EDS – Vendredi 28 octobre – Pour aller plus loin

« À cette époque d’illumination scientifique sans précédent, la bonne nouvelle du christianisme devenait une structure métaphysique de moins en moins convaincante, une fondation moins crédible sur laquelle fonder sa vie, et moins nécessaire psychologiquement. L’improbabilité de toute cette connexion d’événements devenait terriblement évidente : un Dieu infini, éternel serait devenu tout à coup un être humain, dans un
espace-temps historique donné, pour être au final exécuté de manière dégradante ?

Une seule vie éphémère, deux millénaires auparavant, dans une obscure nation primitive, sur une planète qu’on sait maintenant être un morceau de matière relativement négligeable en orbite autour d’une étoile parmi des millions d’étoiles dans un univers incroyablement vaste et impersonnel. Un événement aussi banal, avoir un sens cosmique ou éternel ? Cela ne constituait plus une croyance convaincante pour des
hommes doués de raison. Il était hautement invraisemblable que l’univers ait un intérêt urgent dans ce coin minuscule de son immensité, pour peu qu’il ait un quelconque intérêt dans quoi que ce soit. Sous les projecteurs de la demande actuelle de confirmation publique, empirique et scientifique de toutes les professions de foi, l’essence du christianisme s’étiola. » Richard Tarnas, Passion of the Western Mind, New York : Ballantine Books, 1991, p. 305.

Quel est le problème avec cette idée ? Que manque-t-il à l’auteur de ces réflexions ? Qu’enseigne cet extrait sur les limites de ce que « la science et la raison » peuvent connaître de la réalité de Dieu et de son amour pour nous ? D’après ces quelques lignes, comment comprendre la nécessité d’une vérité révélée, une vérité que la « science et la raison » humaines ne peuvent pas atteindre par elles-mêmes ?

À méditer

  • Comment, en tant que chrétien, répondriez-vous à la question : « Qu’est-ce que l’homme ? ». En quoi votre réponse serait-elle différente de celles que donneraient ceux qui ne croient pas au Dieu de la Bible ?
  • « Quelle certitude sur les morts après la mort ? » a écrit Cormac McCarthy. « La mort, c’est ce que les vivants portent avec eux ». Pourquoi notre compréhension de ce qui se passe après la mort nous réconforte-t-elle concernant nos chers disparus ? Ne peut-on pas en retirer un peu de consolation, sachant qu’ils reposent en paix, libérés de toutes les peines et les épreuves de la vie ?
  • D’après vous, pourquoi, même dans la plus misérable des situations, la plupart des gens s’accrochent-ils à la vie ?
  • Discutez de ce que la Croix nous enseigne sur la valeur de l’humanité, sur la valeur ne serait-ce que d’une seule vie.

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