EDS – Mardi 16 août – Se mettre à leur place

Lisez Colossiens 3.12 ; 1 Pierre 3.8 et 1 Jean 3.17. Que nous disent ces versets, et comment faire preuve de cette compassion dans notre vie ?

Le mot compassion vient du latin compati, qui signifie « souffrir avec ». Puisque nous avons nous-mêmes souffert, nous pouvons comprendre les souffrances des autres. Et à n’en pas douter, de la même manière que nous avons grand besoin de compassion et de sympathie quand nous souffrons, nous devons être disposés à faire de même pour ceux qui en ont également besoin.

Nous avons vu dans une précédente leçon l’histoire du bon Samaritain. Pour mettre en relief l’exemple du Samaritain, Jésus déclare : « Mais un Samaritain, qui voyageait, arriva près de lui, le vit et en eut compassion » (Lc 10.33). Cette compassion (ou pitié) pousse le voyageur samaritain à agir en faveur de la victime blessée. Le prêtre et le Lévite se sont probablement demandé : « Si j’aide cet homme, que va-t-il m’arriver ? ». Le Samaritain s’est peut-être demandé : « Si je n’aide pas cet homme, que va-t-il lui arriver ? ».
Dans cette histoire, le Samaritain se met à la place de la victime et passe à l’action. Il risque sa propre sécurité et ses biens matériels pour un étranger. Autrement dit, être chrétien implique parfois des risques et peut potentiellement coûter très cher.
Voyons l’histoire du fils prodigue de ce même point de vue (Lc 15.20-32).

Que fait le père du fils prodigue qui ouvre la porte aux critiques et à la mésentente familiale ? L’étreinte compatissante, la robe d’appartenance, l’anneau de la confiance, les sandales de la liberté, et l’appel à la célébration reflètent la joie désintéressée d’un père disposé à tout sacrifier pour le rétablissement de son fils prodigue. Prodigue signifie dépensier, irréfléchi, extravagant, et incontrôlable. Ce genre de comportement décrit parfaitement le chemin pris par le fils dans cette histoire. Mais arrêtons-nous un instant. Au moment du retour du fils, on pourrait à juste titre affirmer que le père, dans cette histoire, met toute dignité de côté et accorde tout ce qu’il a à son fils débraillé. Aux yeux du frère aîné, c’est le père qui est dépensier, extravagant, et incontrôlable. Le père devient prodigue aux yeux du fils repentant, et son coeur compatissant déclenche ce dépouillement de toutes ressources, nécessaire pour le rétablissement.
Ce niveau de sympathie et de compassion implique de mettre certaines choses de côté, et cela peut nous rendre vulnérables, quand nous souffrons avec quelqu’un et que nous nous efforçons de le faire cheminer vers la restauration. En bref, il y a parfois un prix à payer pour la compassion et la sympathie authentiques.

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