• Le choix amoureux

    Par Jacques Poujol – Pasteur et psychothérapeute

    Le choix amoureux ne repose pas seulement sur une inclination naturelle pour une personne. Certains facteurs peuvent inconsciemment nous influencer. Lesquels et comment faire pour qu’ils ne deviennent pas d’éventuels obstacles à la relation ?

    Pour comprendre son couple, il faut aussi comprendre ce qui a amené chaque conjoint à choisir l’autre. En fait, le choix amoureux n’est pas uniquement « amoureux » ; beaucoup de facteurs inconscients entrent en jeu ou même « entrent en je »:

    • L’influence du modèle intérieur attendu ou interdit
    • L’influence positive ou négative de la figure parentale du sexe opposé, comme celle de l’autre parent
    • Les amours d’enfance et les expériences passées
    • La reconnaissance de notre propre image dans l’autre
    • La pensée de pouvoir combler un besoin chez l’autre
    • La reconnaissance de la capacité de l’autre à combler nos besoins
    • La sexualité
    • Le besoin d’être aimé et reconnu
    • La capacité à aimer
    • Les blessures inconscientes qui incitent à rechercher dans l’autre ce que chacun n’a pas intégré soi-même

    La fixation amoureuse est la fin de l’attente de l’amour, la fin d’une quête plus ou moins consciente. Cette quête, qui nous rend vulnérables à l’amour, nous rend disponibles à l’autre qui nous semble incarner tout ce que nous recherchons. En d’autres termes, les raisons du choix amoureux ne sont pas toujours aussi claires que nous le voudrions. Dans ce sens, le Dr Lemaire explique que c’est en réalité en fonction de tendances névrotiques latentes ou patentes qu’est choisi le partenaire.

    Élisabeth Badinter, historienne et psychanalyste, confirme ce fait. Pour le couple, explique-t-elle, ce ne sont plus nos passions qui choisissent mais nos névroses qui prédisent à nos destins. Personne ne tombe amoureux s’il est satisfait de son état. Le couple se fonde souvent sur le désir inconscient de recréer la relation privilégiée vécue avec notre mère étant bébé. Ceci signifie que les différents éléments qui déterminent notre choix amoureux ne sont souvent pas suffisants pour construire ensuite notre couple dans la durée. Les conjoints devront dépasser ces premières motivations pour rentrer dans un amour mature qui se caractérise par le don de soi, l’engagement vers l’avenir, le désir de créer ensemble et la co-responsabilité.

    Source : Revue Signes des Temps - Juillet-aout 2015 - page 10

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  • EDS – Mercredi 19 octobre – Dilemme

    Lisez les textes suivants. Quelle question pose problème à Job ? Quelle question n’a-t-il pas posée ? Job 6.4-8 ; Job 9.1-12.

    Comme nous l’avons dit dans l’étude d’hier, la question de l’existence même de Dieu n’apparaît jamais dans le livre de Job. La question était plutôt : pourquoi Job traverset-il toutes ces épreuves ? Et si l’on prend en compte tout ce qui lui est arrivé, c’était une question parfaitement juste, en particulier puisqu’il croyait en Dieu.

    Prenons, par exemple, un athée, et supposons qu’il doive affronter des épreuves. La réponse sur le pourquoi serait relativement simple et directe pour lui. Nous vivons dans un monde insensé et sans but, qui n’en a rien à faire de nous. Et donc, perdus au milieu des forces rudes, froides et insensibles qui nous entourent, nous sommes parfois victimes d’épreuves qui n’ont aucun but. Comment pourraient-elles en avoir
    un ?

    Si la vie elle-même n’a aucun but, alors les épreuves qui accompagnent cette vie doivent être tout aussi dénuées de sens. Beaucoup de gens trouvent cette réponse insatisfaisante et désespérante, mais elle a du sens vu le postulat, c’est-à-dire que Dieu n’existe pas. Mais d’un autre côté, pour quelqu’un comme Job, le dilemme est différent.

    Lisez Job 10.8-10. En quoi ces textes nous aident-ils à comprendre les terribles questions qui tourmentent Job ?

    Certes, la question qui pose problème à Job est la même qui pose problème à la plupart des croyants à un moment donné : si Dieu existe, qu’il est un Dieu bon et aimant, alors pourquoi les humains souffrent-ils autant ? Pourquoi même les « bons », comme Job, doivent-ils traverser des catastrophes et des épreuves qui, si souvent, ne semblent produire rien de bon ? À nouveau, si l’univers était sans Dieu, la réponse serait : voilà ce que c’est de vivre dans un cosmos purement matérialiste dans lequel les humains ne sont que des produits dérivés d’atomes et de molécules.

    Job était plus avisé que cela. Nous aussi. D’où le dilemme.


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