• L’allergie au gluten

    shutterstock_227107810Les signes qui montrent une allergie au gluten

    La majorité des personnes intolérantes au gluten restent très longtemps, voire toute leur vie, sans être diagnostiquées car les symptômes ne sont pas très marqués ou alors apparaissent de manière chronique, de sorte que la personne ne s’en préoccupe pas outre-mesure.

    Certaines d’entre elles peuvent aussi ne pas avoir de symptômes du tout.  Il faut donc être particulièrement vigilant aux petits désagréments du quotidien auxquels on s’habitue mais qui pourraient cependant être marqueurs d’une maladie cœliaque.

    Les symptômes digestifs

    En cas de maladie coeliaque, plusieurs types de symptômes sont possibles mais ceux associés à la sphère digestive sont les plus courants. Parmi eux, on note :

    • -une diarrhée chronique, en alternance parfois avec de la constipation
    • -des vomissements
    • -des douleurs abdominales
    • -des ballonnements et des flatulences (émission de gaz intestinaux)
    • -un inconfort digestif global et permanent
    • -une perte d’appétit

    Les symptômes non digestifs

    Outre les signaux digestifs, d’autres symptômes, plus disparates, peuvent faire penser à une allergie au gluten. Ils doivent être associés aux symptômes digestifs évoqués plus haut, et se manifester sur plusieurs semaines, voire mois. Passage en revue des plus fréquents.  :

    • -une fatigue prolongée et inexpliquée
    • -une perte de poids inexpliquée
    • -une anémie ou une carence en vitamine B9 (acide folique)
    • -de l’ostéoporose et/ou une fracture
    • -une stérilité malgré des examens qui ont révélé un fonctionnement normal des organes génitaux chez les deux partenaires
    • -une atteinte des nerfs des membres (=neuropathie périphérique).
    • -des aphtes et/ou une atteinte des muqueuses buccales

    Les symptômes décelables chez les bébés

    Chez le nourrisson, les premiers symptômes surviennent seulement quelques semaines après l’introduction du gluten dans l’alimentation et non pas immédiatement. Des diarrhées qui deviennent chroniques et durent plusieurs semaines avec des selles abondantes, un manque d’appétit et un changement de comportement (bébé grognon, moins actif) peuvent faire penser à une allergie au gluten. La croissance et le poids de l’enfant sont parfois impactés.

    Les symptômes décelables chez les enfants

    Les symptômes de la maladie cœliaque chez l’enfant peuvent se révéler très divers. Ils sontsensiblement les mêmes que ceux des adultes, à savoir diarrhée chronique ou intermittente, nausées et/ou vomissements, douleurs abdominales, fatigue chronique, irritabilité, anémie, aphtes récidivants.

    En plus des manifestations propres aux adultes, on notera : un possible retard de croissance, un retard dans le déclenchement de la puberté, ou une aménohrrée chez les jeunes filles.

    Le diagnostic de l′intolérance au gluten

    Une fois les symptômes identifiés et la maladie cœliaque suspectée, votre médecin traitant vous adressera alors à un gastro-entérologue pour un bilan complémentaire, qui comprend une prise de sang pour rechercher la présence d’anticorps propres l’allergie au gluten (IgA et IgG) et pour mettre en évidence une prédisposition génétique.

    Le diagnostic est ensuite parfois confirmé avec des biopsies de l’intestin grêle sur la partie la plus proche de l’estomac réalisé au cours d’une endoscopie digestive. Celle-ci est réalisée sans anesthésie générale chez l’adulte ; chez l’enfant, une anesthésie générale est effectuée. L’analyse des prélèvements lors de la biopsie permet de déceler d’éventuelles lésions sur la paroi interne de l’intestin grêle et de mettre en place le traitement adéquat.

    Les bilans complémentaires

    Une fois le diagnostic confirmé par la biopsie, des examens complémentaires peuvent être prescrits afin de déceler d’éventuels dégâts déjà causés par la maladie : anomalies hépatiques, anémie par carence en fer, ostéodensitométrie pour mettre en évidence une éventuelle ostéoporose.

    Quel traitement pour quelle efficacité ?

    Aucun traitement réel n’existe à ce jour. Le traitement consiste à supprimer totalement le gluten de son alimentation. La chasse au gluten n’est pas aisée car de nombreux produits alimentaires, notamment les plats cuisinés et les viennoiseries/ biscuits, contiennent du gluten.  Néanmoins, les industriels proposent aujourd’hui des gammes sans gluten, en particulier en ce qui concerne l’alimentation destinée aux nourrissons.

