EDS – Vendredi 7 octobre – Pour aller plus loin

L’idée d’une lutte, d’un conflit entre le bien et le mal, se retrouve dans bien des cultures. L’idée a persisté au fil des millénaires en s’exprimant souvent à travers des mythes. Aujourd’hui, à cause de l’influence de la haute critique et du rationalisme moderne, de nombreux chrétiens réfutent la réalité d’un diable et de mauvais anges. On prétend qu’il s’agit de symboles d’une culture primitive, imaginés pour parler du mal présent naturellement chez les humains. De notre point de vue d’adventistes, il est difficile d’imaginer comment on peut donner du sens à la Bible sans croire en la réalité du diable et de ses anges.

Mais tous les chrétiens ne sont pas tombés dans ce piège qui nie la réalité de ce conflit cosmique entre les forces surnaturelles du bien et du mal. Un spécialiste évangélique du nom de Gregory Boyd, par exemple, a énormément écrit sur la réalité de la bataille millénaire (mais pas éternelle) entre Dieu et Satan. Dans l’introduction de son livre God at war [Dieu en guerre], après avoir commenté plusieurs passages de Daniel 10, Boyd écrit : « Du début à la fin, la Bible présuppose que des êtres spirituels existent entre l’humanité et Dieu, et que le comportement affecte de manière significative l’existence humaine, pour le meilleur ou pour le pire. En fait, c’est cette conception, que je vais chercher à défendre dans le présent ouvrage, qui se trouve au coeur de la vision biblique du monde »Gregory Boyd, God at war, Downer’s Grove, Ill. : InterVarsity Press, 1997, p. 11. Comme il a raison.

À méditer

  • Citez d’autres textes qui parlent de Satan et d’autres puissances démoniaques. Que perd-on si on les interprète comme de simples symboles représentant le côté sombre de l’humanité ?
  • Nicolas Machiavel, auteur florentin du seizième siècle, a déclaré qu’il valait mieux pour un chef être craint par ses sujets qu’être aimé par eux. Au contraire, Ellen G.White a écrit : « Même après qu’il fut décidé qu’il ne pourrait plus demeurer dans le ciel, la Sagesse infinie ne détruisit pas Satan. Parce que Dieu ne peut agréer qu’un service d’amour, l’allégeance de ses créatures doit reposer sur la conviction de sa justice et de sa bienveillance. Les habitants du ciel, et ceux des autres mondes, n’étant pas prêts à comprendre la nature et les conséquences du péché, n’auraient pas pu se rendre compte de la justice et de la miséricorde de Dieu si Satan avait été anéanti. Si celui-ci avait été éliminé immédiatement, ils auraient servi Dieu par peur plutôt que par amour. »Ellen G. White, Le grand espoir, p. 365.

Pourquoi Dieu veut-il qu’on le serve par amour, et non par peur ?


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