• L′Agroécologie: Éliminer la faim et construire la souveraineté alimentaire

    agroeco1Par Chavannes Jean-Baptiste Mouvement Paysan de Papaye (MPP) – Haïti

    Depuis toujours, le seul objectif de l’agriculture n’est rien d’autre que de pouvoir une nourriture saine pour toute la population. La mission fondamentale de l’agroécologie est une alimentation saine pour tous les peuples de la planète, avec de la nourriture produite dans le respect de la Terre-Mère, en faisant en sorte que les générations futures aient une alimentation saine et un environnement viable.

    Dans le monde d’aujourd’hui, il y a en toile de fond d’accaparement des terres pour développer des plantations industrielles en vue de l’exportation des produits agricoles et des agrocarburants, le tourisme et les méga projets miniers, ainsi de suite. Des familles et des communautés entières sont capturées dans ce processus de recolonisation, sont déplacées ou transformés en esclaves, des entreprises agroalimentaires et biotechnologiques toxiques, qui font des milliards de dollars sur elles.

    Le contexte actuel en Haïti est hostile. 70% du pays est rurale, mais il y a plus de faim dans les campagnes que dans les villes. Un exode rural massif se produit parce que la majorité des gens ne reçoivent pas les services de base de l’Etat. Les jeunes sont à la recherche de tous les moyens pour quitter les zones rurales pour d’autres pays, ou tout au moins pour Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, mais ils n’y trouvent rien à faire. L’agroindustrie toxique, comme Monsanto continuent à essayer de reprendre l’agriculture des mains des paysans, et le gouvernement essaie de les tromper en leur disant qu’ils doivent toujours continuer à utiliser des produits chimiques, quand bien même ils ne disposent pas de moyens pour se le permettre. Il est scandaleux de promouvoir l’agriculture industrielle, des tracteurs et des engrais chimiques dans un pays où les agriculteurs sont dans les montagnes.

    Les grandes sociétés défendent et font promotion de l’agriculture industrielle en prétendant qu’elle nourrit la population. Mais le but de l’agriculture industrielle n’est pas de nourrir la population du globe – mais plutôt de faire du profit. Par contre, l’objectif de l’agroécologie est de nourrir toutes les nations avec des aliments sains tout en prenant soin de la terre, notre Terre-Mère, et en tentant de résoudre les problèmes de changement climatique. L’agroécologie est le seul moyen de résoudre les problèmes liés à la faim et aux changements climatiques. Cela revient à dire que l’agroécologie peut nourrir plus de sept milliards de personnes dans le monde et à même temps refroidir la planète.

    La grande préoccupation des industries agricoles est de travailler à changer et à déformer le sens du concept d’agroécologie. Pour ce faire, il faut qu’ils détruisent l’agriculture paysanne et lutter contre l’agroécologie, afin de pouvoir continuer leurs oeuvres destructrices. Il faut se méfier des discours des gouvernements des pays industrialisés. Soyons attentifs aux scientifiques au service du Capital, qui affirment qu’il est possible de combiner agroécologie et agriculture industrielle. Il est clair que ces deux modèles ne peuvent pas être combinés. Ceci est un stratagème pour anéantir l’agriculture agroécologique paysanne.

    JBCHAVANNESChavannes Jean-Baptiste est le Président du Mouvement Paysan de Papaye (MPP) en Haïti, qui est une organisation membre de La Via Campesina Internationale.

    Source : whyhunger.org

    JARDINIER DU PÈRE

    Ce livre est le fruit d’une collaboration de onze auteurs participant à l’ébauche d’une approche globale sur l’écologie et la foi chrétienne.

  • EDS – Vendredi 2 septembre – Pour aller plus loin

    Lisez Marc 5.18-20 ; Luc 8.38,39 ; Actes 5.12-16. Lisez Ellen G. White, « Notre exemple », p. 17-24 dans Le ministère de la guérison ; « The grace of courtesy », p. 236-240, dans Selected messages, vol. 3 (surtout p. 238, 239) ; « Jésus bénissant les enfants », p. 508-513, dans Jésus-Christ ; « Relieve the Oppressed, » p. 242, dans My Life Today.

    Il y a sans aucun doute de nombreuses manières dont vous et votre église pouvez coopérer avec d’autres églises et associations pour le bien de votre quartier. Il est crucial que votre église locale sache ce que sont les besoins des habitants, puis dans la mesure du possible, d’agir en harmonie avec d’autres pour combler ces besoins.
    Quel meilleur moyen de faire grandir la confiance chez la population et même chez d’autres églises ? Quand la confiance mutuelle est assurée entre votre église et sa population cible, les bases sont là pour qu’ils suivent Jésus, car « cette oeuvre ne saurait rester stérile » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118.
    Dieu seul sait combien de gens ont été gagnés, ou seront gagnés, par le simple fait de chercher à faire du bien aux défavorisés.

    À méditer

    • Comment concilier cette idée de bâtir de bons rapports et une bonne réputation parmi la population avec l’avertissement de Matthieu 10.22 : « Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » ? Comment surmonter ce qui semble être une contradiction absolue ?
    • En classe, discutez de votre réponse à la question : « Qu’est-ce que la foi authentique ? ». Autrement dit, si nous avons véritablement une foi salvatrice en Jésus, qu’est-ce qui nous différencie de ceux qui ne l’ont pas ?
    • La question des dons reçus de la part de ceux qui ne partagent pas notre foi est une question à laquelle nous devons réfléchir sérieusement. Comme nous l’avons vu dans l’étude de mercredi, Ellen G. White s’est prononcée en faveur du fait de recevoir des dons de la part de ceux qui ne croyaient même pas en Jésus. Dans Le ministère de la guérison (p. 285), pourtant, elle a eu des mots très durs contre des églises qui empruntaient de l’argent à des hommes d’affaires engagés dans le commerce des boissons alcoolisées (qui étaient des membres d’église, « y jouiss[a]nt de l’estime de tous »). Elle a déclaré que l’argent qui venait de ces personnes « est taché de sang, une malédiction repose sur lui ». Comment faire la différence entre le bien et le mal au sujet de ceux dont nous acceptons les cadeaux ou avec qui nous coopérons en général, même si c’est pour une bonne cause ?

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