• EDS – Dimanche 31 juillet – La méthode du Christ seule

    Ellen G. White, dans un paragraphe bien connu et souvent cité, résume ce que Jésus faisait afin d’atteindre les gens et les amener au salut voir également Mt 9.35,36).
    « La méthode du Christ pour sauver les âmes est la seule qui réussisse. Il se mêlait aux hommes pour leur faire du bien, leur témoignant sa sympathie, les soulageant et gagnant leur confiance. Puis il leur disait : Suivez-moi. »23
    Analysons cette déclaration.

    1. Jésus se mêlait aux gens comme quelqu’un qui souhaitait leur bien (il créait des réseaux).
    2. Jésus leur témoignait sa sympathie (il créait des liens).
    3. Jésus les soulageait (cela créait encore des liens).
    4. En combinant les trois premiers éléments, il gagnait la confiance des gens.
    5. Puis, il leur disait : « Suivez-moi » (pour devenir des disciples).

    C’est un modèle holistique de l’évangile. Cette méthode de ministère doit nous guider dans une proclamation plus complète de l’évangile. Jésus n’a pas séparé les aspects sociaux (n° 1 à 4) de l’invitation à le suivre (n° 5), et nous ne devrions pas le faire non plus. Toutes ces étapes agissant de concert nous donneront la réussite.
    La présente leçon se concentrera sur la première étape de la méthode de Jésus. Les leçons 7 à 11 aborderont les suivantes.

    Que disent les versets suivants à propos de Dieu le Fils se mêlant aux hommes ? Mt 1.22, 23 ; Jn 1.14.
    Nous sommes tous profondément blessés et abîmés par le péché. Mais la réconciliation entre Dieu et l’humanité à travers le ministère et l’incarnation de Jésus apporte une réponse à tout ce qui a mal tourné dans le monde à cause du péché. Il s’est mêlé aux gens, souhaitant le bien de la personne et de l’humanité dans sa totalité, jusqu’à soulager ceux qui dans cette culture étaient considérés comme des « minables ». Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118.

    Méditez sur cette vérité étonnante : celui qui a fait toutes choses créées (voir Jn 1.3), Jésus, a revêtu l’humanité, et dans cette chair, il s’est mêlé à l’humanité déchue en la soulageant.
    Quel est l’impact de cette vérité porteuse d’espérance sur la manière dont nous nous mêlons aux autres et les soulageons ?

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  • EDS – Samedi 30 juillet – JÉSUS SE MÊLE AUX HOMMES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Mt 1.22,23 ; Jn 1.14 ; Lc 15.3-24 ; Mt 9.10-13 ; Ps 51.17 ; 1 Jn 2.16 ; Ph 2.13-15.

    Verset à mémoriser :
    « Tous les collecteurs des taxes et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre. Les pharisiens et les scribes maugréaient : il accueille les pécheurs et il mange avec eux ! » (Luc 15.1,2.)

    Une fois par mois, un diacre d’une église locale emmenait un groupe de jeunes dans une maison de retraite pour y tenir un culte. La première semaine, pendant le culte, un homme âgé en fauteuil roulant prit la main du diacre et la tint durant tout le service.
    Un jour, quand le groupe revint, l’homme en fauteuil n’était pas là. Le personnel affirma qu’il ne passerait probablement pas la nuit. Le diacre alla jusqu’à sa chambre, l’homme était étendu là, inconscient. Le diacre prit sa main, et pria le Seigneur de lui accorder la vie éternelle. L’homme qui semblait inconscient serra fort la main du diacre, et le diacre sut que sa prière avait été entendue. Les yeux pleins de larmes, il sortit de la chambre et buta sur une femme qui lui dit : « Je suis sa fille, il vous a attendu. Mon père a dit : Une fois par mois, Jésus vient et me tient la main. Je ne veux pas mourir avant d’avoir eu l’occasion de tenir la main de Jésus une dernière fois. » Adapté de The Least of these, un court-métrage produit par le studio Old Fashioned Pictures (2004).
    Le christianisme, c’est devenir « Jésus » pour quelqu’un. Les prochaines leçons porteront sur les aspects du ministère de Jésus et sur la manière dont son église peut vivre ce ministère.

