• Sommes-nous issus d′un métissage entre les néandertaliens et nos ancêtres ?

    L’homme de Neandertal, d’abord injustement décrit comme un humain dégénéré ou comme un humain avec des traits simiesques, est considéré aujourd’hui comme très proche de nous. Nous posséderions même certains de ses gènes.

    Des restes fossiles humains intrigants ont été découverts en Belgique en 1830, à Gibraltar en 1848, puis en 1856 dans la vallée de Neander en Allemagne. Ils prendront le nom d’Homo neanderthalensis en 1864. Très vite, ces fossiles de plus en plus nombreux en Europe ont suscité des débats. Certains voyaient en eux des restes d’une race humaine sauvage, d’autres des formes pathologiques d’humains, puis une espèce différente de la nôtre. Ces restes donneront lieu, dans la première moitié du XXe siècle, à des représentations peu flatteuses d’un individu proche de la brute, avec un faciès, une pilosité et une allure de singe. De nombreuses études plus récentes ont démontré que l’homme de Neandertal avait une posture dressée, était plus robuste que nous, intelligent, capable de fabriquer des outils et pratiquait des rites funéraires. On sait aussi maintenant qu’il a côtoyé nos ancêtres en Europe et au Proche-Orient.

    C’est en 1997 que Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck de Leipzig, reconstitue pour la première fois une partie de l’ADN des néandertaliens. Cet ADN mitochondrial ne montre aucune ressemblance avec celui des hommes modernes. La conclusion fut alors qu’Homo neanderthalensis et Homo sapiens étaient des lignées indépendantes. [Krings M. et al., 1997, Cell 90 (1):19–30.]

    neandmetisseDr Svante Pääbo, Institut Max Planck d’Anthropologie évolutive, Leipzig, Allemagne.

    Cependant en 2010, à partir de trois os de néandertaliens provenant de Croatie, une équipe internationale, dirigée par Pääbo, reconstitue 60 % de l’ADN, nucléaire cette fois-ci, de l’homme de Neandertal. Comparé à l’ADN de l’homme moderne actuel, l’ADN néandertalien a montré plus de ressemblances avec les Européens et les Asiatiques qu’avec les Africains. [Green RE. 2010. Science 328:710-722 ; Constant N. 2010, La Recherche 443:8-10he 443:8-10
    French: Louis Segond (1910) - SEG

    Izbrano poglavje ne obstaja!

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    Nouvelle conclusion : les néandertaliens et les hommes modernes, contrairement à ce que l’on pensait, ont pu se métisser. Les Eurasiatiques auraient donc 1 % à 4 % de gènes néandertaliens. D’après les analyses sur des Asiatiques de régions plus à l’est, où l’on n’a pas trouvé de néandertaliens, ce métissage se serait produit au Proche-Orient avec des hommes modernes venant d’Afrique avant leur colonisation de l’Asie.

    En février 2016, des spécialistes de la même équipe analysent le génome d’une néandertalienne de l’Altaï en Sibérie et y trouvent des séquences de gènes d’hommes modernes fossiles alors qu’ils n’en trouvent pas chez un néandertalien d’Espagne et un autre de Croatie. Des ancêtres des néandertaliens de l’Altaï se seraient donc croisés avec des Homo sapiens. [Kuhlwilm M. et al. 2016, Nature 530 : 429-433 ; Denis L. et al. 2016, La Recherche 510 : 23 ; Hawks J. 2016, La Recherche, Hors-Série 17 : 64-69.]

    Les scientifiques restent cependant prudents car ces résultats de 2010 ont été obtenus à partir de l’ADN de seulement trois néandertaliens datés de 40 000 ans et de cinq individus vivants : deux Africains, un Papou, un Chinois et un Français. Les résultats de 2016 proviennent d’un seul individu. Par ailleurs le séquençage du génome néandertalien, très dégradé, n’a pas le même degré de fiabilité. De plus, on sait que la pollution des échantillons par l’ADN de ceux qui les manipulent peut fausser les résultats, comme cela s’est déjà produit.

    La Bible ne parle pas des néandertaliens et pourtant, ils ont bel et bien existé. Alors se pose la question : que sont-ils pour nous ? De lointains cousins ou des êtres peu engageants qui nous sont complètement étrangers ? En tous cas, ils ne devraient pas nous laisser indifférents car même s’il n’y a pas eu métissage, ils sont, parmi toutes les espèces qui ont vécu sur notre planète, ceux qui nous ressemblent le plus.

    Source : Par Jacques Sauvagnat dans la Revue Signes des Temps de septembre-octobre 2016 - page 14

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    La revue Signes des Temps est une revue à 6 parutions, elle cherche à poser un regard chrétien sur notre vie et notre époque. Une revue bimestrielle pour approfondir et partager sa foi.

  • EDS – Lundi 26 septembre – Fins malheureuses

    À la fin du livre de Job, les choses ont bien tourné pour Job, qui meurt « âgé et rassasié de jours ». Mais, nous ne le savons que trop bien, pour beaucoup d’autres, l’histoire ne se termine pas ainsi. Même ceux qui ont été fidèles, respectables et vertueux ne se sont pas toujours retrouvés dans une situation comme celle de Job.

    Comment se termine l’histoire des personnages bibliques suivants : Abel (Gn 4.8) ; Urie (2 S 11.17) ; Eli (1 S 4.18) ; Le roi Josias (2 Ch 35.22-24) ; Jean-Baptiste (Mt 14.10) ; Etienne (Ac 7.59,60) ?

    Comme nous pouvons le voir, la Bible foisonne d’histoires qui ne se terminent pas bien. C’est simplement parce que la vie elle-même foisonne d’histoires qui ne se terminent pas bien. Que l’on meure en martyr pour une bonne cause, ou suite à une horrible maladie, ou bien que notre vie en soit réduite à la souffrance et à la misère, beaucoup de gens ne s’en sortent pas de manière aussi triomphale que Job.
    En fait, pour être honnêtes, combien de fois les choses tournent-elles aussi bien que pour Job ? Nous n’avons pas besoin de la Bible pour prendre conscience de cette terrible réalité. Lequel d’entre nous ignore ce qu’est une fin malheureuse ?

    Racontez des histoires qui ont une fin malheureuse. Qu’avez-vous appris de ces histoires ?


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