespèrent de la vie ou même désespèrent de trouver un sens à leur vie. La littérature profane regorge de leurs exclamations et de leurs protestations sur l’absurdité de tout cela. Comment, quand nous sommes en pleine tragédie nous-mêmes, tirer de l’espoir de notre foi, malgré les questions difficiles qui demeurent ?
    • Pourquoi est-il important pour nous, tout de suite, de méditer sur la Croix, qui est la révélation la plus puissante que nous ayons de l’amour de Dieu et de son identité ? Quand nous sommes engloutis par le chagrin, par une tragédie, par un malheur inexplicable, que nous dit la Croix sur le caractère de Dieu ? Quand nous gardons sans cesse sous les yeux la réalité de la Croix, quelle espérance en retirer pour nous-mêmes concernant l’issue finale de ce que nous devons affronter en ce moment, quoi que ce soit ?

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  • Halloween et le chrétien

    Chaque année, le 31 Octobre, mes frères et moi étions habillé pour Halloween et est allions faire un tour dans le quartier. Nous n’avions jamais pensé qu’il y avait un lien avec Satan ou avec l’adoration des morts à cette fête annuelle. Je pense que mes parents et nous voulions tout simplement faire la fête. Peut-être que le plus grand dommage qui à leu lieu dans notre vie est venu de toute ces friandises et ces bonbons que nous avons recueilli chez les voisins.

    Mais comme le temps est passait et que je me suis marié et que j’ai commencé à avoir ma propre famille, je commence à me demander au sujet de la croissance « mal », si je dois vivre cet événement. Il y a quelques années je me suis arrêté dans un magasin dédié à la vente de vêtements d’Halloween pour acheter un chapeau à trois cornes. (Je vais l’utiliser dans une communauté sociale où on m’a demandé de lire « La Chevauchée de Paul Revere. ») Quand je suis entré dans le magasin d’Halloween, c’était effrayant ! Rien autour de moi n’était pure, de beau, de noble ou digne d’éloges (voir Philippiens 4 : 8).

    Puis j’ai commençai à lire des ouvrages sur les origines de l’Halloween. Cela m’a stoppé dans mes recherches et m’a conforté dans mes convictions et sur cette question, « Qu’est-ce qu’un chrétien doit faire ? Faut-il fermer nos portes à Halloween et éteindre nos lumières sous le porche et ignorer ce qui se passe dans notre quartier ?

    Est-il approprié de fournir une alternative à l’église (comme une sorte de fête de la moisson ou d’une nuit sociale) ? Peut-être que nous devrions ouvrir nos portes aux enfants et leur donner quelque chose de sain (à la place des bonbons), ainsi que de la littérature chrétienne. Comment un chrétien peut être dans le monde et non du monde le 31 Octobre

    Voici cinq étapes qui peuvent vous aider à travers cette fête annuelle :

    1. Lisez la Bible.

    Apprenez à vos enfants simplement et clairement que la Bible ne supporte pas d’adorer ou d’honorer les morts. Que les racines d’Halloween proviennent des croyances païennes « Samhain » en ayant une fête pour la mort ou d’une tentative de l’église chrétienne pour honorer les « saints morts » ou de prier pour les morts qui ne sont « pas tout à fait » pris au ciel, la Bible est claire, les morts sont vraiment morts. (Voir Ésaïe 08 : 19 , 20 ). Aucun chrétien ne peut honnêtement « célébrer » Halloween.

    1. Partagez votre foi chaque fois que c’est possible.

    Jésus a encouragé ses disciples à être « dans le monde » mais pas « du monde » (Jean 17 : 15, 16). Ce n’est pas toujours facile. Beaucoup de chrétiens se sentent obligés de partager leur foi avec les voisins au moment d’Halloween. Au lieu d’ignorer lorsque les enfants arrivent à leurs maisons, ils ouvrent leurs portes pour partager quelque chose d’approprié pour les guider vers Jésus et la Bible. Au lieu de bonbons, une famille donne aux enfants des citrouilles miniatures ainsi qu’une brochure informative.

    1. Fixer des limites claires.

    Décider, sur la base de l’Écriture, ce que vous choisissez de faire à Halloween. Priez et étudier sérieusement et suivre les convictions du Saint-Esprit. Certaines activités d’Halloween sont évidemment des choses auxquelles un chrétien ne participera pas à : Regarder des films d’horreur, de manger beaucoup de « malbouffe », faisant des farces qui blessent les gens, raconter des histoires effrayantes, ou en visitant soi-disant des attractions hantées

    1. Fournir des solutions de rechange appropriées.

    Quand nos enfants étaient petits, notre église a tenté de guider les gens loin des activités traditionnelles d’Halloween vers quelque chose de mieux. Les enfants sont venus à une activité sociale à l’église et ont appris des choses sur la vie des animaux et ont écouté un exposé interactif sur Noé et l’arche. Même les parents non-adventistes étaient reconnaissants qu’il y ai eu cette alternative pour les enfants, plutôt que de les voir sortir et recueillir des bonbons ou d’aller se déguiser en costumes effrayants ou d’assister à des événements de l’école publique.

