• Que dit la Bible de l′homosexualité ? DOSSIER (Revue Signes des Temps)

    Au-delà des débats, des réactions et des questions légitimes que l’homosexualité suscite, notamment auprès d’un public chrétien, il est utile d’en revenir à ce que disent les textes bibliques.

    mariagehhLa Bible ne parle jamais de l’homosexualité dans le sens d′orientation sexuelle. Cependant elle se prononce sur la pratique homo-érotique, à savoir la relation sexuelle entre deux personnes du même sexe, sans faire un lien explicite entre la relation sexuelle et l’orientation sexuelle de ceux qui s’y engagent. Par conséquent, il n’est pas question d’homosexualité dans la Bible, mais seulement de pratiques homo-érotiques.

    Quels passages sont le plus souvent évoqués et comment les comprendre ?

    Dans l’Ancien Testament • Genèse 19.1-29 (Sodome)

    Ce texte condamne la tentative de démasculiniser l’étranger (par un acte sexuel imposé) afin de jouir de lui sur les plans physique et psychologique par sa domination et son humiliation. D’après le récit biblique, le problème à Sodome n’est pas l’homosexualité en tant qu’identité sexuelle. On ne trouve pas non plus dans le texte une évaluation d’une relation entre deux personnes homosexuelles consentantes.

    sodome-1

    Ci-dessus : La destruction de Sodome et Gomorrhe, John Martin, 1852, huile sur toile, 212,3 cm x 136,3 cm, Laing Art Gallery, Newcastle, Royaume-Uni.

    Ce passage biblique parle d’un acte homo-érotique qui allait être perpétré par « les gens de la ville, les hommes de Sodome… depuis les jeunes gens jusqu’aux vieillards, tout le peuple, sans exception ». Il s’agit donc d’un groupe hétérogène de personnes (qu’on suppose en majorité hétérosexuelles). Ce qui est pointé ici est la violence, pas l’homosexualité : « J’ai deux filles qui n’ont jamais eu de relations avec un homme ; je vais les faire sortir vers vous, et vous leur ferez ce qu’il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes, puisqu’ils sont venus à l’ombre de mon toit ». Le Sodomite, dans le sens d’habitant de Sodome, n’est pas critiqué sur la base de ses orientations sexuelles, mais à cause de la violence, de l’orgueil et de la cruauté qui le caractérisent et qui, bien sûr, affecteront aussi sa manière de vivre sa sexualité (voir Ézéchiel 16.49, 50 ; Jérémie 23.14).
    Voir aussi à ce sujet Juges 19. L’infamie pointée dans ce chapitre est l’humiliation de l’étranger par sa soumission sexuelle.

    La Bible ne parle jamais de l’homosexualité
    dans le sens d’orientation sexuelle. Cependant elle
    se prononce sur la pratique homo-érotique

    Il ne s’agit pas d’un texte utilisable dans une discussion sur l’homosexualité en tant qu’identité sexuelle, ni pour évaluer une relation amoureuse entre deux individus  consentants du même sexe.

    • Lévitique 18.22 et 20.13

    Ces textes condamnent l’acte homo-érotique pratiqué par les hommes (pas question de femmes, ici !). Pourquoi ? La raison n’est pas donnée, mais elle se comprend en tenant compte du contexte littéraire : ces deux textes se trouvent dans le Code de sainteté (Lévitique 17 à 26), un ensemble d’interdictions qui ne sont pas forcément (ou seulement) justifiées d’un point de vue moral, mais qui veulent préserver la
    sainteté des Israélites par l’interdiction des pratiques suivantes : inceste, bestialité, polygamie, sacrifice d’enfant, contact avec une femme pendant ses règles, consommation de viande impure, manières de cuisiner impropres, mélange des fibres pour la confection de vêtements, semis concomittant de graines dans un jardin, etc. Toutes ces « abominations » sont des tabous, c’est-à-dire des éléments répugnants à éviter pour se distinguer des autres peuples et pour être rituellement apte à se présenter devant Dieu.

    L’habitant de Sodome n’est pas critiqué sur la
    base de ses orientations sexuelles, mais à cause
    de la violence, de l’orgueil et de la cruauté qui le
    caractérisent et qui, bien sûr, affecteront aussi sa
    manière de vivre sa sexualité

    Concernant l’homo-érotisme masculin, l’idée qu’un homme se laisse pénétrer comme une femme porte atteinte à la dignité et à l’autorité de l’homme en question et, par extension, de tout autre homme.
    Dans une société patriarcale, cela est inconcevable. Il est remarquable de constater que l’Ancien Testament n’interdit pas l’acte homo-érotique entre femmes. Autre observation importante, il manque dans Lévitique 20.13 une réflexion de nature éthique : les deux hommes engagés dans un rapport de nature sexuelle sont tous les deux jugés coupables, sans forcément décliner des exceptions, par exemple dans
    le cas d’un abus ou d’un viol. Une application à la lettre de ce texte produirait une condamnation sommaire, dans le cas d’un viol, de la victime avec son bourreau.

