Méditation – 28 juin 2016 – Des moments de découragement

Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se mettre à genoux devant lui en disant : Seigneur, aie compassion de mon fils, qui est lunatique et souffre beaucoup ; il tombe souvent dans le feu, souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. Matthieu 17.14-16

Quel contraste ! Sur la montagne de la transfiguration, Jésus et les trois disciples eurent un aperçu du ciel. Puis, en descendant de la montagne, ils eurent un aperçu de l’enfer qu’est la vie ici-bas. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils furent confrontés à une situation difficile.
En fait, c’était exactement le genre de situation à laquelle Pierre espérait échapper quand il avait déclaré sur la montagne : « Il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes » (Marc 9.5). Si Pierre avait pu agir à sa guise, il serait resté sur la montagne définitivement.
Mais Jésus n’avait pas oublié sa mission. Le but de la transfiguration était de l’encourager pour la tâche qui l’attendait. Or, il arriva juste à temps pour régler un problème grave : les neuf disciples avaient échoué à guérir un jeune garçon et les scribes s’en réjouissaient. Ils pouvaient officiellement remettre en question les capacités des disciples et, par extension, celles de Jésus.
L’humiliation des disciples était à son comble. À ce moment-là, Jésus arriva et guérit le garçon. Plus tard, les disciples demandèrent à Jésus pourquoi ils avaient échoué. C’était une bonne question, car Jésus leur avait donné toute autorité sur les esprits impurs (Marc 6.7). Quand ils étaient revenus de leur première mission sans Jésus, ils avaient raconté qu’ils avaient réussi à chasser beaucoup de démons (verset 13). Pourquoi n’était-ce plus le cas ? Une semaine plus tôt, Jésus leur avait annoncé qu’il allait être rejeté de tous et mourir, ce qui avait peut-être
ébranlé leur foi. Or, ils ne pouvaient donner ce qu’ils n’avaient pas. De plus, ils avaient certainement eu une attitude répréhensible, se demandant pourquoi Pierre, Jacques et Jean avaient eu le privilège d’aller sur la montagne avec Jésus, sans eux.
Ce que nous savons de façon certaine, c’est que leur vie de prière était insuffisante (Marc 9.29). Bien sûr, leur découragement et le fait qu’ils ne priaient pas suffisamment étaient liés. La plupart des gens arrêtent de prier quand ils sont découragés. Pourtant, c’est dans les périodes d’abattement que nous devons prier le plus. Ce serait bien si nous pouvions toujours avoir une vie spirituelle intense, comme les disciples avec Jésus sur la montagne. Mais la vie est ce qu’elle est, et nos moments forts sur le plan spirituel sont souvent suivis de creux, quand nous
redescendons dans le monde réel. C’est alors que nous avons le plus besoin de prier, même si nous n’en avons pas envie.
Prions donc en toutes situations !


hardbackfront_800x1200 (2)<< Retrouvez le livre de méditation « Tournez les yeux vers Jésus » ici

Les commentaires sont fermés