    L’efficacité du régime sans gluten mesurée à la disparition des manifestations des symptômes et à la restauration de la flore intestinale confirmera définitivement le diagnostic de l’intolérance au gluten.

    Quelles sont les complications ?

    L’intolérance au gluten peut, évoluer vers d’autres pathologies si un régime sans gluten n’est pas entrepris. Les complications les plus fréquentes sont :

    • -des carences en vitamines, minéraux, et lipides dues à une malabsorption intestinale.
    • -de l’ostéoporose
    • -de l’anémie
    • -une intolérance au lactose
    • -de la lithiase urinaire
    • -un lymphome intestinal

    A ne pas confondre : sensibilité et allergie au gluten

    Les spécialistes s’entendent depuis peu sur l’existence d’une sensibilité au gluten non cœliaque. Alors que l’intolérance au gluten est une réaction immunologique anomale vis-à-vis du gluten qui entraîne une altération de la membrane intestinale avec pour conséquence une malabsorption des nutriments, la sensibilité au gluten montre des résultats de tests normaux lors de la recherche des anticorps présents lors de maladie coeliaque malgré des symptômes bien présents : maux de ventre, diarrhée, constipation, etc.

    Des recherches sont actuellement en cours pour mieux comprendre cette forme atténuée d’intolérance au gluten.

  • Jeûner

    jeune-et-prieres

    Par Gabriel Monet

    Jeûner, ou s′abstenir volontairement de nourriture, est-il réservé aux ascètes ?
    Pas forcément, surtout si l′on étend l′idée de jeûne à d′autres domaines que l′alimentation. Pourquoi ne pas se passer pendant un jour, ou plus, de télévision ou de tablette ?

    Pour ceux qui vivent dans un contexte de manque, la privation de nourriture est le plus souvent subie et engendre la faim. Cela induit une quête souvent vitale pour trouver de quoi subvenir aux besoins physiques de son être, ou pire, à ceux de ses enfants. L’absence de nourriture est alors regrettable et même insoutenable. À l’inverse, pour ceux qui vivent dans un contexte d’abondance − voire de surabondance −, s’abstenir de manger s’appelle en général un régime. Aussi légitime que soit cette pratique, elle est marquée par une attention à soi et en particulier à son corps, afin de limiter la prise de poids, ou idéalement de voir quelques kilos disparaître.

    En contraste avec ces deux situations d’abstention de nourriture, le jeûne est une pratique qui a une dimension spirituelle. L’abstinence
    plus ou moins complète de nourriture est alors liée à une attitude vis-à-vis du divin empreinte d’humilité. Dans l’histoire, le jeûne a souvent été considéré comme ayant une vertu magique en vue d’apaiser la divinité. Dans la Bible, le mot « jeûner » va de pair avec l’idée de s’affliger, de s’humilier, de mortifier son âme.

    Cependant, les prophètes mettaient surtout l’accent sur l’état d’esprit de repentance, de recherche de Dieu et d’humilité dont le jeûne est d’abord un signe et non une fin en soi1.

    Suggestions pour pratiquer le jeûne

    ●● S’abstenir occasionnellement ou régulièrement de manger pendant un repas, une ou plusieurs journées et remplacer le(s) repas par un temps de lecture, de prière, de marche, de méditation.
    ●● Une alternative au jeûne alimentaire pourrait être de vivre sans téléphone mobile, sans ordinateur, sans tablette ou sans télévision pendant un ou plusieurs jours.

    Cette dimension symbolique du jeûne est également mise en avant par Jésus, tout en demeurant un geste fort, qui marque une réalité d’engagement spirituel. Il est vrai que les contemporains du Christ en avaient fait un signe extérieur de piété qui ne résonnait pas toujours positivement avec la tonalité du coeur. Pour Jésus, le jeûne est d’abord un acte volontaire, personnel et idéalement secret, en tout cas discret2. Jésus n’impose le jeûne à personne et s’il le vit lui-même, c’est pour se mettre dans les meilleures dispositions pour vivre sa mission et être connecté avec son Père3.

