Méditation – 4 juillet 2016 – Les limites du pardon, 1ère partie

Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Matthieu 16.22

Hier, nous avons commencé à réfléchir à la question de Pierre sur les limites du pardon. Bien sûr, le disciple ne s’était pas contenté de poser la question, il avait également proposé une réponse qu’il estimait généreuse. Pardonner sept fois est charitable, surtout quand il s’agit de sujets sensibles.
Jésus répondit à Pierre en deux parties. Tout d’abord, il lui dit que le nombre correct n’était pas sept, mais soixante-dix fois sept, c’est-à-dire quatre cent quatre-vingt-dix. Cela fait beaucoup, même si selon une version anglaise de la Bible (New International Version), il ne s’agit que de soixante-dix-sept. À vrai dire, que ce soit l’un ou l’autre, c’est un chiffre si élevé que l’on perdrait le compte des transgressions avant d’y arriver. Cependant, Jésus ne donna pas une leçon de mathématiques : il voulait nous faire comprendre que le pardon n’a pas de limite.
Ce n’est pas la réponse que Pierre attendait, car comme nous l’avons noté hier, il s’intéressait davantage aux limites de l’amour chrétien et de la patience plutôt qu’à leur portée. C’est bien souvent aussi notre cas. Après tout, il est rassurant de connaître le moment où nous pouvons arrêter d’aimer notre voisin tout en ayant bonne conscience, le moment où nous avons atteint les limites de l’amour et du pardon, afin de pouvoir, en « bons chrétiens », donner aux autres ce qu’ils méritent.
Après tout, trop souvent, nous nous plaçons du côté de Pierre et nous avons en tête ces pensées qui sous-tendent la question du disciple : « Quand puis-je laisser tomber ? Quand ai-je le droit de me mettre en colère contre ces personnes stupides avec lesquelles je dois vivre, ou travailler, ou aller à l’Église ? ».
Ce sont des questions pratiques que nous nous posons dans notre vie quotidienne, notamment parce que ces personnes sont vraiment agaçantes. Elles méritent bien que nous nous fâchions, que nous les dénigrions et que nous les critiquions ! Nous avons déjà été si patientes avec elles, mais elles ne semblent pas comprendre. Alors, le pardon ne sert plus à rien et ne peut régler le problème. Peut-être que le fait de les attaquer va les réveiller ! Telles étaient les pensées de Pierre et bien souvent aussi les nôtres. Mais Jésus n’alla pas dans ce sens. Au contraire, il affirma qu’il n’existait aucune limite au pardon. C’est une réponse que Pierre ne pouvait absolument pas comprendre. C’est la raison pour laquelle Jésus poursuivit en illustrant ses propos.

Seigneur, permets que je sois attentif car, par ce texte, tu me dis quelque chose que j’ai vraiment besoin d’entendre.


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