    1. Ne gardez pas un esprit de jugement.

    Peut-être que d’autres chrétiens travaillent sur la façon de négocier avec Halloween. Peut-être qu’ils ne sont pas aussi clairs ou objectifs comme vous l’êtes sur ce qu’il faut faire, surtout ceux qui ont des enfants. Les approcher avec un esprit en colère ou critique ne les aidera pas. Au lieu de condamner les parents, pourquoi ne pas inviter quelques familles dans votre maison pour une courte étude biblique adaptée à l’âge des enfants, offrir des rafraîchissements, et faire des jeux constructifs pour la famille. Faites-en un temps d’adoration et de communion en mettant l’accent sur ce que les chrétiens font. La seule chose que nous faisons c’est « sanctifier » le nom de notre Père céleste, et de mettre en application ce que Jésus nous a enseigné quand nous prions pour dire : « que ton nom soit sanctifié » (Matthieu 6 : 9).

    Halloween n’est évidemment pas une fête que les chrétiens devraient célébrer. Pourtant, certains chrétiens sincères croient que c’est peut-être l’occasion d’enseigner aux autres ce qui se passe vraiment quand les gens meurent. Cependant, vous choisissez de lutter contre cette fête douteuse dans votre maison, pourquoi ne pas faire en sorte de passer plus de temps pour partager votre foi, d’adorer le Dieu vivant avec votre famille, ou de participer à la construction communautaire de votre église. Il est possible, avec l’aide de Dieu, de retourner tout ce qui signifie quelque chose de mal en quelque chose de mieux comme la vérité sur la vie, la mort et le Père céleste !

    Source : http://www.amazingfacts.org/news-and-features/news/item/id/13173/t/halloween-and-the-christian

    1457001925-etapresET APRÈS ? LA VÉRITÉ SUR LA MORT ET L’AU-DELÀ…

    Que se passe-t-il lorsqu’on meurt ? Y a-t-il une vie immédiate après la mort ? Doit-on croire au paradis, à l’enfer ? Est-il possible de communiquer avec les morts ou de recevoir des messages de leur part ? Quelle est notre destination finale ?

  • L’allergie au gluten

    shutterstock_227107810Les signes qui montrent une allergie au gluten

    La majorité des personnes intolérantes au gluten restent très longtemps, voire toute leur vie, sans être diagnostiquées car les symptômes ne sont pas très marqués ou alors apparaissent de manière chronique, de sorte que la personne ne s’en préoccupe pas outre-mesure.

    Certaines d’entre elles peuvent aussi ne pas avoir de symptômes du tout.  Il faut donc être particulièrement vigilant aux petits désagréments du quotidien auxquels on s’habitue mais qui pourraient cependant être marqueurs d’une maladie cœliaque.

    Les symptômes digestifs

    En cas de maladie coeliaque, plusieurs types de symptômes sont possibles mais ceux associés à la sphère digestive sont les plus courants. Parmi eux, on note :

    • -une diarrhée chronique, en alternance parfois avec de la constipation
    • -des vomissements
    • -des douleurs abdominales
    • -des ballonnements et des flatulences (émission de gaz intestinaux)
    • -un inconfort digestif global et permanent
    • -une perte d’appétit

    Les symptômes non digestifs

    Outre les signaux digestifs, d’autres symptômes, plus disparates, peuvent faire penser à une allergie au gluten. Ils doivent être associés aux symptômes digestifs évoqués plus haut, et se manifester sur plusieurs semaines, voire mois. Passage en revue des plus fréquents.  :

    • -une fatigue prolongée et inexpliquée
    • -une perte de poids inexpliquée
    • -une anémie ou une carence en vitamine B9 (acide folique)
    • -de l’ostéoporose et/ou une fracture
    • -une stérilité malgré des examens qui ont révélé un fonctionnement normal des organes génitaux chez les deux partenaires
    • -une atteinte des nerfs des membres (=neuropathie périphérique).
    • -des aphtes et/ou une atteinte des muqueuses buccales

    Les symptômes décelables chez les bébés

    Chez le nourrisson, les premiers symptômes surviennent seulement quelques semaines après l’introduction du gluten dans l’alimentation et non pas immédiatement. Des diarrhées qui deviennent chroniques et durent plusieurs semaines avec des selles abondantes, un manque d’appétit et un changement de comportement (bébé grognon, moins actif) peuvent faire penser à une allergie au gluten. La croissance et le poids de l’enfant sont parfois impactés.

