• EDS – Samedi 25 juin – RESTAURATION TOTALE – N°1

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Gn 1.26,27 ; Dt 6.5 ; Gn 3.8-19 ; Jc 4.4 ; Ga 4.19 ; Mc 2.1-12 ; Jn 10.10.

    Verset à mémoriser :
    « Dieu créa l’homme à son image : il le créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa. » (Genèse 1.27.)

    Il suffit de regarder autour de nous, de considérer ce monde, notre quartier, nous-mêmes, pour s’en rendre compte. Se rendre compte de quoi ? Il y a quelque chose qui ne va pas du tout. Ça s’appelle la Chute, ça s’appelle le péché, ça s’appelle la rébellion, et ça s’appelle le grand conflit.

    Mais la bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas pérenne. Cela ne va pas durer éternellement.
    Jésus est venu, il est mort pour les péchés du monde, et il a promis de revenir. Et quand il reviendra, il ne restera rien de ce monde. Il sera remplacé par un nouveau royaume, son royaume éternel. « Aux jours de ces rois, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne passera pas sous la domination d’un autre peuple ; il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera toujours. » (Dn 2.44.)

    Quelle restauration !

    Mais n’attendons pas le retour de Jésus pour que la restauration commence. Ceux qui sont en Christ sont d’ores et déjà une nouvelle création (2 Co 5.17). Et nous sommes prédestinés à devenir conformes à l’image de son Fils (Rm 8.29). Il nous appelle aussi et nous en donne les moyens, en tant qu’église, de sorte que nous pouvons agir en vue de la restauration d’autrui également.

    VOTRE GUIDE EDS ICI 
    EDSGuide3T2016 3 << VERSION PDF
    EDS Guide 2T2016 3 VERSION MP3 >>
  • Méditation – 25 juin 2016 – Qu’est-ce qu’un disciple ? 2ème partie

    Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Marc 8.34

    Le deuxième mot difficile dans la définition que donne Jésus du disciple, c’est le mot « croix ». La mauvaise nouvelle pour Pierre, pour les autres disciples, mais aussi pour nous-mêmes, c’est que la croix de Jésus n’est pas la seule croix qui existe. En effet, Jésus explique que chacun de ses disciples doit porter sa propre croix.

    Pour pleinement comprendre cette déclaration, nous devons nous mettre à la place de ces premiers disciples. L’idée de la croix ou de la crucifixion ne signifie pas grand-chose pour nous qui vivons au 21è siècle. Le mot « crucifixion » a perdu une grande partie de son sens. Mais ce n’était pas le cas pour les disciples. Ils savaient que porter une croix était un voyage sans retour qui ne menait nulle part, sauf à la mort. En prenant conscience de cela, nous pouvons faire le lien entre la « croix » et l’invitation à se « renier » soi-même. L’idée de la croix ainsi que le concept du reniement de soi ont été banalisés par la communauté chrétienne. Pour certaines personnes, se charger de sa croix revient à la porter autour du cou, comme un ornement. Pour d’autres, cela signifie accepter certains désagréments ou certains inconvénients dans la vie, comme un mari au caractère difficile, une épouse négligée, ou encore un problème physique.

    Ce n’est pas à cela que pensait Jésus quand il affirma que ses disciples devaient se charger de leur croix. Il parlait de la croix en tant qu’instrument de mort : non pas de mort physique pour la plupart de ses auditeurs, mais un instrument de crucifixion du moi, de renoncement à soi et de sa propre vie. Ellen White souligne que « la guerre contre le moi est la plus grande qui ait jamais été livrée » (Le meilleur chemin, p. 41). James Denney souligne que « même si le péché naît de façon naturelle, il ne meurt pas de cette même façon naturelle.
    Dans tous les cas, il doit être condamné moralement et mis à mort ». Cette condamnation est un acte de la volonté, rendu possible par l’action du Saint-Esprit. Jésus et Paul comparent à plusieurs reprises cet acte à la crucifixion.

    Paul est particulièrement clair sur ce sujet dans Romains 6, dans lequel il compare le fait de devenir chrétien à la crucifixion de « l’homme ancien » (verset 6) et à la résurrection pour une vie nouvelle, dont le centre est Jésus et sa volonté. C’est de cette mort dont il s’agit implicitement dans les paroles de Jésus nous invitant à nous renier nous-mêmes et à porter notre croix. Paul souligne que le baptême par immersion est le symbole parfait de la mort spirituelle et de la résurrection à une vie nouvelle, centrée sur Dieu (versets 1-11).