    • Deutéronome 23.18, 19

    La prostitution cultuelle1 était répandue en Israël après la séparation d’avec le royaume de Juda. Il est communément admis qu’une des fonctions principales de ce texte est de mettre en garde et de purifier le culte israélite des infiltrations liées au culte de la fertilité des populations cananéennes. Ici, l’enjeu n’est pas le phénomène homosexuel, mais tout d’abord l’infiltration de pratiques païennes dans le culte israélite. Certes, ces pratiques païennes se concrétisent, entre autres, par la prostitution sacrée (des hommes comme des femmes), qui est considérée comme une aberration. Cependant ce texte, tout en montrant une aversion envers la prostitution (en l’occurrence, sacrée) et, par extension, envers les relations homo-érotiques, ne se prononce pas sur l’orientation sexuelle en tant que telle.

    Dans le Nouveau Testament

    • Actes 15.19-21, 28, 29

    L’inconduite sexuelle ou fornication (en grec : porneia) est une expression qui, dans la bouche d’un Juif du Ier siècle, fait référence aux nombreuses lois de pureté sexuelle exprimées en Lévitique 17 et 18,…

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  • LE LIVRE DE JOB – Etude de la Bible du 4e trimestre 2016

    octobre, novembre, décembre 2016
    par Clifford Goldstein

    Sommaire
    1. Fin (24 – 30 septembre)
    2. Le grand conflit (1 – 7 octobre)
    3. Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? (8 – 14 octobre)
    4. Dieu et la souffrance humaine (15 – 21 octobre)
    5. Maudire le jour (22 – 28 octobre)
    6. Malédiction sans cause ? (29 octobre – 4 novembre)
    7. Châtiment rétributif (5 – 11 novembre)
    8. Sang innocent (12 – 18 novembre)
    9. Contrefaçons d’espoir (19 – 25 novembre)
    10. La colère d’Elihou (26 novembre – 2 décembre)
    11. Dans le tourbillon (3 – 9 décembre)
    12. Le rédempteur de Job (10 – 16 décembre)
    13. Le caractère de Job (17 – 23 décembre)
    14. Quelques leçons à tirer de Job (24 – 30 décembre)

    job-and-friendsL’éternelle question
    Malgré toutes les campagnes actuelles pour faire croire le contraire, les chrétiens ont des raisons tout à fait logiques et rationnelles de croire en Dieu. Bien qu’assurés par une partie des « meilleurs éléments » que les concepts évolutionnistes de « sélection naturelle » et de « mutations aléatoires » peuvent expliquer la complexité, le miracle, et la beauté de la vie, beaucoup de gens n’y croient pas, et ce, tout à fait logiquement. Et malgré les dernières découvertes « scientifiques » selon lesquelles l’univers est apparu à partir de « rien », la majorité des gens trouvent que l’idée d’un Dieu éternel, par opposition à « rien », constitue l’explication logique la plus satisfaisante à la Création.

    Et pourtant, même avec la logique et la raison résolument de notre côté, l’invariable problème du mal demeure. D’où l’éternelle question : si Dieu existe, et s’il est si bon, si aimant, et si puissant, pourquoi tant de souffrance ? D’où l’étude de ce trimestre : le livre de Job. C’est fascinant de voir combien Job, qui traite de cette éternelle question, soit l’un des premiers livres de la Bible à avoir été rédigé. Dieu nous a donné, très tôt, certaines réponses à la plus épineuse de toutes les questions.

    Certaines réponses, mais pas toutes. Aucun livre de la Bible à lui seul ne peut répondre à toutes les questions. Même la Bible dans son ensemble ne répond pas à toutes les questions. Néanmoins, Job lève un voile et révèle au lecteur l’existence d’une réalité qui dépasse ce que nos sens, même aidés par des appareils scientifiques, pourraient nous montrer. Il nous transporte dans des sphères qui, bien que très éloignées de nous en un sens, sont aussi incroyablement proches. Le livre de Job nous montre ce que montre une bonne partie du reste de la Bible : le naturel et le surnaturel sont intimement liés. Job est le drame vivant d’un principe et d’un avertissement que Paul devait exprimer des siècles plus tard : « En effet, ce n’est pas contre le sang et la chair que nous luttons, mais contre les principats, contre les autorités, contre les pouvoirs de ce monde de ténèbres, contre les puissances spirituelles mauvaises qui sont dans les lieux célestes » (Ep 6.12).