    Les symptômes décelables chez les enfants

    Les symptômes de la maladie cœliaque chez l’enfant peuvent se révéler très divers. Ils sontsensiblement les mêmes que ceux des adultes, à savoir diarrhée chronique ou intermittente, nausées et/ou vomissements, douleurs abdominales, fatigue chronique, irritabilité, anémie, aphtes récidivants.

    En plus des manifestations propres aux adultes, on notera : un possible retard de croissance, un retard dans le déclenchement de la puberté, ou une aménohrrée chez les jeunes filles.

    Le diagnostic de l′intolérance au gluten

    Une fois les symptômes identifiés et la maladie cœliaque suspectée, votre médecin traitant vous adressera alors à un gastro-entérologue pour un bilan complémentaire, qui comprend une prise de sang pour rechercher la présence d’anticorps propres l’allergie au gluten (IgA et IgG) et pour mettre en évidence une prédisposition génétique.

    Le diagnostic est ensuite parfois confirmé avec des biopsies de l’intestin grêle sur la partie la plus proche de l’estomac réalisé au cours d’une endoscopie digestive. Celle-ci est réalisée sans anesthésie générale chez l’adulte ; chez l’enfant, une anesthésie générale est effectuée. L’analyse des prélèvements lors de la biopsie permet de déceler d’éventuelles lésions sur la paroi interne de l’intestin grêle et de mettre en place le traitement adéquat.

    Les bilans complémentaires

    Une fois le diagnostic confirmé par la biopsie, des examens complémentaires peuvent être prescrits afin de déceler d’éventuels dégâts déjà causés par la maladie : anomalies hépatiques, anémie par carence en fer, ostéodensitométrie pour mettre en évidence une éventuelle ostéoporose.

    Quel traitement pour quelle efficacité ?

    Aucun traitement réel n’existe à ce jour. Le traitement consiste à supprimer totalement le gluten de son alimentation. La chasse au gluten n’est pas aisée car de nombreux produits alimentaires, notamment les plats cuisinés et les viennoiseries/ biscuits, contiennent du gluten.  Néanmoins, les industriels proposent aujourd’hui des gammes sans gluten, en particulier en ce qui concerne l’alimentation destinée aux nourrissons.

    L’efficacité du régime sans gluten mesurée à la disparition des manifestations des symptômes et à la restauration de la flore intestinale confirmera définitivement le diagnostic de l’intolérance au gluten.

    Quelles sont les complications ?

    L’intolérance au gluten peut, évoluer vers d’autres pathologies si un régime sans gluten n’est pas entrepris. Les complications les plus fréquentes sont :

    • -des carences en vitamines, minéraux, et lipides dues à une malabsorption intestinale.
    • -de l’ostéoporose
    • -de l’anémie
    • -une intolérance au lactose
    • -de la lithiase urinaire
    • -un lymphome intestinal

    A ne pas confondre : sensibilité et allergie au gluten

    Les spécialistes s’entendent depuis peu sur l’existence d’une sensibilité au gluten non cœliaque. Alors que l’intolérance au gluten est une réaction immunologique anomale vis-à-vis du gluten qui entraîne une altération de la membrane intestinale avec pour conséquence une malabsorption des nutriments, la sensibilité au gluten montre des résultats de tests normaux lors de la recherche des anticorps présents lors de maladie coeliaque malgré des symptômes bien présents : maux de ventre, diarrhée, constipation, etc.

    Des recherches sont actuellement en cours pour mieux comprendre cette forme atténuée d’intolérance au gluten.

  • Jeûner

    jeune-et-prieres

    Par Gabriel Monet

    Jeûner, ou s′abstenir volontairement de nourriture, est-il réservé aux ascètes ?
    Pas forcément, surtout si l′on étend l′idée de jeûne à d′autres domaines que l′alimentation. Pourquoi ne pas se passer pendant un jour, ou plus, de télévision ou de tablette ?

