• Comprendre le pardon

    Nous avons tous besoin de pardon, car nous commettons tous des erreurs. Mais comment s′y prendre ? Existe-t-il une méthode ?
    En Suisse, la Ligue Vie et santé a mis en place un séminaire intitulé « Apprendre à pardonner pour le bien de votre santé », dont sont extraits les éléments suivants.

    Il existe trois types de pardon :

    1. Intra-personnel : je pardonne. Il se passe à l’intérieur de la personne.
    2. Inter-personnel : nous nous pardonnons. Il concerne les relations humaines.
    3. Existentiel : il s’agit de pardonner à Dieu, à la société… Il intervient au niveau transcendantal.

    Nous nous concentrerons ici sur le pardon inter-personnel, dont nous pouvons donner la définition suivante : le pardon est le processus pour venir à bout de la colère et de la rage du passé, avec l’objectif de retrouver une satisfaction personnelle et de redéfinir son but pour l’avenir.

    En ce sens, le pardon implique trois composantes :

    1. Ré-évaluer le passé (re-framing)
    2. Apporter la paix dans le présent
    3. Trouver un but pour l’avenir

    Quatre conditions préalables sont nécessaires :

    1. Parlez de ce qui s’est passé avant de pardonner
    2. Soyez conscients de vos sentiments
    3. Dites ce qui vous a blessé
    4. Prenez la décision de pardonner

    Plusieurs obstacles sont cependant identifiés:

    1. La crainte que l’infraction se répète
    2. La peur de paraître faible
    3. La crainte qu’il n’y ait pas de justice ou d’équité
    4. La perte des avantages provenant du statut de victime

    Le pardon est un processus en plusieurs étapes, ce qui implique des progrès, des régressions et parfois des diversions.

    Si quelqu’un blesse une autre personne, il se produit une faute. Dans toutes relations humaines, la responsabilité personnelle et le respect mutuel doivent rester en équilibre. Lorsque ce n’est pas le cas, il s’agit alors de choisir où concentrer ses efforts : vengeance ou pardon. La
    justice absolue est un idéal, elle n’existe que dans notre imagination, et la vengeance entraîne souvent des situations incontrôlables.

    Il est indispensable de bien comprendre deux points :
    ●● La vengeance nous fait plus de mal qu’à l’autre. Le pardon nous aide plus que l’autre.
    ●● Le pardon doit guérir ma souffrance, avant de pouvoir guérir notre souffrance.

    Ma souffrance peut guérir, même si notre souffrance peut ne pas guérir.

    Le pardon est une décision :
    ●● Décidez-vous à pardonner, même si vous n’en avez pas envie.
    ●● Ne renoncez pas à votre possibilité de choisir entre pardonner (reprendre le contrôle de ses émotions – elles sont une source d’informations mais je ne me laisse pas submerger par elles – et de sa vie) et être victime.

    ■ Pardonner signifie accepter la responsabilité de ma vie.

    ■ La responsabilité est la capacité de choisir ma réponse.

    Les 10 aspects pratiques du pardon

    1. Le pardon concerne au moins deux personnes, on ne pardonne pas à des choses.
    2. Le pardon signifie qu’une situation que vous ne souhaitiez pas s’est produite.
    3. Vous admettez que cette situation existe et qu’elle est douloureuse.
    4. Vous comprenez que vous n’étiez pas en mesure de l’éviter lorsqu’elle s’est produite.
    5. Vous reconnaissez que vous avez la possibilité de choisir (rancune ou pardon) et que vous ne contrôlez pas les agissements des autres.
    6. Vous admettez que vous êtes seul responsable de vos émotions.
    7. Consciemment, vous décidez de vous diriger vers une situation plus satisfaisante.
    8. Vous comprenez que le pardon prend du temps et ne peut pas être accéléré.
    9. Vous prenez le contrôle en vous concentrant sur la vie que vous souhaitez à l’avenir.
    10. Vous cherchez le pardon afin de pouvoir pardonner à votre tour.

