EDS – Mardi 25 octobre – La douleur des autres

Job en a terminé avec sa première complainte, telle qu’elle est rapportée dans le chapitre 3. Dans les deux chapitres qui suivent, l’un de ses amis, Eliphaz, donne un cours à Job (nous reviendrons là-dessus la semaine prochaine). Dans les chapitres 6 et 7, Job continue de parler de sa souffrance.

« Ah ! Je voudrais qu’on pèse ma tristesse, qu’on place mon malheur sur une balance ! Oui, il est plus lourd que le sable des mers. » (Job 6.2,3.) Comment Job exprime-t-il sa souffrance ici ?

Cette image nous donne une idée de la manière dont Job percevait sa souffrance. Si tout le sable des mers était dans un côté de la balance et sa tristesse et son malheur dans l’autre, ses souffrances pèseraient plus lourd que tout le sable. Voilà combien la souffrance de Job était réelle pour lui. Et c’était la douleur de Job, celle de personne d’autre. Parfois, nous entendons cette idée de « la somme totale des souffrances humaines ». Et pourtant, ce n’est pas vraiment exact. Nous ne souffrons pas en groupe. Nous ne souffrons pas de la douleur de quelqu’un d’autre, mais de la nôtre.

Certaines personnes pleines de bonnes intentions peuvent dire à quelqu’un : « Je sais ce que tu ressens ». Ce n’est pas le cas. Elles ne peuvent pas. Tout ce qu’elles ressentent, c’est leur propre douleur qui vient en réaction à la douleur de quelqu’un d’autre. Nous entendons parler de catastrophes, humaines ou autres, avec un nombre de victimes absolument considérable. Le nombre de morts ou de blessés nous sidère. On peut à peine imaginer une souffrance aussi colossale. Mais, comme pour Job, comme c’est le cas pour chaque humain déchu depuis Adam et Ève en Éden, et jusqu’à la fin de ce monde, chaque être humain ne peut connaître que sa propre douleur, et rien de plus. Bien sûr, il n’est pas question de minimiser la souffrance individuelle, et en tant que chrétiens, nous sommes appelés à tenter de soulager la souffrance quand nous le pouvons (voir Jc 1.27 ; Mt 25.34-40). Mais quelle que soit la quantité de souffrances présentes dans le monde, nous pouvons être reconnaissants, car aucun être humain déchu ne souffre davantage qu’il n’est possible pour un individu (à l’exception d’un seul ; voir leçon 12).

Méditez sur cette idée que la souffrance humaine se limite à chaque individu. En quoi cela vous aide-t-il (le cas échéant) à considérer un peu différemment la difficile question de la souffrance humaine ?


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