Méditation – 6 juin 2016 – Une ombre des choses à venir

En ce temps-là, Hérode le tétrarque entendit parler de Jésus ; il dit aux gens de sa cour : C’est Jean le Baptiseur ! Il s’est réveillé d’entre les morts, et c’est pour cela qu’il a le pouvoir de faire des miracles. Matthieu 14.1,2
À cette nouvelle, Jésus prit un bateau pour se retirer à l’écart, dans un lieu désert ; les foules l’apprirent, quittèrent les villes et le suivirent à pied. Matthieu 14.13

Dans Matthieu 14.1, nous apprenons que Jésus était de nouveau menacé, cette fois par Hérode Antipas, le dirigeant de la Galilée. Hérode connaissait Jean-Baptiste et il savait le ministère qu’il était venu accomplir, mais apparemment, il avait peu d’informations à propos de Jésus. Ainsi, probablement par superstition et en raison de sa conscience troublée, Hérode confondit les deux hommes et pensa que, peut-être, Jésus était Jean-Baptiste ressuscité. Cette pensée l’effrayait. Il avait de bonnes raisons d’avoir mauvaise conscience. Quelque temps auparavant, le prophète qui appelait à la repentance lui avait reproché d’entretenir une liaison illégitime avec la femme de son frère. Par conséquent, Hérode avait fait arrêter Jean-Baptiste et il l’aurait volontiers fait tuer s’il n’avait pas redouté la réaction du peuple qui le considérait comme un prophète (verset 5).

Hérode était un homme faible, qui avait peur à la fois du peuple et de son amante. Or, celle-ci fit en sorte de le pousser à faire décapiter Jean-Baptiste contre sa volonté. Hérode se préoccupait aussi de l’opinion de ses invités, et il finit par accepter (versets 6-11).
Ce récit souligne qu’Hérode Antipas était un homme indécis qui, plus d’une fois, agit à l’encontre de sa conscience. Par conséquent, il se laissa emporter par son imagination quand il entendit parler de Jésus et de son ministère.
Hérode n’était pas un homme digne de confiance. Il n’est donc pas étonnant que Jésus ait décidé de « se retirer à l’écart, dans un lieu désert » quand les disciples de Jean-Baptiste lui apprirent que celui-ci était mort (versets 12,13). La foule, cependant, suivit Jésus. Peu de temps après, il nourrit cinq mille personnes, qui exprimèrent alors leur désir de faire de lui un roi.
Il est important de réfléchir au sens de la mort de Jean-Baptiste. Ce n’est pas par hasard si Matthieu et Marc en parlent longuement. En effet, le récit de la fin de la vie de Jean-Baptiste est lié à la mort de Jésus, qu’elle préfigurait. Tout comme Jean-Baptiste avait été le précurseur de Jésus dans le ministère (Matthieu 3.1-11), il devait aussi l’être dans la mort. Jésus comprit cela et commença à se retirer de façon à préparer au mieux ses disciples pour les événements à venir.


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