    Tournezlesyeux<< Retrouvez le livre de méditation « Tournez les yeux vers Jésus » ici
  • EDS – Vendredi 24 juin – Pour aller plus loin

    À l’instar de tous les autres auteurs évangéliques, Matthieu a évoqué la résurrection de Jésus. Comme eux, il écrit très peu de choses sur le sens de la Résurrection. Matthieu, Marc, Luc et Jean ont tous décrit l’histoire de la Résurrection, mais aucun ne nous en a laissé une explication théologique, bien qu’elle soit si essentielle à la foi chrétienne.

    C’est dans les écrits de Paul que nous trouvons l’explication détaillée du sens de la croix. « Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, il est les prémices de ceux qui sont décédés. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. » (1 Co 15.20-22, Colombe.) Paul a également écrit : vous avez été « ensevelis avec lui par le baptême, vous vous êtes aussi réveillés ensemble en lui, par la foi de l’action de Dieu qui l’a réveillé d’entre les morts » (Col 2.12). Pierre a aussi quelque chose à dire sur ce thème crucial : « C’était une figure du baptême qui vous sauve à présent, et par lequel on ne se débarrasse pas de la souillure de la chair, mais qui est la demande adressée à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ » (1 P 3.21, Colombe).

    Nous ne savons pas pourquoi les auteurs des évangiles n’ont pas donné d’explications détaillées, mais certains spécialistes considèrent cette donnée comme une preuve supplémentaire de la véracité de leurs récits. Après tout, puisqu’ils ont rédigé leurs récits de nombreuses années après les faits, pourquoi n’en ont-ils pas profité pour expliquer en détail ce qu’ils voulaient que les gens croient sur la Résurrection ? Si c’était une fraude ou une arnaque, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour lui donner le sens qu’ils voulaient leur donner ? À la place, ils racontent simplement l’histoire, sans tenter de l’enrichir par des explications théologiques sur son sens supposé.

    À méditer

    • Au moment de la mort de Jésus, le rideau du temple de l’Ancienne Alliance s’est déchiré de haut en bas, et une Nouvelle Alliance a commencé, avec Christ comme Grand-Prêtre. « Ainsi donc, frères, nous avons l’assurance d’un libre accès au sanctuaire par le sang de Jésus, accès qu’il a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, et nous avons un grand-prêtre institué sur la maison de Dieu. » (He 10.19-21.) Que ressentez-vous à l’idée que Christ officie en ce moment comme grand-prêtre en notre nom ?
    • L’évangile de Matthieu couvre tant de sujets, tant de thèmes ! Quels éléments en particulier vous frappent concernant la manière dont Jésus est présenté ici ? En quoi l’étude de cet évangile vous aide-t-elle à mieux comprendre ce que signifie être un chrétien et suivre les enseignements de Jésus ?
    VOTRE GUIDE EDS ICI 
    EDSGuide2T2016 93 << VERSION PDF
    EDS Guide 2T2016 89 VERSION MP3 >>
  • Méditation – 24 juin 2016 – Qu’est-ce qu’un disciple ? 1ère partie

    Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Matthieu 16.24

    Quand Jésus « commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué » (Marc 8.31), ce n’était que le début de son enseignement sur ce sujet, car cette nouvelle définition du Messie impliquait une nouvelle définition du disciple. Or, de la même façon que cette perspective nouvelle concernant la nature du Messie déplut à Pierre et aux autres disciples, la définition nouvelle de ce qu’est un disciple allait leur sembler insupportable. « Si quelqu’un veut venir
    à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ».

    Ce verset contient deux des notions les plus difficiles à accepter pour l’être humain : la notion de reniement et celle de la croix. Quand nous réfléchissons au concept du reniement de soi, nous pensons souvent qu’il s’agit de se priver nous parvenons si bien à nous contrôler ou à être généreux. Mais ce n’est pas ce que Jésus voulait dire en parlant de se renier soi-même. Il s’agit là d’un concept exigeant. Un théologien suggère que, dans ce verset 24, cela signifie « s’oublier soi-même, renoncer à soi et à ses propres intérêts ».

