• EDS – Jeudi 7 juillet – Restaurer la domination

    À cause de la Chute, nous autres, humains, avons beaucoup perdu, y compris la domination qui était le privilège de nos premiers parents en Éden. Christ est venu afin de restaurer ce que nous avons perdu.
    Et grâce à ce que Christ a fait pour nous, nous aussi avons été appelés par Dieu à nous tourner vers les autres, à les aider à retrouver en Christ ce qu’il nous a donné. Et même si ce processus ne sera pas achevé avant que Christ revienne, nous pouvons faire beaucoup dès à présent en nous tournant vers ceux qui sont malheureux, perdus, et accablés par le monde.

    Chacun des passages suivants donne une application pratique pour aider les autres à regagner un peu de la « domination » perdue par le péché. Laquelle ? Dt 15.7-12 ; Lc 14.12-14 ; 1 P 3.15 ; Jc 1.27 ; Es 58.7 ; 2 Th 3.10.
    En tant qu’église et corps, nous pouvons, nous devons, et nous avons été appelés à faire beaucoup pour atteindre les malheureux. Parfois il s’agit simplement de donner de la nourriture, des vêtements, ou bien un abri à quelqu’un dans l’urgence. Même si l’aide humanitaire est nécessaire, il en faut davantage pour aider les gens à restaurer la domination dans leur vie.
    Nous devons toujours être prêts à dire pourquoi nous avons cette espérance, mais nous devons le faire après avoir comblé les besoins physiques des gens, et leur avoir montré la possibilité d’une vie meilleure.
    Bien que chaque situation et chaque besoin soient différents, Dieu nous a appelés à être une lumière et une source de guérison et d’espoir dans nos quartiers. Être témoin pour le monde du Dieu d’amour et sauveur que nous servons, c’est aussi beaucoup cela. Nous devons faire tout ce que nous pouvons, par la force de Dieu, pour être un phare de lumière et d’espoir pour les malheureux. Nous sommes des chrétiens, c’est le moins que nous puissions faire. En remplissant ce devoir de service, nous leur faisons comprendre comment est Dieu. Et en comblant leurs besoins physiques, nous préparons la voie pour que le Saint-Esprit touche leur coeur. C’est ce que Jésus faisait, et c’est ce que nous sommes appelés à faire également.


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  • Méditation – 7 juillet 2016 – Les limites du pardon, dernière partie

    En voyant ce qui arrivait, ses compagnons furent profondément attristés ; ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître le fit appeler et lui dit : « Mauvais esclave, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas avoir compassion de ton compagnon comme j’ai eu compassion de toi ? » Et son maître, en colère, le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. Matthieu 18.31-35

    Cette troisième scène nous amène à la conclusion de la réponse faite par Jésus à Pierre sur les limites du pardon. La morale de l’histoire est que nous devons pardonner aux autres, tout comme Dieu nous pardonne (verset 33). Cette même leçon nous est donnée dans le Sermon sur la montagne, dans lequel Jésus déclara : « Si vous pardonnez aux gens leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera, à vous aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux gens, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Matthieu 6.14-15). De nombreuses personnes ont essayé de modérer cette parabole ou d’expliquer pourquoi les contrastes qui y sont mentionnés ne peuvent être réels. Or, ce sont précisément ces contrastes qui nous aident à comprendre non seulement la profondeur de la miséricorde de Dieu, mais aussi la miséricorde dont nous devons faire preuve en tant que chrétiens. Cette dette de dix mille talents est considérable. Un talent équivaut à six mille deniers.

    Ainsi, cette dette correspond à un salaire de soixante millions de jours de travail. On pourrait effacer une dette de cent deniers en travaillant cent jours, mais il faudrait travailler plus de 164 383 ans pour effacer une dette de dix mille talents, en travaillant sept jours par semaine. Une autre comparaison permet de mesurer cette dette. On pourrait porter la somme correspondant à cette dette de cent deniers dans la poche, mais pour la somme de dix mille talents, il faudrait embaucher environ 8 600 porteurs portant chacun un sac de trente kilos de pièces, qui formeraient une ligne de huit kilomètres de long s’ils étaient espacés d’un mètre les uns des autres. William Barclay souligne le sens de ce contraste en écrivant qu’en fait, « rien de ce que les hommes peuvent nous faire ne peut être comparé à ce que nous avons fait à Dieu. Et si Dieu a effacé la dette que nous avions envers lui, alors nous devons effacer la dette que les autres ont envers nous. Rien de ce que nous avons à pardonner ne peut être comparé à ce que Dieu nous a pardonné ».

    Ainsi, Pierre eut une réponse claire à sa question sur les limites du pardon. Pour lui comme pour nous aujourd’hui, il ne s’agit pas de compter, de calculer, ou d’agir sur le plan moral, mais plutôt de lever la tête vers la croix et de contempler le Christ qui a effacé notre dette afin que nous puissions être libres.

    Père, aide-moi à faire preuve de ta miséricorde et de ton amour dans mes relations avec les autres aujourd’hui.


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