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  • EDS – Vendredi 29 juillet – Pour aller plus loin

    Lisez dans la Bible d’autres enseignements de Jésus sur le rôle que nous avons à jouer personnellement, ainsi que sur le rôle de l’église au sein de nos populations : Mt 7.12 ; 23.23 ; 25.31-46 ; Mc 4.1-34 ; 6.1-13 ; Lc 6.36 ; 11.42 ; 12.13-21 ; 14.16-24 ; 16.13 ; 18.18-27 ; 19.1-10 ; Jn 10.10 ; 12.8 ; 17.13-18.

    Lisez Ellen G. White « L’un de ces plus petits », p. 639-644 dans Jésus-Christ ; « The Missionary pattern », dans Signs of the Times, 19 mars 1894.

    « Si l’église n’est pas la lumière du monde, elle est ténèbres. » Ellen G. White, Signs of the Times, 11 septembre 1893.
    Quelle idée saisissante ! Elle nous rappelle les paroles de Jésus : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas disperse » (Mt 12.30). Jésus est clair : personne n’est neutre dans le grand conflit. Soit nous sommes dans le camp de Christ, soit dans celui du diable. Avoir reçu une grande lumière et ne rien en faire, c’est en réalité agir contre cette lumière. Nous avons été appelés à devenir des lumières dans le monde. Si nous ne sommes pas la lumière, alors nous sommes ténèbres.
    Bien que le contexte immédiat soit différent, le principe est le même : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien sont grandes les ténèbres ! » (Mt 6.23). On pourrait peut-être résumer tout cela avec ces paroles : « À quiconque il sera beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; de celui à qui on a beaucoup confié, on exigera davantage » (Lc 12.48).

    À méditer

    • Échangez sur les manières de se mêler avec le monde afin d’atteindre les gens. Comment parvenir à un juste équilibre ? C’est-à-dire, comment se mêler au monde de manière à faire du bien aux autres, sans pour autant se laisser prendre par le monde et devenir une partie du problème au lieu de la solution ?
    • Souvent, quand nous nous impliquons dans notre quartier, la question de la politique est abordée. Après tout, une grande partie des questions qui demandent notre aide, comme la pauvreté, l’éducation, la santé, etc., font partie du débat politique. Comment ne pas laisser l’inévitable polarisation de la politique contaminer ce que nous voulons accomplir ? Un certain engagement politique semble inévitable, alors comment se positionner de manière à rester en dehors de la mêlée politique, autant que faire se peut ?
    • D’un autre côté, y a-t-il des situations où nous devons être présents dans la sphère politique afin de mieux répondre aux besoins de la population ? Le cas échéant, lesquelles ? Et comment agir de manière à ne pas compromettre notre mandat évangélique ?
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  • EDS – Jeudi 28 juillet – Plantation d’église

    Lisez Matthieu 10.5-10. Pourquoi Jésus a-t-il envoyé ses disciples dans les villes et les villages des environs sans aucune ressource ?
    De prime abord, cela peut paraître étrange que les disciples de Jésus aient reçu l’ordre de commencer leur ministère missionnaire avec si peu de choses pour subvenir à leurs besoins. Apparemment, Jésus a mis ses disciples dans cette situation pour leur apprendre à dépendre de Dieu, et à créer des amitiés en servant la population. Les gens devaient apprécier ce service au point de soutenir financièrement leur ministère.