    Un autre auteur souligne que « le reniement de soi va plus loin que l’abnégation. C’est considérer que nous ne sommes pas une fin, mais un moyen dans le royaume de Dieu. C’est renoncer à notre ego omniprésent, à notre désir d’avoir la priorité en toutes choses, à notre envie de toujours mettre en avant le « je », le « moi », le « mien », à notre intérêt pour nous-mêmes, à notre aspiration au confort et au prestige. Il s’agit de se renier soi-même non pas pour des raisons morales, mais pour le Christ, pour notre moi à sa cause ».

    Ainsi, il y a une différence essentielle entre l’abnégation et le reniement de soi. L’abnégation peut être une attitude superficielle, alors que le reniement de soi est une question de coeur, ou plus exactement de changement de coeur. Dans ce domaine, tous les disciples de Jésus doivent devenir plus transparents, plus honnêtes. Jérémie nous dit que « le coeur est tortueux par-dessus tout et il est incurable » (Jérémie 17.9). En effet, la dernière chose que notre coeur veut, c’est comprendre que le reniement de soi est un enjeu crucial pour tout véritable chrétien.


    Tournezlesyeux<< Retrouvez le livre de méditation « Tournez les yeux vers Jésus » ici
  • EDS – Jeudi 23 juin – Le grand mandat

    Pour beaucoup de gens, l’une des choses les plus difficiles à comprendre parmi celles que Jésus a accomplies, c’est qu’il est retourné au ciel tout en confiant le ministère évangélique aux humains. Nous le décevons souvent, nous nous décevons souvent, et comme le montrent les évangiles, ses premiers disciples ne faisaient pas exception. Pourtant, c’est en nous confiant ce ministère que Christ montre son amour pour nous et notre besoin de lui.

    Lisez Matthieu 28.16-18.

    Comparez les paroles de Jésus : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (v.18) avec Daniel 7.13,14. Quel est le lien entre ces deux passages ?

    Lisez Matthieu 28.19,20,

    Les derniers versets de cet évangile. Que dit Jésus, et quelle est la pertinence de ses paroles pour nous ?

    Ellen G. White dit que près de cinq cents croyants s’étaient rassemblés sur que des tombeaux se sont ouverts après que le voile du temple s’est déchiré. (Voir 1 Co 15.6.) Son mandat évangélique ne concernait pas simplement les disciples, mais tous les croyants.
    « C’est une erreur fatale de s’imaginer qu’il appartient aux seuls ministres consacrés de travailler au salut des âmes. Tous ceux qui ont reçu l’inspiration céleste sont associés à l’évangile. Tous ceux qui reçoivent la vie du Christ sont mis à part pour travailler au salut de leurs semblables. C’est en vue de cette oeuvre que l’Église a été établie, et tous ceux qui entrent dans l’Église s’engagent solennellement, par là, à
    devenir des collaborateurs du Christ. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 822-823.

    Vous considérez-vous souvent comme un collaborateur du Christ ?
    De quelles manières précises pouvez-vous devenir plus actif dans la proclamation de l’évangile à votre monde ?


    VOTRE GUIDE EDS ICI 
    EDSGuide2T2016 92 << VERSION PDF
    EDS Guide 2T2016 92 VERSION MP3 >>
  • Méditation – 23 juin 2016 – Éviter d’être Pierre

    Il commença alors à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué et qu’il se relève trois jours après. Il disait cela ouvertement. Alors, Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer. Mais lui se retourna, regarda ses disciples et rabroua Pierre : Va-t’en derrière moi, Satan ! lui dit-il. Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. Marc 8.31-33

    Pierre, cet homme si fier, dut être stupéfait par ces paroles si directes. Il était sincère, mais il avait touché la corde la plus sensible chez Jésus. Celui-ci réprimanda Pierre de façon très sévère, ce qui souligne l’importance de la croix dans son ministère. Jésus comprit également qu’il devait former les futurs dirigeants de son Église sur le rôle de la croix.

