Méditations – 22 juin 2016 – Les luttes de Jésus

Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer, en disant : Dieu t’en préserve, Seigneur ! Cela ne t’arrivera jamais. Mais lui se retourna et dit à Pierre : Va-t’en derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une cause de chute, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. Matthieu 16.22,23

Quel retournement de situation ! Au verset 17, nous lisons que Pierre fut inspiré par Dieu, alors qu’au verset 23, Jésus déclara qu’il était Satan. Pierre avait peut-être été capable d’identifier Jésus comme le divin Messie, mais il n’avait pas la moindre idée de ce que cela impliquait. C’est la raison pour laquelle à partir du verset 21 Jésus commença à enseigner ses disciples à ce propos, et ce, jusqu’à sa mort.
Cependant, on peut se demander pourquoi Jésus fut si dur dans les paroles qu’il adressa à Pierre. En fait, celui-ci avait pris le rôle qui était celui de Satan lors de la tentation dans le désert. Tous deux affirmèrent que Jésus pouvait remplir sa mission sans pour autant mourir sur la croix. Jésus déclara alors à Satan et à Pierre : « Va-t’en derrière moi, Satan ! » (Marc 8.33).

Nous nous trompons si nous imaginons que, d’après Jésus, Pierre était Satan. Il voulait dire que Satan parlait par l’intermédiaire du disciple. Pierre jouait le rôle du tentateur. Or, la tentation était au coeur de la vie de Jésus. En fait, il n’y a aucun doute sur le fait que, pour Jésus, l’idée de la mort qui l’attendait était plus odieuse encore qu’à Pierre. Jésus avait assisté à des crucifixions lors de ses voyages et, comme tout être
humain normal, il ne voulait pas quitter ce monde en mourant de cette horrible façon. Il aurait de loin préféré devenir le Messie politique que les Juifs et les disciples attendaient.

Une chose est plus importante encore : Il n’avait aucune envie d’être l’objet du jugement du monde en devenant péché pour l’humanité entière et en étant sacrifié sur le calvaire (Jean 12.31-33 ; 2 Corinthiens 5.21). L’idée d’être séparé de Dieu en portant les péchés du monde sur la croix lui semblait odieuse au plus haut point.
L’envie de faire sa propre volonté en évitant la croix fut la grande tentation de la vie de Jésus. Il remporta la victoire le jour où il nourrit cinq mille personnes qui voulurent faire de lui un roi, mais il fut à nouveau tenté à Gethsémané où il pria ainsi à plusieurs reprises : « Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 26.42).

C’était une pensée qui peut nous faire du bien. Trop souvent, nous imaginons que Jésus est au-dessus des problèmes que nous rencontrons. Il n’en est pas ainsi ! Lui aussi dut lutter et avancer pas à pas dans la vie. Il devait constamment prier avec humilité. C’est également ce que nous sommes invités à faire.


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