    La fédération du Pasteur Frank lui demanda de planter une église dans un quartier d’une grande ville qui ne comptait quasiment aucune présence adventiste. Au départ, il ne disposait d’aucun budget. Il consulta une carte, détermina les limites de cette zone de la ville et étudia les données statistiques de la population concernée. Puis, il gara sa voiture dans le quartier le plus animé et alla de commerce en commerce pour poser des questions sur la vie du quartier. Il rendit visite à des responsables politiques, commerciaux, et sociaux, en leur demandant quels étaient les plus grands besoins du quartier. Il se lia d’amitié avec des habitants, qui l’invitèrent à faire partie d’une association citoyenne locale. Par ce biais, il rencontra d’autres responsables grâce auxquels il put louer l’annexe d’une église presbytérienne locale.
    Les membres de l’association firent des dons pour acheter de la peinture et des produits d’entretien, et on rénova l’annexe. Les entretiens avec les responsables locaux révélèrent que la santé était un domaine où les besoins étaient importants. Le pasteur décida alors de mettre en place une équipe de volontaires, qui s’occupèrent de différents programmes de dépistage et de réunions de suivi dans l’annexe. Les gens qui en bénéficièrent ne payèrent qu’une contribution modeste, qui permit de couvrir une partie des frais. Bientôt, on lança une section d’école du sabbat, et certains des habitants commencèrent à venir.
    Le pasteur se rendit vite compte que « l’un des meilleurs moyens de planter une église, c’est de planter d’abord un ministère » qui pourvoit aux besoins des habitants, puis de faire pousser une église à partir de ce ministère. Ce ministère a donné naissance à une église adventiste composée de plus de cent quarante membres.
    L’histoire du pasteur Frank illustre ce qui peut arriver quand nous mettons en pratique ce qu’enseigne Jésus sur l’évangélisation de nos quartiers. Comment Jésus vivait-il ses propres enseignements sur le ministère ?
    La semaine prochaine, nous commencerons à explorer la méthode de Christ, qui « est la seule qui réussisse » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118.

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  • EDS – Mercredi 27 juillet – Le travail du fermier

    Lisez Jean 4.35-38. Que nous dit Jésus ici sur les différentes étapes nécessaires pour atteindre des âmes ?
    Le travail d’un fermier est très varié. D’autres types de travail agricole doivent être accomplis avant qu’une récolte ne soit abondante (Mt 9.35-38). La moisson du Seigneur n’a pas seulement besoin d’ouvriers. Vous imaginez un fermier au moment de la moisson qui dit à ses ouvriers agricoles : « Bon, c’est le moment de la récolte, alors plantons des graines » ? C’est mieux de procéder à la récolte après avoir fait tout un travail.

    La préparation du sol est l’une des tâches du fermier, car tous les sols ne sont pas bons dès le départ. Lisez Mt 13.3-9. Que peut faire votre église dans votre quartier pour ameublir les « sols durs » et se débarrasser des « cailloux » et des « épines » ?
    Certains ouvriers font tout ce qu’il faut avant la récolte, et d’autres ouvriers récoltent les bénéfices de leur travail. Parfois, les stratégies des programmes d’évangélisation mettent davantage l’accent sur la récolte que sur le travail préparatoire. Ce n’est pas ainsi que l’on doit procéder. Le sol doit être préparé bien avant que l’évangéliste ne vienne et commence à prêcher, s’il veut pouvoir récolter quoi que ce soit.
    Il faut considérer le travail agricole dans le champ comme un processus : analyser le sol, préparer le sol, planter, arroser, ajouter de l’engrais, combattre les maladies, attendre, récolter, et stocker la récolte. Récolter n’est qu’une partie du processus. Dans l’église, le processus « agricole » peut comprendre des activités d’analyse du sol, comme des sondages, des statistiques et des interviews pour évaluer les besoins de la population ; des activités de plantation, comme des séminaires, des études bibliques, et des petits groupes ; et des prières pour la pluie – le Saint-Esprit. Peu de gens sont gagnés à Christ avec un seul de ces éléments. Nous devons les nourrir, grâce à un déroulement fait de multiples éléments, en augmentant ainsi la probabilité pour qu’ils soient prêts pour la récolte. Si nous comptons uniquement sur des événements ponctuels, il est peu probable que les nouveaux plants survivent jusqu’à la moisson.
    Quel rôle vous reste-t-il à jouer dans toute cette démarche pour gagner des âmes, par rapport au rôle que vous jouez aujourd’hui ?