    Non seulement Jésus avait été tenté par les paroles de Pierre, mais en plus elles venaient d’un ami. C’est bien triste, mais il en est ainsi : Satan peut utiliser les disciples de Jésus, et même ceux qui travaillent pour lui, pour accomplir sa propre tâche. En tant que chrétiens, nous pouvons non seulement trahir Jésus, mais aussi trahir ceux qui nous entourent. Nous aussi, nous pouvons entraîner nos amis chrétiens dans la mauvaise direction et les dissuader de faire la volonté de Dieu, en leur conseillant d’éviter tous dangers et tout ce qui pourrait les gêner. Nous devons être plus lucides que Pierre pour ne pas jouer le rôle de Satan sans même nous en rendre compte.

    L’expérience de Pierre peut nous enseigner d’autres leçons. L’une d’entre elles est qu’en tant que chrétiens, nous sommes changeants. Un jour nous avons des pensées inspirées par Dieu et le lendemain, nous pouvons être un instrument du diable. Au mieux, nous sommes des créatures faillibles, en partie contrôlées par la connaissance, et en partie par l’ignorance. Nous avons tous un pied dans le royaume. Nous sommes sauvés dans le sens où nous avons accepté Jésus. Mais en réalité, Jésus doit encore œuvrer en nous.

    L’autre leçon est que nous devons veiller à ne pas rejeter les gens en raison de leur stupidité et de leurs erreurs. Dans les jours et les semaines qui suivirent, Jésus allait faire preuve d’une patience infinie envers ses disciples souvent obtus.

    Quelqu’un a écrit que « seule leur profonde stupidité pouvait les empêcher de comprendre ». C’est pourtant ce qui se passa jusqu’à la résurrection. Cependant, Jésus ne les abandonna pas. Notre Sauveur avait commencé à leur enseigner ce qu’impliquait le fait d’être le Christ. Il ne rejeta pas ses disciples et il ne nous rejette pas non plus. Pareillement, nous ne devrions pas rejeter ceux qui nous entourent.


    Tournezlesyeux<< Retrouvez le livre de méditation « Tournez les yeux vers Jésus » ici
  • Revue SDT – La fin du règne des gènes ?

    SDTMai-juin2016-8La revue Pour la science faisait le point dans un dossier intitulé « L’hérédité sans gènes », en 2013, sur une science qui remet en question une idée qui semblait définitivement acquise : celle de la toute-puissance des gènes.

    Nous avons appris que nous sommes, comme tous les êtres vivants, le résultat d’un programme contenu dans les gènes de nos chromosomes. Ces gènes déterminent notre phénotype, ensemble de nos caractères physiques, physiologiques et comportementaux dans le cadre du génome de notre espèce.

    Cependant, déjà en 1926, Thomas Morgan, père de la théorie chromosomique de l’hérédité, se posait la question : comment se fait-il que toutes nos cellules, qui ont le même programme génétique, soient si différentes dans leur aspect et leur fonction ?
    Depuis plusieurs années, les questions et les recherches qui s’en suivent se multiplient à propos de phénomènes qui semblent contredire les certitudes de la génétique. Certains même en reviennent à la théorie de l’hérédité des caractères acquis, qu’on pensait devoir rejeter définitivement, comme le prouve le titre d’une émission dans la série « Sur les épaules de Darwin », de Jean-Claude Ameisen, diffusée le 13 septembre 2014 sur France Inter : « Une hérédité des caractères acquis ? »

    Voici quelques-uns de ces phénomènes que la génétique a du mal à expliquer. Toutes nos cellules sont issues de la cellule-oeuf, produit de la fécondation. Pourtant, cette cellule va donner des cellules qui se spécialiseront en fonction de leur position dans l’embryon. Des gènes se mettent donc en action à certains moments sous l’influence de facteurs extérieurs mal connus pour orienter ces cellules sur différentes voies. La naissance des reines, due à une alimentation particulière de certaines larves d’abeilles issues des mêmes oeufs fécondés que les ouvrières, et la température à laquelle sont soumis les oeufs de tortue, qui détermine le sexe de l’individu, mettent en évidence des facteurs environnementaux qui vont donc orienter le génotype (ensemble des gènes) vers un phénotype particulier.