    Principes de vie

    1. Je ne pardonne pas parce que je le dois, mais parce que je suis prêt à être guéri.
    2. Les sentiments douloureux doivent être guéris, non retraités.
    3. Le pardon est le seul moyen de rétablir les relations dysfonctionnelles, dans notre lien avec Dieu comme avec notre prochain et avec nous-même.


    Pour plus d'informations, prendre contact avec la Ligue Vie et santé suisse :
    Ligue Vie et santé , Chemin des Pépiniéres 19, Case postale 453, CH-1020 RENENS
    Tél : +41 (21) 632 50 30 - Fax : +41 (21) 632 50 21
    Email : info@adventiste.ch
    Source : Revue Signes des Temps - Mars-avril 2015 - page 6

    658-savoirpardonnerSAVOIR PARDONNER

    L’auteur Guy Valleray nous démontre l’attitude à adopter dans l’’Église, en matière de confession des péchés et de pardon.

     

  • EDS – Mardi 18 octobre – Le plus ancien livre

    « Malgré l’hypermédiatisation de ceux qui ne croient pas en Dieu, ceux qui croient en lui ont de nombreuses bonnes raisons d’y croire. Cependant, il demeure un éternel problème que beaucoup ont avancé au fil des siècles pour justifier leur incrédulité, et c’est le problème de la souffrance humaine et du mal. Comment est-il possible que Dieu soit suprêmement bon, suprêmement aimant et suprêmement puissant, et que le mal existe ?

    Depuis toujours, cette question est une pierre d’achoppement pour beaucoup. Et d’ailleurs, pour être honnête, quel croyant, quelle personne qui a goûté à la réalité de Dieu et de son amour ne s’est jamais retrouvé, un jour ou l’autre, en difficulté face à cette question ?

    Point intéressant : Ellen G. White a également enseigné ce que la tradition juive enseigne : Moïse a écrit Job à Madian. « Les longues années passées dans les solitudes du désert n’étaient pas vaines. Non seulement Moïse se préparait à la grande oeuvre qui l’attendait, mais pendant tout ce temps, sous l’inspiration du Saint-Esprit, il a rédigé le livre de Genèse ainsi que le livre de Job, qui serait lu avec le plus profond intérêt par le peuple de Dieu jusqu’à la fin des temps. » Voir également The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1140.

    Ce passage nous dit que des deux premiers livres de la Bible à avoir été écrits, l’un d’entre eux, Job, traite de l’universalité de la souffrance et de la douleur. Autrement dit, Dieu savait que cela constituerait une grande question pour les humains, et ainsi, dès le départ, dans la Parole, il fait écrire à Moïse l’histoire de Job. Dieu nous fait savoir, très tôt, que nous ne sommes pas seuls dans notre souffrance et notre douleur, mais qu’il est là, qu’il les connaît, et que nous pouvons avoir l’espoir qu’il arrangera tout à la fin.

    Que nous enseignent les textes suivants sur la réalité du mal ? Mt 6.34 ; Jn 16.33 ; Dn 12.1 ; Mt 24.7.

    On peut comprendre cet argument du mal pour nier l’existence de Dieu, mais à la lumière des Écritures, il n’a aucun sens. La Bible enseigne certes la réalité d’un Dieu omniscient, omnipotent et aimant, mais elle enseigne aussi que le mal, la souffrance et les malheurs sont bien réels. Le mal n’est pas une excuse pour ne pas croire en Dieu. En fait, une lecture rapide du livre de Job montre que même dans son découragement le plus total, Job n’a jamais remis en cause l’existence de Dieu. La véritable question à se poser, et qui est tout à fait valable celle-là, c’est celle de savoir pourquoi ces choses lui sont arrivées.

    C’est bien naturel d’avoir des questions sur tout le mal que nous voyons. Comment apprendre à avoir confiance en la bonté de Dieu malgré ce mal ?


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