EDS – Dimanche 25 septembre – Tout est bien qui finit bien ?

Les histoires pour enfants se terminent souvent par : « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », ou par : « tout est bien qui finit bien ». Dans certaines langues, c’est presque devenu un lieu commun. L’idée, c’est que quels que soient les drames – une princesse enlevée, un méchant loup, un roi maléfique –, le héros (et peut-être même sa jeune épouse) triomphe à la fin. C’est ainsi que se termine le livre de Job, en tout cas au premier coup d’oeil. Après toutes les épreuves et les catastrophes que Job a dû subir, le livre s’achève sur ce que l’on pourrait décrire comme une note relativement positive.

Lisez Job 42.10-17, les derniers versets du livre. Que nous dit ce passage sur la manière dont Job a fini sa vie ? 

Pas de doute là-dessus : si l’on interrogeait des gens sur un livre de la Bible qui se termine bien pour le personnage principal, un livre où « tout est bien qui finit bien », beaucoup citeraient le livre de Job. Après tout, voyez tout ce que Job possède à la fin de l’histoire. Une famille et des amis, qui n’étaient pas là au moment de ses épreuves (à l’exception d’Eliphaz, de Bildad, de Tsophar, d’Elihou et de la femme de Job), arrivent et le réconfortent. De plus, ils sont généreux, et lui donnent de l’argent. À la fin de l’histoire, Job se retrouve avec deux fois plus qu’il n’avait au début, en tout cas en termes de biens matériels (comparez Job 42.12 et Job 1.3). Il a aussi eu dix enfants, sept fils et trois filles, qui remplacent les sept fils et trois filles qui sont morts (voir Job 1.2,18,19), et dans tout le pays, « on ne trouvait pas d’aussi belles femmes que les filles de Job » (Job 42.15), détail qui n’est pas mentionné pour ses premières filles. Et cet homme, qui était persuadé de sa mort toute proche, a vécu cent quarante années supplémentaires : « Puis Job mourut, âgé et rassasié de jours » (Job 42.17). L’expression « rassasié de jours » en hébreu (parfois traduite en anglais, de manière intéressante, « rassasié d’années ») est employée pour décrire les derniers jours d’Abraham (Gn 2.8), d’Isaac (Gn 35.29) et de David (1 Ch 29.28). Elle transmet l’idée de quelqu’un qui se trouve dans une situation relativement bonne et heureuse au moment où survient un événement résolument malheureux : la mort.

Nous aimons tous les histoires qui finissent bien. Citez des histoires que vous connaissez et qui se terminent bien.
Quelles leçons peut-on en tirer ?


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