    Pour ceux qui vivent dans un contexte de manque, la privation de nourriture est le plus souvent subie et engendre la faim. Cela induit une quête souvent vitale pour trouver de quoi subvenir aux besoins physiques de son être, ou pire, à ceux de ses enfants. L’absence de nourriture est alors regrettable et même insoutenable. À l’inverse, pour ceux qui vivent dans un contexte d’abondance − voire de surabondance −, s’abstenir de manger s’appelle en général un régime. Aussi légitime que soit cette pratique, elle est marquée par une attention à soi et en particulier à son corps, afin de limiter la prise de poids, ou idéalement de voir quelques kilos disparaître.

    En contraste avec ces deux situations d’abstention de nourriture, le jeûne est une pratique qui a une dimension spirituelle. L’abstinence
    plus ou moins complète de nourriture est alors liée à une attitude vis-à-vis du divin empreinte d’humilité. Dans l’histoire, le jeûne a souvent été considéré comme ayant une vertu magique en vue d’apaiser la divinité. Dans la Bible, le mot « jeûner » va de pair avec l’idée de s’affliger, de s’humilier, de mortifier son âme.

    Cependant, les prophètes mettaient surtout l’accent sur l’état d’esprit de repentance, de recherche de Dieu et d’humilité dont le jeûne est d’abord un signe et non une fin en soi1.

    Suggestions pour pratiquer le jeûne

    ●● S’abstenir occasionnellement ou régulièrement de manger pendant un repas, une ou plusieurs journées et remplacer le(s) repas par un temps de lecture, de prière, de marche, de méditation.
    ●● Une alternative au jeûne alimentaire pourrait être de vivre sans téléphone mobile, sans ordinateur, sans tablette ou sans télévision pendant un ou plusieurs jours.

    Cette dimension symbolique du jeûne est également mise en avant par Jésus, tout en demeurant un geste fort, qui marque une réalité d’engagement spirituel. Il est vrai que les contemporains du Christ en avaient fait un signe extérieur de piété qui ne résonnait pas toujours positivement avec la tonalité du coeur. Pour Jésus, le jeûne est d’abord un acte volontaire, personnel et idéalement secret, en tout cas discret2. Jésus n’impose le jeûne à personne et s’il le vit lui-même, c’est pour se mettre dans les meilleures dispositions pour vivre sa mission et être connecté avec son Père3.

    Le jeûne concerne, c’est vrai, en premier lieu la nourriture, mais pas exclusivement. C’est finalement le fait de se passer volontairement
    de quelque chose, pendant un temps donné, récurrent ou pas, et ainsi marquer une forme de détachement des choses matérielles et orienter sa vie pour approfondir sa dimension spirituelle, s’ouvrir à l’influence et à l’action de Dieu.

    Jeûner avec un but spécifique…

    Depuis quelques mois, face aux défis liés au changement climatique, une initiative mondiale et interreligieuse s’est mise en place : jeûner le 1er de chaque mois pour la justice climatique ! L’intensification du dérèglement du climat due à l’activité humaine n’est pas une fatalité. La Conférence qui se tiendra sur le sujet au Bourget en décembre 2015 est une opportunité pour que des décisions importantes et responsables soient prises en vue de limiter l’impact des humains sur la planète. Les politiques assumeront-ils leur responsabilité ? Un jour de jeûne chaque premier jour du mois pourra en tous cas signifier un intérêt, marquer une orientation et encourager des décisions.
    Plus d’infos sur : www.jeunepourleclimat.org

    1. Lire à ce sujet dans la Bible Esaïe 58.3-7 et Zacharie 7.5.
    2. Cf. Matthieu 6.16-18 ; 9.14-17.
    3. Cf. Luc 4.1-4.

    Source : Revue Signes des temps - n° 1624 - Mars-avril 2015 - page 13

    magazine-cover-bw-3d-october-croppedREVUE SIGNES DES TEMPS – ABONNEMENT 2017

    La revue Signes des Temps est une revue à 6 parutions, elle cherche à poser un regard chrétien sur notre vie et notre époque. Une revue bimestrielle pour approfondir et partager sa foi.

  • EDS – Jeudi 20 octobre – Théodicée

    Lisez Romains 3.1-4. Bien que le contexte immédiat soit celui de l’infidélité d’une partie du peuple de l’Alliance, quel est l’enjeu dont Paul parle ici ? Que dit-il sur Dieu ?

    Citant le Psaume 51.4, Paul parle de la manière dont le Seigneur lui-même sera « trouvé juste dans tes paroles et [triomphera] dans ton procès » (Rm 3.4). La notion présentée est un thème qui apparaît dans différents endroits de la Bible. On l’appelle la théodicée, et il s’agit de comprendre la bonté de Dieu face au mal. C’est l’éternelle question que nous avons examinée toute la semaine. En fait, tout le grand conflit lui-même est une théodicée. Devant les hommes, devant les anges, devant l’univers entier, la bonté de Dieu sera révélée malgré le mal qui se déroule dans le monde.