    Un traumatisme subi précocement par une souris peut avoir un effet sur le comportement et le métabolisme d’au moins deux générations suivantes, même si les descendants n’ont pas été en contact avec leurs parents suite à une fécondation in vitro ou au recours à une mère porteuse. Chez les humains, des études ont montré que des stress (attentats, famine) subis par la mère pourraient avoir des conséquences sur les enfants et même les petits-enfants, pourtant non concernés directement par ces sources de stress. Dans ce cas, on parle d’empreinte parentale.

    Ces observations sont à l’origine de l’épigénétique, qui est venue bousculer dans les années 1990 la génétique classique qui régnait en maître dans tous les domaines de la biologie. Cette science étudie les modifications de l’expression des gènes et leurs causes. Celles-ci peuvent être une réponse à un facteur environnemental et être transmises aux descendants. Ainsi, aujourd’hui, on parle d’épigénome contrôlant le génome, d’épimutations expliquant certaines maladies génétiques et psychiatriques, la toxicomanie et certains cancers, et même d’épimédicaments capables de soigner ces maladies.

    En 2012 Edith Heard, spécialiste de l’épigénétique au Collège de France, s’interrogeait : « Est-ce que ce nous mangeons, est-ce que l’air que nous respirons, et même, est-ce que les émotions que nous éprouvons peuvent influencer non seulement la manière dont nos gènes sont exprimés mais aussi la manière dont seront exprimés demain les gènes de nos enfants et de nos petits-enfants ? » Ces questions s’imposent de plus en plus aux scientifiques et ont de quoi nous faire réfléchir sur l’importance de notre façon de vivre !

    Jacques Sauvagnat

    Source : Revue Signes des temps - Mai-juin 2016 - Page 14

     PROFITEZ DE LA VIE

    Le concept de vieillesse a beaucoup changé depuis les cinquante dernières années. Face à la réalité d’une plus grande longévité l’auteur vous propose un ouvrage solide de recherches et de conseils pratiques destinés à optimiser l’étape vitale d’un vieillissement sain.

  • EDS – Mercredi 22 juin – Le Christ ressuscité

    La foi chrétienne est fondée non seulement sur la croix, mais sur le tombeau vide. À vrai dire, la majorité des habitants de ce monde, y compris les non-chrétiens, croit qu’un homme du nom de Jésus de Nazareth est mort un jour sur une croix. Peu après le passage de Jésus sur terre, nous trouvons des références historiques comme celle-ci, de Tacite, historien romain : « Néron […] fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d’hommes détestés pour leurs abominations, et que le vulgaire […] appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus » Tacite, 57-117 ap. J.-C (www.causeofjesusdeath.com/jesus-in-secular-history).

    Il n’y a aucune contestation, ni à l’époque ni maintenant, sur la véracité historique d’un homme du nom de Jésus qui ait été condamné et crucifié. Là où la situation se complique, c’est pour la Résurrection : l’idée que Jésus de Nazareth, qui est mort un vendredi après-midi, est revenu à la vie le dimanche matin.

    Beaucoup de gens ont des difficultés avec cela. Après tout, un Juif crucifié par les Romains en Judée était plutôt monnaie courante. « Mais un Juif ressuscité des morts après avoir été crucifié ? », c’est une tout autre histoire. Pourtant, sans cette foi en un Jésus ressuscité, la foi chrétienne n’existe tout simplement pas. Paul a écrit : « Et si Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine […] Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Co
    15.14,19, Colombe). La mort de Jésus lui-même a dû être suivie par sa résurrection, car dans sa résurrection, nous avons la certitude de notre propre résurrection.

    Quand nous entendons l’histoire de la résurrection de Jésus, nous avons deux options. La première, c’est de voir cette histoire comme de la propagande romanesque écrite par quelques disciples solitaires, afin de conserver son souvenir vivace. Un peu comme nous essayons de garder intact le souvenir d’une célébrité qui meurt aujourd’hui.

    Deuxième option : la prendre littéralement, comme un récit de gens qui ont été témoins d’un événement extraordinaire, événement plus tard compris comme ayant des implications pour chaque être humain.

    Lisez Matthieu 28.1-15.
    Pourquoi les femmes étaient-elles « dans une grande joie » ? Bien entendu, elles pouvaient se réjouir qu’Il soit ressuscité, que leur Maître soit de retour. Mais quelle raison avons-nous de nous réjouir de la résurrection de Jésus ?