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  • EDS – Mardi 26 juillet – Toute la recette

    « Vous êtes le sel de la terre. » (Mt 5.13.) Dans ce passage, Jésus appelle ses disciples à être du sel, qui est un agent de transformation. L’église est une « salière » qui contient « le sel de la terre ». Avec quoi, ou avec qui, nous, ce sel, devons-nous nous mélanger ? Avec nous-mêmes, ou bien avec des ingrédients différents de nous ?
    Faisons une petite expérience : remplissez un moule à pain avec seulement du sel et un autre moule de pâte à pain contenant du sel parmi ses ingrédients. Dans le premier moule, le sel est l’unique ingrédient de la recette. Après cuisson, le résultat ne sera pas très savoureux, encore moins mangeable. Dans le deuxième moule, le sel fait partie de la recette et il est mélangé à d’autres ingrédients. Ainsi, il peut transformer un pain fade en un pain délicieux. Le sel fait plus de bien quand il se mélange à des ingrédients différents de lui. C’est la même chose pour les chrétiens. Il ne se passera rien si nous restons bien à l’abri dans la « salière » qu’est l’église. Ne passons pas à côté de l’essentiel. On peut parfaitement être moral, c’est-à-dire ne pas fumer, ni boire, ni se saouler, ni jouer à des jeux d’argent, ou se lancer dans la criminalité. Tout cela est important. Mais il ne s’agit pas simplement de ce que nous ne faisons pas. Il s’agit plutôt de savoir : Que faisons-nous ? C’est-à-dire que faisons-nous pour aider la population et ceux qui ont besoin de nous ?

    Relisez Matthieu 11.12. Que nous disent les textes suivants sur la réalité du grand conflit ?
    « Mais si le sel a perdu sa saveur, s’il n’y a qu’une simple profession de piété sans l’amour du Christ, cela n’est utile à rien. Aucune influence salutaire n’est exercée sur le monde. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 436

    Revenons à l’image de la recette. Nous l’avons vu, si tout ce qu’on a, c’est du sel, ce n’est pas bon. En fait, un excès de sel dans l’alimentation peut être toxique. Le sel doit être mélangé avec des ingrédients différents. De sorte que si nous ressemblons au monde, ou même si nous sommes un peu trop comme le monde, nous ne ferons aucune différence dans ce monde. Nous n’aurons rien à offrir. Le sel n’est alors bon à rien. Et que dit Jésus sur ce sel-là ?
    Cependant, imprégnés de la saveur de l’amour de Christ, nous désirerons devenir des « compatriotes » avec les « étrangers », en nous mêlant aux autres afin d’être des agents de transformation, faire une différence positive dans leurs vies, ce qui aura pour effet d’en entraîner d’autres vers ce qui compte vraiment dans la vie : le salut en Jésus.

    Lisez Deutéronome 12.30 ; 31.20 ; Ésaïe 2.8.
    Contre quel danger ces textes nous mettent-ils en garde, et comment veiller à ne pas tomber dans ce piège ?

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  • EDS – Lundi 25 juillet – Aimer son prochain

    « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain, comme toi-même. » (Lc 10.27.)

    Lisez Luc 10.25-37. Quel est le message ici concernant l’aide à apporter à ceux qui sont dans le besoin ?

    Le spécialiste de la loi comprenait que tous les commandements tournent autour du fait d’aimer Dieu avec tout ce qu’on a, et d’aimer son prochain comme soi-même. Mais une question demeurait sans réponse : « Qui est mon prochain ? ».
    Étant donné que du temps de Christ, l’idée dominante était de privilégier ses compatriotes en considérant tous les autres comme des étrangers, ce spécialiste de la loi voulait que Jésus clarifie cette question. La parabole que Jésus raconte révèle une perspective totalement différente. Notre prochain, c’est toute personne que nous croisons et qui est dans le besoin. Le prêtre et le Lévite s’inquiétaient davantage de préserver leur personne et leurs devoirs sacrés de la souillure. Ou comment se servir de la religion comme excuse, pour ne pas mourir à soi-même en aidant quelqu’un qui, vraisemblablement, ne pourrait jamais s’acquitter de sa dette.
    A contrario, le Samaritain a vu cet « étranger » et cet « ennemi » comme son prochain, en pourvoyant avec miséricorde à ses besoins au lieu de penser aux siens. En réalité, l’idée, c’est qu’au lieu de demander : « Qui est mon prochain ? », nous devons nous demander : « Qui sera un prochain pour les opprimés ? ». Peu importe qui est la personne concernée : celui qui est dans le besoin, voilà celui-là même que nous devons aider, point.
    « Dieu ne connaît pas les distinctions de nationalité, de race ou de rang social, car il est le Créateur de l’humanité entière. Par voie de création, tous les hommes font partie de la même famille, et tous sont aussi unis par le fait de la rédemption. Jésus-Christ est venu abattre toutes les murailles de séparation ; il a ouvert les différents compartiments du temple, afin que chacun accède librement auprès de Dieu. Son amour est si vaste, si complet, si profond qu’il pénètre partout. » Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 339.

