Méditation – 7 juin 2016 – Les gens invisibles font une différence

Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les signes qu’il produisait sur les malades. […] Jésus leva les yeux et vit qu’une grande foule venait à lui ; il dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : Deux cents deniers de pains ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ? Jean 6.2-9

Nous oublions trop souvent les gens ordinaires de la Bible, ces individus discrets qui sont là, tout simplement. Largement ignorés de leur temps et probablement aussi par la plupart des lecteurs de la Bible aujourd’hui, ces individus font pourtant une différence. C’est une leçon pour nous. Il n’est pas nécessaire d’être l’apôtre Pierre ou Billy Graham pour que Dieu puisse nous utiliser de façon à être une bénédiction pour autrui. Trois hommes sont au coeur du passage d’aujourd’hui. Ils ne sont pas souvent mentionnés dans la Bible, même si deux d’entre eux faisaient partie des disciples. Le premier de ces personnages discrets présents lors du miracle des pains et des poissons est Philippe. En dehors de la liste des douze disciples, les Évangiles, à part le quatrième, ne mentionnent même pas son nom. Dans Jean 6, Jésus lui demande la quantité de nourriture nécessaire pour nourrir la foule. Philippe répond que six mois de salaire – deux cents deniers – suffiraient à peine. Ainsi, sa seule contribution à cet événement fut de mettre en évidence son ampleur. Il avait une vision assez pessimiste de la situation : « Nous ne pouvons rien faire. Le problème n’a pas de solution. ». Puis, André, un autre disciple discret de Jésus, intervint. Il est surtout connu pour être le frère de Pierre. Le monde est rempli de personnes comme lui, que l’on présente comme étant « le frère de… », « La femme de… », « Le mari de… », etc. Il y a les gens vraiment importants et il y a les « André ». Cependant, Jésus nous enseigne dans Jean 6 que les « André » de la vie font une différence. André n’était pas aussi pessimiste que Philippe, aussi il déclara : « Je vais voir ce que je peux faire ». André n’était peut-être pas un moteur dans le groupe, mais il trouvait les moyens pour faire avancer les choses.
Son ministère consistait à faire des choses simples. Dans ce cas précis, il trouva un jeune garçon, deux petits poissons et cinq pains d’orge, le moins cher des pains. Enfin, il y a ce jeune garçon. Il n’avait certainement pas la moindre idée de ce qu’il s’apprêtait à jouer un rôle dans l’histoire du salut, mais il était prêt à donner le peu qu’il avait.

Seigneur, aide-nous aujourd’hui à donner ce que nous avons et à comprendre que, même si nous sommes des êtres modestes qui n’avons pas grand-chose à offrir, nous pouvons faire une différence.


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