    VOTRE GUIDE EDS ICI 
    EDSGuide2T2016 91 << VERSION PDF
    EDS Guide 2T2016 91 VERSION MP3 >>

     

  • Méditations – 22 juin 2016 – Les luttes de Jésus

    Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer, en disant : Dieu t’en préserve, Seigneur ! Cela ne t’arrivera jamais. Mais lui se retourna et dit à Pierre : Va-t’en derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une cause de chute, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. Matthieu 16.22,23

    Quel retournement de situation ! Au verset 17, nous lisons que Pierre fut inspiré par Dieu, alors qu’au verset 23, Jésus déclara qu’il était Satan. Pierre avait peut-être été capable d’identifier Jésus comme le divin Messie, mais il n’avait pas la moindre idée de ce que cela impliquait. C’est la raison pour laquelle à partir du verset 21 Jésus commença à enseigner ses disciples à ce propos, et ce, jusqu’à sa mort.
    Cependant, on peut se demander pourquoi Jésus fut si dur dans les paroles qu’il adressa à Pierre. En fait, celui-ci avait pris le rôle qui était celui de Satan lors de la tentation dans le désert. Tous deux affirmèrent que Jésus pouvait remplir sa mission sans pour autant mourir sur la croix. Jésus déclara alors à Satan et à Pierre : « Va-t’en derrière moi, Satan ! » (Marc 8.33).

    Nous nous trompons si nous imaginons que, d’après Jésus, Pierre était Satan. Il voulait dire que Satan parlait par l’intermédiaire du disciple. Pierre jouait le rôle du tentateur. Or, la tentation était au coeur de la vie de Jésus. En fait, il n’y a aucun doute sur le fait que, pour Jésus, l’idée de la mort qui l’attendait était plus odieuse encore qu’à Pierre. Jésus avait assisté à des crucifixions lors de ses voyages et, comme tout être
    humain normal, il ne voulait pas quitter ce monde en mourant de cette horrible façon. Il aurait de loin préféré devenir le Messie politique que les Juifs et les disciples attendaient.

    Une chose est plus importante encore : Il n’avait aucune envie d’être l’objet du jugement du monde en devenant péché pour l’humanité entière et en étant sacrifié sur le calvaire (Jean 12.31-33 ; 2 Corinthiens 5.21). L’idée d’être séparé de Dieu en portant les péchés du monde sur la croix lui semblait odieuse au plus haut point.
    L’envie de faire sa propre volonté en évitant la croix fut la grande tentation de la vie de Jésus. Il remporta la victoire le jour où il nourrit cinq mille personnes qui voulurent faire de lui un roi, mais il fut à nouveau tenté à Gethsémané où il pria ainsi à plusieurs reprises : « Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 26.42).

    C’était une pensée qui peut nous faire du bien. Trop souvent, nous imaginons que Jésus est au-dessus des problèmes que nous rencontrons. Il n’en est pas ainsi ! Lui aussi dut lutter et avancer pas à pas dans la vie. Il devait constamment prier avec humilité. C’est également ce que nous sommes invités à faire.


    Tournezlesyeux<< Retrouvez le livre de méditation « Tournez les yeux vers Jésus » ici
  • L′environnement social associé à la masse corporelle des enfants

    Panorama of boy and unhealthy junk food

    Grandir dans un environnement social favorable est propice à un rapport poids-taille équilibré, et ce indépendamment de la masse corporelle des parents qui est pourtant prédictive de celle de leur progéniture. C′est ce que montre une équipe Inserm dont les travaux incitent à une modification rapide de certains facteurs environnementaux.

    La masse corporelle est « transmissible » aux enfants, et pas uniquement sur le plan biologique : les conditions de vie jouent aussi ! C’est ce que montre une équipe Inserm* qui a étudié des données relatives à 8 774 enfants, pour mieux comprendre les déterminants de leur indice de masse corporelle (IMC).

    Cet indice, qui correspond au rapport entre le poids d’un individu et le carré de sa taille (exprimé en kg/m2), n’a cessé de croître au cours des dernières années : + 1.2kg/m2 pour les garçons de 11 ans entre 1946 et 2001 et + 1.7kg/m2 pour les filles entre 1957 et 2012. Plusieurs facteurs sont évoqués pour expliquer cette augmentation : la sédentarité, les modifications alimentaires… Les chercheurs tentent d’en connaître plus précisément les déterminants, afin de proposer aux pouvoirs publics des actions permettant de freiner cette hausse et de préserver la santé des plus jeunes.

