EDS – Lundi 5 septembre – Chercher

Lisez Luc 19.10 ; Marc 1.17 ; Luc 9.2 et Apocalypse 14.6,7. Quel est le point-clé que tous ces passages ont en commun ? Que nous disent-ils de faire ?

Pendant des années, une certaine église adventiste pria ainsi : « Seigneur, veuille amener les gens du quartier dans ton église et les attirer à toi ». Comme si notre Église était un aimant géant qui attirerait les gens comme par magie. Certes, des gens entrent parfois dans nos églises, en quête de Dieu, tout cela sans aucun effort apparent de notre part.
Mais que doit faire votre église quand les années passent et qu’aucun habitant du quartier ne franchit la porte ? Si vous vous contentez de prier pour que des gens viennent, vous ne suivez pas la méthode que suivait Jésus pour gagner des âmes. Il se mêlait aux gens, socialisait et cherchait à les sauver. « Nous ne devons pas attendre que l’on vienne à nous. Il faut aller chercher les hommes là où ils se trouvent. […] Des multitudes ne seront jamais touchées par l’Évangile si nous n’allons pas le leur annoncer. » Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 193.
Différentes métaphores illustrent cette idée de « chercher » :

  1. Le berger laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis dans l’enclos afin d’aller chercher celle qui s’en est éloignée (voir Mt 18.10-14). Jésus raconte cette histoire après avoir donné cette mise en garde : il faut nourrir les petits et leur éviter de pécher. Les petits peuvent être de véritables enfants au sens littéral, ou bien des chrétiens immatures. S’ils retournent dans le monde, nous devons, comme Jésus, aller les chercher et les ramener tendrement à lui.
    L’idée ici, comme dans les textes ci-dessus, est la même : nous devons être actifs et prendre des décisions quand on recherche les perdus. Nous devons faire un effort pour leur tendre la main. À l’occasion, il arrive que quelqu’un qui se promenait dans la rue entre dans l’église et dise : « Parlez-moi de Dieu, du salut, de la vérité », mais c’est quand même assez rare, non ?
  2. La « méthode de Christ » pour atteindre les perdus « ne saurait rester stérile » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118. Pourtant, est-ce que nous nous focalisons sur les « fruits les plus accessibles », ceux qui partagent déjà notre vision chrétienne du monde, comme les chrétiens d’autres dénominations ? Que faisons-nous des fruits difficiles à atteindre, comme les gens sécularisés, les athées, les musulmans, les Juifs, les Hindous, les bouddhistes, etc. ?
    Historiquement, les gens qui ont une vision chrétienne du monde trouvent l’adventisme pertinent, mais il nous reste beaucoup à faire pour parler de Jésus auprès des groupes de foi qui ont une vision du monde différente de la nôtre.

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