    Le jeûne concerne, c’est vrai, en premier lieu la nourriture, mais pas exclusivement. C’est finalement le fait de se passer volontairement
    de quelque chose, pendant un temps donné, récurrent ou pas, et ainsi marquer une forme de détachement des choses matérielles et orienter sa vie pour approfondir sa dimension spirituelle, s’ouvrir à l’influence et à l’action de Dieu.

    Jeûner avec un but spécifique…

    Depuis quelques mois, face aux défis liés au changement climatique, une initiative mondiale et interreligieuse s’est mise en place : jeûner le 1er de chaque mois pour la justice climatique ! L’intensification du dérèglement du climat due à l’activité humaine n’est pas une fatalité. La Conférence qui se tiendra sur le sujet au Bourget en décembre 2015 est une opportunité pour que des décisions importantes et responsables soient prises en vue de limiter l’impact des humains sur la planète. Les politiques assumeront-ils leur responsabilité ? Un jour de jeûne chaque premier jour du mois pourra en tous cas signifier un intérêt, marquer une orientation et encourager des décisions.
    Plus d’infos sur : www.jeunepourleclimat.org

    1. Lire à ce sujet dans la Bible Esaïe 58.3-7 et Zacharie 7.5.
    2. Cf. Matthieu 6.16-18 ; 9.14-17.
    3. Cf. Luc 4.1-4.

    Source : Revue Signes des temps - n° 1624 - Mars-avril 2015 - page 13

    magazine-cover-bw-3d-october-croppedREVUE SIGNES DES TEMPS – ABONNEMENT 2017

    La revue Signes des Temps est une revue à 6 parutions, elle cherche à poser un regard chrétien sur notre vie et notre époque. Une revue bimestrielle pour approfondir et partager sa foi.

  • EDS – Jeudi 20 octobre – Théodicée

    Lisez Romains 3.1-4. Bien que le contexte immédiat soit celui de l’infidélité d’une partie du peuple de l’Alliance, quel est l’enjeu dont Paul parle ici ? Que dit-il sur Dieu ?

    Citant le Psaume 51.4, Paul parle de la manière dont le Seigneur lui-même sera « trouvé juste dans tes paroles et [triomphera] dans ton procès » (Rm 3.4). La notion présentée est un thème qui apparaît dans différents endroits de la Bible. On l’appelle la théodicée, et il s’agit de comprendre la bonté de Dieu face au mal. C’est l’éternelle question que nous avons examinée toute la semaine. En fait, tout le grand conflit lui-même est une théodicée. Devant les hommes, devant les anges, devant l’univers entier, la bonté de Dieu sera révélée malgré le mal qui se déroule dans le monde.

    « Chaque question concernant la vérité et l’erreur, dans cette longue controverse entre le Christ et Satan, a maintenant reçu sa réponse. Les conséquences de la rébellion et du rejet des statuts divins ont été démontrées aux yeux de toutes les intelligences créées. La mise en application de la domination de Satan, en contraste avec le gouvernement divin, a été présentée à l’univers tout entier. Satan se trouve condamné par ses propres oeuvres. La sagesse de Dieu, sa justice et sa bonté sont pleinement justifiées. On peut s’apercevoir que toutes les interventions de Dieu, au cours de la grande controverse entre le Christ et Satan, avaient pour objectif le bien éternel de son peuple et celui de tous les mondes créés. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 494, 495.

    Nous avons du mal à comprendre cela aujourd’hui, immergés comme nous le sommes dans un monde de péché et de souffrance (et si c’est difficile pour nous, imaginez ce que Job a dû en penser), mais quand tout sera terminé, nous pourrons voir la bonté, la justice, et l’amour de Dieu dans toutes ses interactions avec l’humanité, avec Satan, et avec le péché. Cela ne veut pas dire que tout ce qui arrive dans le monde est bien. Bien sûr que non. Cela veut simplement dire que Dieu s’en occupe de la meilleure manière possible, et quand cette terrible expérience avec le péché sera terminée, nous pourrons crier : « Tes oeuvres sont grandes et étonnantes, Seigneur Dieu, Tout-Puissant ! Tes voies sont justes et vraies, Roi des nations ! » (Ap 15.3).

    Pourquoi est-ce si important de louer Dieu, même quand nous traversons des épreuves qui semblent si difficiles à supporter ?


    VOTRE GUIDE EDS ICI 
    edsguide4t2016-29<< VERSION PDF
    edsguide4t2016-29>> VERSION MP3