    Bien qu’évoquant essentiellement la vie d’un seul homme, le livre de Job est notre histoire à tous, en ceci que nous souffrons tous de manières souvent totalement absurdes. Et même l’histoire des quatre hommes qui viennent le voir reflète notre situation aussi, car lequel d’entre nous n’a pas tenté d’appréhender les souffrances d’autrui ?

    Pourtant, nous passerions à côté d’un point crucial du livre de Job si nous le limitions aux tentatives de l’humanité souffrante de comprendre l’humanité souffrante. Le récit apparaît dans un contexte bien précis : celui du grand conflit entre Christ et Satan, qui est décrit ici de la manière la plus littérale. Et en effet, il s’agit de la plus littérale des batailles, une bataille qui a commencé au ciel et qui se déroule ici dans le coeur, l’esprit, et le corps de tout être humain.

    Les études de ce trimestre examinent l’histoire de Job à la fois en gros plan, dans le drame qu’il vit dans l’instant, et de loin, en ceci que nous connaissons non seulement le dénouement du livre, mais aussi le contexte plus large dans lequel il se déroule. En tant que lecteurs, avec la connaissance non seulement du livre de Job mais de toute la Bible, l’un des enjeux cruciaux est donc d’essayer d’assembler toutes les pièces du puzzle. Nous essayons de comprendre autant que possible, non seulement pourquoi nous vivons dans un monde dominé par le mal, mais plus important encore, de comprendre comment nous devons vivre dans un monde pareil. Bien entendu, même après avoir étudié Job, même dans le cadre de toute la Bible, l’éternelle question demeure. Cependant, nous sommes assurés de la réponse éternelle : Jésus-Christ, en qui « nous avons la rédemption par son sang » (Ep 1.7), celui par lequel viennent toutes les réponses.


    1160-eds4t2016GUIDE D’ÉTUDE DE LA BIBLE : LE LIVRE DE JOB

    ou

  • EDS – Lundi 19 septembre – Réveil et réforme en attendant

    Lisez 2 Pierre 3. Résumez les enseignements de ce chapitre concernant le réveil et la réforme. En quoi ces versets correspondent-ils au thème que nous avons étudié tout ce trimestre ?

    Dieu souhaite que « tous arrivent à la repentance » (2 P 3.9, Colombe). Nous ne pouvons certes pas faire l’oeuvre du Saint-Esprit en amenant les gens à la repentance, mais nous sommes appelés à leur apporter le message du salut, qui, s’ils l’acceptent, amène à la repentance. En tant que membres d’église, nous avons également besoin d’avoir une attitude de repentance. La repentance fait partie du processus de réveil et de réforme. Le réveil signifie revenir à la vie, être renouvelé, restauré. La réforme signifie être reformé, refaçonné en une nouvelle création (2 Co 5.17). « Le plus grand et le plus urgent de nos besoins, c’est celui d’un réveil de la véritable piété parmi nous. Notre premier souci devrait être de le rechercher. » Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 141.

    Ces passages sur le « comment nous devons attendre » dans l’étude d’hier illustrent les conditions et les conséquences du réveil et de la réforme. Par exemple, les dix vierges avaient besoin d’être réveillées, sorties de leur sommeil (Mt 25.1-13). Les vierges folles avaient besoin d’avoir une plus grande portion du Saint-Esprit dans leur vie. Quand nous nous humilions, que nous mourrons à nous-mêmes, que nous prions en nous décentrant de nous-mêmes, que nous étudions la Parole de Dieu, et que nous la partageons avec autrui en paroles et en actes bienveillants, nous augmentons notre capacité à recevoir l’effusion du Saint-Esprit à la pluie de l’arrière-saison. Pourtant, il est tout à fait possible d’étudier la Bible durant des heures tout en restant quelqu’un d’égoïste. On peut prier pour le réveil et la pluie de l’arrière-saison, tout en ne la désirant que pour soi-même. Un réveil authentique entraîne toujours une préoccupation sincère des autres. Quand nous serons remplis du Saint-Esprit, nous serons reformés en des disciples passionnés, centrés sur la mission et le service.

    Nous avons besoin du réveil et de la réforme dans nos prières, dans l’étude de la Bible, et dans nos priorités quand nous demandons la présence du Saint-Esprit et son abondance dans la pluie de l’arrière-saison. Mais en tant qu’église, nous avons également besoin de réveil et de réforme dans notre attitude et dans nos actions envers « l’un de ces plus petits ». C’était le thème de nos réflexions tout au long des leçons de ce trimestre.

    Comment éviter de devenir complaisants en ce qui concerne le retour de Jésus ? C’est-à-dire, à mesure que les années passent, comment ne pas oublier la réalité et l’urgence du retour de Jésus ?


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