    Quels préjugés vous empêchent peut-être d’être le prochain que vous devez être ?

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  • EDS – Dimanche 24 juillet – La déclaration de mission de Jésus

    Jésus, le jeune rabbin de Nazareth, avait gagné une grande popularité dans la région de Galilée (Lc 4.15). Quand il parlait, « les foules étaient ébahies de son enseignement, car il les instruisait comme quelqu’un qui a de l’autorité, et non pas comme leurs scribes » (Mt 7.28,29). Un sabbat, alors qu’on lui tendait le rouleau d’Ésaïe, Jésus lut les deux premiers versets d’Ésaïe 61, en s’arrêtant en plein milieu d’une phrase juste avant l’expression « et pour notre Dieu un jour de vengeance » (Es 61.2).

    Lisez Luc 4.16-19. Où avons-nous déjà entendu ces paroles ? Voir Ésaïe 61.1,2. Que proclamait Jésus en lisant ces textes ?
    Comme nous l’avons déjà vu, l’expression « une année de faveur pour le Seigneur » correspond à l’année du jubilé (voir Lévitique 25). Lors de sa visite à Nazareth, Jésus cite un passage messianique des Écritures et assure à ses auditeurs : « aujourd’hui, cette Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie » (Lc 4.21). Dans son sermon, il se révèle comme l’Oint qui prêche la bonne nouvelle aux pauvres, la liberté aux prisonniers, la vue aux aveugles, la libération aux opprimés, et la restauration du jubilé. Cette liste décrit bien son ministère terrestre, qui était centré sur l’enseignement, la guérison, et le soulagement de ceux qui en avaient besoin.

    Pourquoi Jésus s’est-il arrêté avant d’avoir terminé de lire la phrase d’Ésaïe 61.2 ?
    Jésus s’est peut-être arrêté avant l’expression « et pour notre Dieu un jour de vengeance » parce qu’il ne voulait pas que son ministère soit associé à cette idée dominante que le Messie viendrait à la tête d’armées pour vaincre et dominer les oppresseurs d’Israël. C’était une fausse conception qui, malheureusement, allait empêcher bon nombre de ses compatriotes de le voir, lui et son ministère, pour ce qu’ils étaient vraiment. Il s’est focalisé sur ce qu’il ferait pour ceux qui avaient besoin de ce qu’il avait à offrir tout de suite, là, sans tenir compte de la situation politique de l’époque.

    Que nous indique le fait que Jésus annonce son ministère de cette façon ?
    Autrement dit, que doit-on retirer du fait qu’il mette l’accent sur l’oeuvre concrète qu’il restait à accomplir ?

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  • EDS – Samedi 23 juillet – JÉSUS ATTEINT LA POPULATION

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Lc 4.16-19 ; 10.25-37 ; Mt 5.13 ; Es 2.8 ; Jn 4.35-38 ; Mt 13.3-9.

    Verset à mémoriser :
    « Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues, prêchait la bonne nouvelle du royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. » (Matthieu 4.23.)