    C’est exactement l’état d’esprit que des chercheurs de l’unité Inserm 1027 (Toulouse) ont voulu clarifier les liens entre trajectoires d’IMC chez les enfants, environnement et IMC des parents. Pour cela, ils ont analysé les données de la cohorte Millenium. Cette cohorte anglaise inclue 18 818 enfants nés entre 2000 et 2002 en population générale, recrutés dès la naissance. Il s’agit d’un outil formidable pour suivre le devenir des nourrissons en termes d’éducation, de croissance ou encore de santé. Les chercheurs ont eu accès à leur IMC aux âges de 3, 5, 7 et 11 ans, ainsi qu’à l’IMC de leurs parents et à de nombreux paramètres caractérisant leur milieu de vie : catégorie socio-professionnelle, tabagisme maternel pendant la grossesse, heure du coucher, sédentarité…

    Le poids de l′environnement

    En confrontant les IMC des enfants à ceux des parents, les chercheurs ont constaté une association significative entre les deux, tout au long de la vie, et ce même après ajustement sur les facteurs environnementaux. Cette observation semble confirmer leur association indéfectible, indépendamment des conditions de vie. « Cela pourrait s’expliquer par des facteurs biologiques comme le milieu prénatal, le déroulement de la grossesse ou encore la génétique« , clarifie Michelle Kelly-Irving, responsable de ces travaux.

    En effectuant le même travail avec les IMC des enfants et cette fois-ci les facteurs environnementaux, les chercheurs n’ont pas constaté de lien chez les enfants âgés de 3 ans. En revanche, au-delà de cet âge, un environnement défavorable est associé à une masse corporelle plus élevée. Ce lien se renforce au cours des années jusqu’à 11 ans. Il devient alors très fort, « à tel point que si tous les enfants de 11 ans vivaient dans un environnement favorable, l’IMC moyen serait réduit de 0,91 chez les garçons et de 1,65 chez les filles, permettant pratiquement de revenir aux niveaux d’IMC plus raisonnables des années 50 !« , explique Romain Fantin, premier auteur des travaux.

    Mais qu’entendent les chercheurs par environnement favorable ? « Nous avons choisi plusieurs facteurs associés au risque de surpoids et d’obésité dans de précédents travaux, en particulier la catégorie socio-professionnelle des parents, le tabagisme maternel pendant la grossesse, l’heure de coucher, le fait de sauter le petit déjeuner et le temps passé devant la télévision. Pris séparément, aucun de ces facteurs ne peut être tenu pour responsable d’un IMC élevé. Mais l’ensemble de ces facteurs renseignent sur la qualité de vie de l’enfant : quantité de sommeil, attention des parents, niveau d’éducation, activité physique… En les compilant, il est ainsi possible de distinguer des environnements peu favorables, d’autres qui sont au contraire très favorables« , clarifie Michelle Kelly-Irving. Selon la chercheuse, corriger au moins quelques uns de ces facteurs contribuerait à lutter contre la hausse de la masse corporelle des enfants.

    Note

    * Unité 1027 Inserm/université de Toulouse

    Source : http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/l-environnement-social-associe-a-la-masse-corporelle-des-enfants
    
    R. Fantin et coll. Disentangling the respective roles of the early environment and parental BMI on BMI change across childhood: A counterfactual analysis using the Millennium Cohort Study. Prev Med, édition en ligne du 27 mai 2016

    SANTÉ ET BIEN-ÊTRE

    L’opportunité vous est donnée de vous joindre à la distribution mondiale, prévue par la Conférence Générale des Adventistes du 7ème Jour le 18 avril 2015 et intitulée : Journée Impact Santé. L’objet de cette distribution porte sur le livre Santé et Bien-être : Des secrets qui changent la vie. Ce livre propose quelques pistes pour vivre une vie longue et en bonne santé. Les sujets qui portent sur la santé le bien-être couvrent des thèmes liés à la dépression, la résilience, les relations saines, la vie active, l’alimentation saine, la foi en Dieu… Le but est d’offrir à nos contemporains une réflexion sur la santé. De Mark Finley. Existe aussi en numérique.