• L′homosexualité et la Bible – DOSSIER (Revue Signes des Temps)

    « Les humains sont plus durs entre eux que Dieu ne l′est envers eux »

     Propos recueillis par Claire Bernole auprès de Bernard Sauvagnat - Pasteur à la retraite. Membre de la Commission éthique de l'Église adventiste du septième jour qui a publié le résultat de ses travaux sur l'homosexualité en 2014, aux éditions Vie et santé.

    L′homosexualité suscite souvent des réactions très vives, y compris au sein d′églises qui se veulent accueillantes et ouvertes.
    Comment l′expliquer ?

    Malgré tout ce que l’on peut dire sur la libération sexuelle, le sujet reste encore pour beaucoup un tabou, une source de honte parce qu’il touche à l’intimité profonde de l’être humain. La majorité des membres des églises sont hétérosexuels et n’ont pas été confrontés à des cas proches d’homosexualité. Leur réaction spontanée est souvent faite de dégoût parce qu’en plus de s’imaginer eux-mêmes dans un acte sexuel non consenti, ils se voient avec un partenaire de même sexe qui cherche à les séduire. La charge émotionnelle est alors très forte. Et comme ils sont habitués à une vision biblique de la sexualité qui valorise le couple hétérosexuel unique, fidèle et exclusif, s’ajoute à cette
    forte charge émotionnelle une dimension religieuse. Intervient leur conception d’un Dieu qui rejette l‘homosexuel comme un dépravé. Ils ont alors l’impression que s’ils manifestent la moindre tolérance ou un accueil fraternel, ils se placent en opposition avec le Dieu qu’ils veulent servir. Pour faire avancer leur attitude, il leur faut sortir de la seule dimension émotionnelle de la question.

    N′est-ce pas aussi une question de norme : l′hétérosexualité, donnée en exemple dès la Création, situerait automatiquement l′individu du côté de l′approbation divine…

    En effet, on peut défendre à juste titre la conception biblique du couple hétérosexuel fidèle et en mesure de donner naissance à des enfants. Mais il ne faut pas oublier que la Bible met en garde contre des pratiques hétérosexuelles inappropriées, comme l’adultère, le libertinage
    ou le viol. Elle donne aussi des règles d’endogamie pour éviter les problèmes de consanguinité et les conflits familiaux. Enfin, elle condamne des pratiques déviantes comme la violence sadomasochiste, la sodomie ou la bestialité. La vraie question est celle d’une sexualité épanouie qui engage deux partenaires libres, consentants, qui ne se détruisent ni ne se complaisent dans des pratiques dégradantes.

    Finalement, de quoi Dieu nous tient-il rigueur ?

    La vie de Jésus et son enseignement montrent clairement que, pour lui, Dieu ne tient pas compte des situations que la personne ne choisit pas, comme sa nationalité, son sexe, son apparence ou son âge. De plus, il présente Dieu comme offrant son pardon pour tout acte mauvais,
    y compris dans le domaine sexuel. Les êtres humains sont parfois plus durs entre eux que Dieu ne l’est envers eux. Mais surtout, Dieu met les hommes en marche vers une nouvelle façon de vivre qui vise, vaillamment et malgré les obstacles, l’harmonie intérieure, avec les autres et avec lui.

    Dans ce cas, a-t-on raison de se scandaliser devant la situation d′une personne qui n′a pas choisi son orientation sexuelle ?

    Je peux toujours estimer que ce serait un scandale si j’adoptais personnellement une pratique sexuelle que je pense mauvaise. Mais je suis invité par le Seigneur Jésus à chercher à débarrasser mon oeil de la poutre qui s’y trouve avant de tenter d’enlever la paille qui est dans l’oeil de mon voisin. Je suis toujours invité à accueillir mon frère humain avec ses misères comme j’ai besoin d’être accueilli par lui avec les miennes. Car le Seigneur nous accueille tous les deux et nous offre sa grâce. Il nous demande de collaborer pour grandir ensemble et non pas de nous ériger en juge pour sélectionner celles et ceux que nous devons accueillir en son nom.


    magazine-cover-bw-3d-october-croppedREVUE SIGNES DES TEMPS – ABONNEMENT 2017

    La revue Signes des Temps est une revue à 6 parutions, elle cherche à poser un regard chrétien sur notre vie et notre époque. Une revue bimestrielle pour approfondir et partager sa foi.

  • EDS – Jeudi 22 septembre L’attente est terminée

    Il y a de nombreuses années, l’écrivain anglais Charles Dickens a écrit un livre intitulé Le conte de deux cités. Ces deux cités étaient Londres et Paris. En un sens, on pourrait dire que la Bible est aussi un conte de deux cités. Dans ce cas, les deux cités sont Babylone et Jérusalem.
    Dans Apocalypse 14.8 et Apocalypse 18, l’apôtre Jean décrit Babylone. Elle est le repaire de démons et de mauvais esprits. Elle pousse les nations à commettre l’adultère spirituel. Sa ruine a été prononcée, et elle a été déclarée « déchue ». Cette ville, symbole de mal, d’apostasie et de rébellion contre Dieu, sera un jour vaincue et détruite.

    Lisez Apocalypse 21.1-4. En quoi la description de la Nouvelle Jérusalem tranche-t-elle avec Babylone ?

    La deuxième ville, c’est la Sainte Cité, la Nouvelle Jérusalem, décrite dans Apocalypse 21 et 22. Cette ville abrite ceux qui ont choisi l’époux et rejeté l’égoïsme et les adultères spirituels de Satan et de ses disciples. Par la grâce de Dieu, les rachetés ont obéi à ses commandements et reflété la foi de Jésus (Ap 14.12). Leur persévérance et leur empressement à embrasser le ministère de Jésus ont donné un avant-goût du royaume des cieux quand ils étaient sur terre. Ils ont été sauvés par la foi en Jésus. Sa justice seule les a rendus dignes du ciel. Leur soin de « ces plus petits » (Mt 5.40) a été la manifestation extérieure de cette foi qui sauve.

    Par le sang de l’Agneau (Apocalypse 5), le rôle de l’église dans la restauration compatissante s’est mué en une célébration débordante de joie (voir Ap 5.13,14). Dans cette cité sainte, Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Ap 21.4). La véritable paix a été restaurée. La restauration pleine et entière de l’image de Dieu, intellectuellement, spirituellement et physiquement, a eu lieu. Le grand conflit est terminé, et « depuis le plus minuscule atome jusqu’au monde le plus grand, toutes choses, animées et inanimées, dans leur beauté sans ombre et dans leur joie parfaite, proclament que Dieu est amour » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 500.

    Lisez Apocalypse 22.21. En quoi ce verset, le dernier de la Bible, capture-t-il l’essence de tout ce que nous croyons ?


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