• EDS – Dimanche 3 juillet – Créés pour la domination

    Quelqu’un a écrit récemment qu’une de ses amies, athée convaincue, avait dit que parfois, « elle se réveillait au beau milieu de la nuit, taraudée par des questions existentielles : Ce monde est-il véritablement le résultat d’un Big bang cosmique ? Se peut-il qu’il n’y ait aucun sens, aucun but à notre existence, et à l’univers ? Se pourrait-il que chaque vie, y compris la mienne, celle de mon mari, de mes deux enfants, soit totalement vaine et dépourvue de sens ? Ma vie n’a-t-elle donc aucun sens ? »
    Après la Chute, l’humanité a beaucoup perdu. Nous nous sommes, comme l’a montré l’histoire de la Chute, éloignés non seulement de Dieu, mais les uns des autres. Même notre lien avec la terre a changé. Et comme le montrent les questions posées par cette femme, nous avons du mal à savoir qui nous sommes et quel est le sens de notre vie. Et ces problèmes, pour beaucoup, sont aggravés par cette idée dominante qui veut que nous soyons le produit du hasard, sans qu’un Dieu créateur ne nous ait prévus ni voulus.

    Qu’enseignent les textes suivants sur le but de la création de l’humanité ? Gn 1.26-28 ; Ps 8.3-8 ; Es 43.6,7. Que signifie « créés pour ma gloire » (Es 43.7, S21) ? Quel est le lien entre « ma gloire » [celle de Dieu] et la domination ?
    Comme nous le voyons dans les passages de Genèse, quelles que soient les autres raisons que Dieu avait de créer Adam et Ève, ils ont aussi été créés pour dominer la terre (Gn 1.26-28). Ensemble, reflétant la gloire et le caractère de Dieu, ils devaient être des intermédiaires par lesquels celui qui a la gloire et la domination suprêmes (Ap 1.5,6) nourrirait, veillerait, et dirigerait le reste de sa création terrestre. Qui sait comment la gloire de Dieu aurait pu se manifester à travers eux et leur domination, si le péché n’avait pas fait son entrée dans le monde ?
    Mais aujourd’hui, par la foi en Jésus, par l’abandon de notre vie, par la foi et dans l’obéissance et la coopération, nous pouvons dire comme David : « Le Seigneur mène tout à bonne fin pour moi » (Ps 138.8). Savoir que Dieu a un but pour chacun d’entre nous nous donne confiance et joie, en particulier quand nous nous abandonnons à lui et que sa volonté s’accomplit en nous.

    Si quelqu’un venait vous demander : « Bon, toi qui es chrétien, c’est quoi le sens de ta vie ? », quelle serait votre réponse, et pourquoi ?

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  • Méditation – 3 juillet 2016 – Le désir d’être grand

    Alors Pierre vint lui demander : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Jusqu’à sept fois ? Matthieu 18.21

    C’est une question très concrète. On peut même se demander pourquoi Pierre la posa à Jésus. Étant donné le contexte, il n’est pas difficile d’en comprendre la raison. Premièrement, Jésus venait de parler de la façon de régler les problèmes qui surgissent parfois entre les individus. Deuxièmement, Pierre avait une haute opinion de lui-même depuis que Jésus avait fait son éloge à Césarée de Philippe.
    Troisièmement, depuis un moment, les disciples se disputaient pour savoir lequel était le plus grand parmi eux. Pierre était sûr que c’était lui. Ainsi, il voulait le prouver aux autres, y compris à Jésus. Celui-ci allait sans aucun doute le féliciter de nouveau pour sa générosité.

    « Combien de fois pardonnerai-je à mon frère ? Jusqu’à sept fois ? » (Matthieu 18.21.)

    Pierre ne doutait pas un instant de la « grandeur » de sa déclaration. Après tout, pardonner sept fois était très généreux, d’autant que les
    rabbins enseignaient qu’il ne fallait pas pardonner plus de trois fois.

    En effet, le rabbin Jose ben Hanina affirmait : « Celui qui supplie son voisin de le pardonner ne doit pas le faire plus de trois fois ». Le rabbin Jose ben Jehuda déclarait : « Si un homme commet une offense une fois, il faut lui pardonner. S’il commet une offense une deuxième fois, il faut lui pardonner. S’il commet une offense une troisième fois, il faut lui pardonner. La quatrième fois, il ne faut pas lui pardonner. ».
    Le fondement biblique de cette règle se trouve dans les premiers chapitres d’Amos où les expressions « à cause de trois transgressions » et « à cause de quatre transgressions » sont souvent employées. Les rabbins pensaient que cette distinction entre trois et quatre transgressions indiquait la limite du pardon de Dieu. Ainsi, Pierre, dans un élan de générosité exceptionnel, doubla le nombre de transgressions qui pouvaient être pardonnées dans la pensée juive et en ajouta une pour faire bonne impression. Ce n’était pas si mal pour un pécheur au
    caractère emporté et vif.

    Mais la question posée par Pierre à Jésus en cachait une autre qui l’intéressait davantage encore : quand atteint-on les limites du pardon ? Quand pouvons-nous faire comprendre aux gens que c’est terminé parce qu’ils sont allés trop loin tout en ayant bonne conscience ? Quand pouvons-nous être nous-mêmes et donner aux autres ce qu’ils méritent sans arrière-pensée ?

    Nous nous posons tous ces questions et aimerions tous avoir des réponses. Or, la réponse du Christ est très claire et peut nous décourager. Il nous dit : « Jamais ».


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