Méditation – 25 juin 2016 – Qu’est-ce qu’un disciple ? 2ème partie

Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Marc 8.34

Le deuxième mot difficile dans la définition que donne Jésus du disciple, c’est le mot « croix ». La mauvaise nouvelle pour Pierre, pour les autres disciples, mais aussi pour nous-mêmes, c’est que la croix de Jésus n’est pas la seule croix qui existe. En effet, Jésus explique que chacun de ses disciples doit porter sa propre croix.

Pour pleinement comprendre cette déclaration, nous devons nous mettre à la place de ces premiers disciples. L’idée de la croix ou de la crucifixion ne signifie pas grand-chose pour nous qui vivons au 21è siècle. Le mot « crucifixion » a perdu une grande partie de son sens. Mais ce n’était pas le cas pour les disciples. Ils savaient que porter une croix était un voyage sans retour qui ne menait nulle part, sauf à la mort. En prenant conscience de cela, nous pouvons faire le lien entre la « croix » et l’invitation à se « renier » soi-même. L’idée de la croix ainsi que le concept du reniement de soi ont été banalisés par la communauté chrétienne. Pour certaines personnes, se charger de sa croix revient à la porter autour du cou, comme un ornement. Pour d’autres, cela signifie accepter certains désagréments ou certains inconvénients dans la vie, comme un mari au caractère difficile, une épouse négligée, ou encore un problème physique.

Ce n’est pas à cela que pensait Jésus quand il affirma que ses disciples devaient se charger de leur croix. Il parlait de la croix en tant qu’instrument de mort : non pas de mort physique pour la plupart de ses auditeurs, mais un instrument de crucifixion du moi, de renoncement à soi et de sa propre vie. Ellen White souligne que « la guerre contre le moi est la plus grande qui ait jamais été livrée » (Le meilleur chemin, p. 41). James Denney souligne que « même si le péché naît de façon naturelle, il ne meurt pas de cette même façon naturelle.
Dans tous les cas, il doit être condamné moralement et mis à mort ». Cette condamnation est un acte de la volonté, rendu possible par l’action du Saint-Esprit. Jésus et Paul comparent à plusieurs reprises cet acte à la crucifixion.

Paul est particulièrement clair sur ce sujet dans Romains 6, dans lequel il compare le fait de devenir chrétien à la crucifixion de « l’homme ancien » (verset 6) et à la résurrection pour une vie nouvelle, dont le centre est Jésus et sa volonté. C’est de cette mort dont il s’agit implicitement dans les paroles de Jésus nous invitant à nous renier nous-mêmes et à porter notre croix. Paul souligne que le baptême par immersion est le symbole parfait de la mort spirituelle et de la résurrection à une vie nouvelle, centrée sur Dieu (versets 1-11).


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