    « Chaque question concernant la vérité et l’erreur, dans cette longue controverse entre le Christ et Satan, a maintenant reçu sa réponse. Les conséquences de la rébellion et du rejet des statuts divins ont été démontrées aux yeux de toutes les intelligences créées. La mise en application de la domination de Satan, en contraste avec le gouvernement divin, a été présentée à l’univers tout entier. Satan se trouve condamné par ses propres oeuvres. La sagesse de Dieu, sa justice et sa bonté sont pleinement justifiées. On peut s’apercevoir que toutes les interventions de Dieu, au cours de la grande controverse entre le Christ et Satan, avaient pour objectif le bien éternel de son peuple et celui de tous les mondes créés. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 494, 495.

    Nous avons du mal à comprendre cela aujourd’hui, immergés comme nous le sommes dans un monde de péché et de souffrance (et si c’est difficile pour nous, imaginez ce que Job a dû en penser), mais quand tout sera terminé, nous pourrons voir la bonté, la justice, et l’amour de Dieu dans toutes ses interactions avec l’humanité, avec Satan, et avec le péché. Cela ne veut pas dire que tout ce qui arrive dans le monde est bien. Bien sûr que non. Cela veut simplement dire que Dieu s’en occupe de la meilleure manière possible, et quand cette terrible expérience avec le péché sera terminée, nous pourrons crier : « Tes oeuvres sont grandes et étonnantes, Seigneur Dieu, Tout-Puissant ! Tes voies sont justes et vraies, Roi des nations ! » (Ap 15.3).

    Pourquoi est-ce si important de louer Dieu, même quand nous traversons des épreuves qui semblent si difficiles à supporter ?


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  • Le choix amoureux

    Par Jacques Poujol – Pasteur et psychothérapeute

    Le choix amoureux ne repose pas seulement sur une inclination naturelle pour une personne. Certains facteurs peuvent inconsciemment nous influencer. Lesquels et comment faire pour qu’ils ne deviennent pas d’éventuels obstacles à la relation ?

    Pour comprendre son couple, il faut aussi comprendre ce qui a amené chaque conjoint à choisir l’autre. En fait, le choix amoureux n’est pas uniquement « amoureux » ; beaucoup de facteurs inconscients entrent en jeu ou même « entrent en je »:

    • L’influence du modèle intérieur attendu ou interdit
    • L’influence positive ou négative de la figure parentale du sexe opposé, comme celle de l’autre parent
    • Les amours d’enfance et les expériences passées
    • La reconnaissance de notre propre image dans l’autre
    • La pensée de pouvoir combler un besoin chez l’autre
    • La reconnaissance de la capacité de l’autre à combler nos besoins
    • La sexualité
    • Le besoin d’être aimé et reconnu
    • La capacité à aimer
    • Les blessures inconscientes qui incitent à rechercher dans l’autre ce que chacun n’a pas intégré soi-même

    La fixation amoureuse est la fin de l’attente de l’amour, la fin d’une quête plus ou moins consciente. Cette quête, qui nous rend vulnérables à l’amour, nous rend disponibles à l’autre qui nous semble incarner tout ce que nous recherchons. En d’autres termes, les raisons du choix amoureux ne sont pas toujours aussi claires que nous le voudrions. Dans ce sens, le Dr Lemaire explique que c’est en réalité en fonction de tendances névrotiques latentes ou patentes qu’est choisi le partenaire.

    Élisabeth Badinter, historienne et psychanalyste, confirme ce fait. Pour le couple, explique-t-elle, ce ne sont plus nos passions qui choisissent mais nos névroses qui prédisent à nos destins. Personne ne tombe amoureux s’il est satisfait de son état. Le couple se fonde souvent sur le désir inconscient de recréer la relation privilégiée vécue avec notre mère étant bébé. Ceci signifie que les différents éléments qui déterminent notre choix amoureux ne sont souvent pas suffisants pour construire ensuite notre couple dans la durée. Les conjoints devront dépasser ces premières motivations pour rentrer dans un amour mature qui se caractérise par le don de soi, l’engagement vers l’avenir, le désir de créer ensemble et la co-responsabilité.

    Source : Revue Signes des Temps - Juillet-aout 2015 - page 10

    35-devises-pour-un-mariage-heureux35 DEVISES POUR UN MARIAGE HEUREUX

    Une bonne devise assurera un mariage heureux. Choisissez en une ou créez la votre. De Gayle et Mike Tucker.