EDS – Mercredi 26 octobre – La navette du tisserand

Imaginez la conversation suivante : deux personnes se lamentent sur le destin de l’humanité… la mort. C’est-à-dire que peu importe combien leurs vies sont belles, peu importe ce qu’ils accomplissent, leur existence se terminera dans la tombe. « C’est ça, se plaint Mathusalem à un ami. Nous vivons, quoi, huit cents, neuf cents ans, et après, c’est fini. C’est quoi huit cents ou neuf cents ans comparés à l’éternité ? » (voir Gn 5.)

C’est difficile pour nous aujourd’hui d’imaginer ce que cela pouvait être de vivre des centaines d’années (Mathusalem avait cent quatre-vingt-sept ans à la naissance de son fils Lémek, et Mathusalem a vécu sept cent quatre-vingt-deux années supplémentaires après cela). Pourtant, même les antédiluviens, face à la réalité de la mort, devaient se lamenter sur ce qui leur semblait être la brièveté de la vie.

Lisez Job 7.1-11. Quelle est la plainte de Job ? Voir également Ps 39.5,11 ; Jc 4.14. 

Nous venons de voir Job rechercher le repos et le soulagement que la mort lui offrirait. À présent, il se lamente sur la brièveté de la vie. En gros, ce qu’il dit, c’est que la vie est dure, pleine d’épreuves et de douleurs, et ensuite, c’est la mort. C’est souvent un véritable casse-tête : nous déplorons combien la vie est brève, même si cette vie est triste et misérable. Une adventiste du Septième jour a rédigé un article sur son combat contre la dépression et les idées suicidaires. Cependant, elle a écrit : « Le pire dans tout cela, c’est que j’étais adventiste, avec un mode de vie qui, les études le prouvaient, était censé me faire vivre six années de plus que les autres ». Cela n’avait aucun sens. Bien sûr, quand on souffre, il y a tant de choses qui semblent n’avoir aucun sens. Parfois, quand nous souffrons, la raison est mise de côté, et la seule chose dont on soit sûr, c’est que l’on souffre, qu’on a peur, et qu’il n’y a pas d’espoir. Même Job, qui faisait pourtant preuve de discernement (Job 19.25), s’est écrié de désespoir : « Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur » (Job 7.7). Job, pour qui la perspective de la mort semblait plus proche que jamais, se lamentait encore sur la brièveté de l’existence, peu importe combien elle était misérable à ce moment-là.

En quoi votre compréhension de la Chute, de la mort et de la promesse de la résurrection doit-elle vous aider à remettre en perspective toute la question de la brièveté de la vie ?


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