    Le célèbre auteur du roman d’aventures L’île au trésor, Robert Louis Stevenson, était un enfant trop malade pour aller à l’école de manière régulière. Ses parents firent donc appel à un précepteur ainsi qu’à une bonne d’enfants pour l’aider au quotidien. Un soir, au moment du coucher, alors que sa nounou venait vérifier si tout allait bien, elle le trouva debout, le nez et les mains collés à la fenêtre. Craignant qu’il ne prenne froid, elle lui ordonna de retourner dans son lit.
    Robert lui répondit : « Viens voir ce que je vois. »
    La bonne s’approcha. En bas, dans la rue, il y avait un allumeur de réverbères qui faisait son travail.
    — Regarde ! dit Robert. Il y a un homme qui fait des trous dans la nuit !
    — Fear not ! Is there anything too hard for God ? le rassura Margaret Davis. [Aspect books, p. 332.]
    Nous avons en partie étudié ce que dit l’Ancien Testament sur le fait d’aider ceux qui en ont besoin. Nous allons à présent examiner de plus près ce qu’en dit le Nouveau Testament, et nous commencerons par Jésus. Parmi les enseignements bien connus de Jésus, il y a celui qui dit que nous devons être « la lumière du monde » (Mt 5.14). Ainsi, nous reflétons Jésus, la véritable Lumière du monde (Jn 8.12).
    Les enseignements de Jésus, qu’il a révélés dans son propre ministère terrestre, nous donnent la marche à suivre pour pouvoir, à travers lui, faire des trous dans la nuit.

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  • EDS – Vendredi 22 juillet – Pour aller plus loin

    Lisez Jr 22.1-16 ; Ez 16.49 ; Za 7.9,10. Lisez les commentaires d’Ellen G. White en anglais dans SDA Bible Commentary, vol. 4, p. 1165,1166 ; « Le dessein de Dieu à l’égard de nos sanatoriums », p. 556-557, dans Témoignages pour l’église, vol. 2.
    « Il t’a fait connaître, ô humain, ce qui est bon ; et qu’est-ce que le Seigneur réclame de toi, si ce n’est que tu agisses selon l’équité, que tu aimes la fidélité, et que tu marches modestement avec ton Dieu ? » (Mi 6.8.) Difficile d’être plus clair. Dieu nous a fait connaître à son peuple ce qui est bon, et ce bon est le même terme utilisé à maintes reprises dans Genèse 1, en référence à la Création. Ainsi, le verset nous rappelle implicitement l’idéal, ce que Dieu avait en tête pour nous à l’origine, et ce qu’il nous redonnera après le retour de Jésus. On pourrait également traduire, et sans doute de manière plus exacte, l’expression « réclame de toi » par « cherche de toi ». Qu’est-ce que Dieu « cherche » de nous, son peuple racheté par la grâce de Christ ? La réponse se trouve dans la manière dont nous agissons avec les autres et avec Dieu. D’abord, nous devons agir selon l’équité. C’est tout à fait approprié étant donné le thème de ce trimestre, qui aborde la manière dont nous pouvons aider ceux qui sont souvent d’innocentes victimes d’injustice. Deuxièmement, nous devons « aimer la fidélité ». Nous vivons dans un monde qui, parfois, peut être impitoyable. Quels puissants témoins nous ferions si nous aimions la fidélité et si nous montrions cet amour en faisant preuve de miséricorde envers autrui ! Troisièmement, nous devons « marcher modestement avec Dieu ». Si, dans Michée 6.4, le Seigneur a rappelé au peuple que leur délivrance du pays d’Égypte était une raison d’être humbles et fidèles devant lui, à combien plus forte raison cela devrait-il s’appliquer à nous, qui avons été rachetés par le sang de Jésus ! La réalité de la croix, et ce qu’elle a coûté pour nous racheter, devrait toujours nous garder humbles devant notre Dieu.

    À méditer

    • Quels autres passages de l’Ancien Testament évoquent notre devoir envers les nécessiteux ?
    • Amos 5, en particulier les versets 21 à 24, a des mots très durs pour les religieux du temps d’Amos, sur le fait que Dieu s’intéresse davantage à la façon dont les autres sont traités qu’aux rituels religieux qu’il a lui-même institués. D’après ce passage, quelle doit être notre priorité ?
    • Comment éviter le danger qui consiste à être tellement absorbé par les besoins matériels des gens qu’on en néglige leurs besoins spirituels ? Comment trouver le juste équilibre dans notre souhait de soulager les moins chanceux d’entre nous ?
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