Méditation – 5 juillet 2016 – Les limites du pardon, 2ème partie

C’est pourquoi il en va du règne des cieux comme d’un roi qui voulait faire rendre compte à ses esclaves. Quand il commença à le faire, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’on les vende, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait, afin de payer sa dette. L’esclave tomba à ses pieds et se prosterna devant lui en disant : « Prends patience envers moi, et je te paierai tout ! » Ému, le maître de cet esclave le laissa aller et lui remit la dette. Matthieu 18.23-27

Jésus savait que Pierre ne comprendrait pas ce qu’il voulait dire en parlant de pardonner quatre cent quatre-vingt-dix fois s’il se contentait de faire une simple déclaration. Ainsi, il continua à répondre à la question du disciple en racontant une histoire illustrant ses propos. On compte trois personnages principaux dans la parabole de l’esclave impitoyable (Matthieu 18.23-35) : le roi (Dieu), un esclave dont la dette considérable a été remise (vous et moi) et un esclave (notre voisin, notre femme, notre mari, nos enfants, des membres d’Église) qui a une
dette modique envers le premier esclave (vous et moi).
La parabole se déroule en trois parties. Dans la première scène, le premier esclave est dans l’antichambre du roi, et celui-ci accepte de lui remettre une dette importante. En réalité, c’était une dette considérable, une énorme somme d’argent qui ne pouvait être remboursée. La somme de dix mille talents ne nous dit pas grand-chose, car nous ne raisonnons pas ainsi. Mais ce chiffre commence à prendre tout son sens quand nous savons que le budget annuel des régions de l’Idumée, de la Judée et de la Samarie n’était que de six cents talents. Le budget de la Galilée, une région relativement prospère, était de trois cents talents. Ainsi, quand Jésus déclara que l’homme ne pouvait pas payer sa dette, il énonça tout simplement la vérité. Un homme ne pourrait en aucune façon commencer à rembourser une telle dette. Dix mille talents !
La parabole se poursuit donc en respectant la logique humaine. Il s’agit de donner au débiteur ce qu’il mérite. En entendant la punition qui lui est réservée, l’homme tomba à genoux, supplia le roi de lui accorder du temps afin qu’il puisse trouver le moyen de payer sa dette. Pourtant, il devait savoir que cela serait impossible. Alors la logique divine intervient dans cette parabole. Le roi pardonna au débiteur repentant. Voilà ce qu’est la grâce : il s’agit de donner aux autres ce qu’ils ne méritent pas, de leur donner ce dont ils ont besoin.
Nous tous qui sommes comme Pierre, nous n’avons aucun problème avec ce récit, jusqu’à présent. Après tout, nous sommes heureux que la grâce de Dieu nous soit accordée. Cela nous permet d’avoir l’esprit tranquille et nous louons Dieu chaque jour pour ce don si spécial. C’est effectivement ainsi que nous devons nous comporter.


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